Avec Gronibard on touche à ce que
tout audiophile adepte de Jazz ou de Classique déteste : le
Grindcore, et on aborde également tout ce que
Caroline De Haas et les féministes de #NousToutes détestent :
l’outrance sexuelle et la liberté d’expression. La musique est violente
empreinte de références pornographiques pas toujours subtiles au service de titres
volontairement vulgaires et grotesques. Intégristes de tous poils et de tous
bords, coincés du cul et des oreilles, puritanistes atteints de frigidité
précoce, je vous invite à écouter
Gronibard, vous rendrez service à votre intellect sclérosé. Vous ne serez pas
plus érudit pour autant mais, peut-être que sur un malentendu, l’humour
potache, l’autodérision et le 'quarante-douzième' degré des Lillois vous
auront déridé les fesses et décongestionné les neurones. Tout ceci n’est que
parodie transgressive, et dans le monde tourmenté dans lequel nous vivons aujourd’hui
c’est bougrement salvateur. Quand y'en a marre, y'a
Gronibard.
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Metal Church
Non, Wayne ne fait pas référence
au super-héros masqué qui fait régner l’ordre sur Gotham City. C’est le
patronyme du premier vocaliste de
Metal Church, David Wayne, qui nous délivre son unique album sobrement intitulé...
Metal Church. Histoire d'ajouter un peu de confusion, Craig Wells, ex guitariste de
l'église de métal, participe également à l’enregistrement. Musicalement on
navigue en terrain connu. Les clins d’œil à la formation d’Aberdeen ne
manquent pas : la pochette du disque, le jeu de batterie sur
The choice (rappelant celui de
Metal Church), et Nightmare II, suite logique de
(My favorite) Nightmare. Le mimétisme est poussé jusqu’à proposer une reprise,
Mississipi queen, qui, sans égaler Highway star, est plutôt bien balancée avec son solo au bottleneck. Solide et efficace ce
disque n’aura jamais de successeur, David Wayne nous ayant quitté le 10
mai 2005. A classer entre le
Metal Church de 1984 et
The Dark.
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