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Unrest In The West

Black Sabbitch 2025 Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie), Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.

No Life 'Til Leather (A Tribute To Metallica's Kill 'Em All)

2025 No life 'till leather (A tribute to Metallica's Kill 'em all)
S’attaquer au monument qu’est Kill ‘Em All n’est pas chose aisée, tant ce disque a pu marquer toute une génération de ‘’Metalheads’’. Le résultat s’avère décevant malgré la présence de formations émérites qui ont grandement influencé Lars & Co. Tailgunner ouvre les hostilités de manière acceptable avec un Hit the lights bien envoyé, mais le chant soporifique de Ricky Warwick (The Almighty) sur The four horsemen fait retomber instantanément la pression. Que font les suédois de Soen (Motorbreath) sur cette galette? Jump in the fire est interterprété par les innatendus vétérans de Tygers Of Pan Tang, qui s'en sortent avec honneur. (Anesthesia) Pulling teeth, est quant à lui, défiguré par l’ambition de David Ellefson. Vouloir rendre hommage au génie de Cliff Burton est une chose, en avoir le talent en est une autre. La démonstration est indigeste et dénuée de toute d'émotion. Un massacre! Motörhead, dont j'attendais mieux, interprète un Whiplash moyen (j’ai préféré leur reprise d’Enter sandman). Difficile ensuite aux pionniers de la N.W.O.B.H.M. de relancer la machine. Ils assurent le job, mais sans sensibilité particulière. Saxon avec Phantom lord et Diamond Head avec No remorse rendent une copie trop convenue. J’aurais aimé un Testament plus ambitieux sur Seek and destroy. Heureusement le salut vient de la folie de Raven, qui clôture magistralement ce disque moyen, avec un Metal Militia faisant honneur à la fougue juvénile d’un album vieux de 42 ans.