Blue Cheer ne parle peut-être plus
à grand monde, pourtant le trio est à l'origine de ce que l'on appelle
communément (péjorativement ?) du Metal. Catalogué groupe le plus
bruyant du monde en son temps, il se démarque de ses contemporains, drainant
une réputation de bagarreur par opposition au mouvement ‘’Flower power’’ et
son discours ‘’Peace and love’’. Porté par les Hells Angels, incarnant un côté
‘’bad boys’’,
Blue Cheer pratiquait un
Blues suramplifié, violent dans l’attitude, et vocalement agressif.
Junk est l’œuvre posthume d’une
formation dont le fondateur, Dickie Peterson, nous a quitté en Octobre
2009. Easy rider, unique inédit, ouvre une compilation de reprises, honorant
Grand Funk Railroad, The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin et
The Rolling Stones. Une version demo de
No relief (2007) et
Summertime blues, enregistré lors de leur dernier concert, clôturent cet hommage dont le
point d’orgue est un
Sympathy for the devil
d’enthologie.
Affichage des articles dont le libellé est 2025. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2025. Afficher tous les articles
Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne
compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus
curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de
ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche
renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur
leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie),
Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain
succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs
des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se
décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le
quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres
pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.
No Life 'Til Leather (A Tribute To Metallica's Kill 'Em All)
S’attaquer au monument qu’est Kill ‘Em All n’est pas chose aisée, tant ce disque a pu marquer toute une génération de ‘’Metalheads’’. Le résultat s’avère décevant malgré la présence de formations émérites qui ont grandement influencé Lars & Co. Tailgunner ouvre les hostilités de manière acceptable avec un Hit the lights bien envoyé, mais le chant soporifique de Ricky Warwick (The Almighty) sur The four horsemen fait retomber instantanément la pression. Que font les suédois de Soen (Motorbreath) sur cette galette? Jump in the fire est interterprété par les innatendus vétérans de Tygers Of Pan Tang, qui s'en sortent avec honneur. (Anesthesia) Pulling teeth, est quant à lui, défiguré par l’ambition de David Ellefson. Vouloir rendre hommage au génie de Cliff Burton est une chose, en avoir le talent en est une autre. La démonstration est indigeste et dénuée de toute d'émotion. Un massacre! Motörhead, dont j'attendais mieux, interprète un Whiplash moyen (j’ai préféré leur reprise d’Enter sandman). Difficile ensuite aux pionniers de la N.W.O.B.H.M. de relancer la machine. Ils assurent le job, mais sans sensibilité particulière. Saxon avec Phantom lord et Diamond Head avec No remorse rendent une copie trop convenue. J’aurais aimé un Testament plus ambitieux sur Seek and destroy. Heureusement le salut vient de la folie de Raven, qui clôture magistralement ce disque moyen, avec un Metal Militia faisant honneur à la fougue juvénile d’un album vieux de 42 ans.
Inscription à :
Commentaires (Atom)
-
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man . Doté d’u...
-
En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension. Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’é...
-
26 mars 2026 : Another one bites the dust (*). Le Temps poursuit son œuvre, inexorablement, effaçant petit à peti...




