Les groupes français, longtemps, ont été boudés par leurs
propres compatriotes. Ce n’est que très récemment que l’on peut percevoir un
regain d’attention du public et des médias pour la scène nationale. Le court
passage (controversé) d’Ultra Vomit dans les
jardins de l’Elysées en 2021, et la prestation de
Gojira pour la cérémonie
d’ouverture des J.O. 2024, ont permis de mettre un coup de projecteur sur un
genre musical tant décrié. Tapi dans l’ombre,
Malemort attendait son heure et
votre support. Objet musical non identifié, les franciliens proposaient une
musique innovante aux sonorités agrégeant tout ce que le Metal peut
comporter comme styles. Le manque d’intérêt des promoteurs, malgré un passage
remarqué au Hellfest 2018, a malheureusement eu raison de son
existance. Château-Chimères, un des tout meilleurs albums de
Metal hexagonal, restera l’ultime témoignage d’une formation atypique
dont la démarche artistique avait l’audace de s’affranchir des codes en
vigueur. R.I.P.
The Birthday Party
No Sleep ‘Til Hammersmith mis à
part, nous avons ici un des tout meilleurs live de
Motörhead avec
Nö Sleep At All. Bien que paru en 1990, l’enregistrement date du 26 Juin 1985, commémorant
le dixième anniversaire de la bande à Lemmy. A l’origine sorti en 1986 au
format VHS, l’album est malheureusement amputé de
Stay clean et, plus
incompréhensible, d’Overkill. L’ordre des morceaux se voit également bouleversé. Qu’est ce qui fait de ce
live un incontournable ? Tout d’abord c’est le premier qui voit Motörhead se
produire sous forme d’un quatuor : Lemmy, Phil Campbell, Michael « Würzel »
Burston et Pete Gill (transfuge de
Saxon). Ensuite, c'est l’occasion de découvrir
Mean machine et
Nothing up my sleeve, deux titres du futur Orgasmatron. Enfin, il se dégage de cette prestation une énergie communicative avec un
Killed by death dantesque à vous
filer la chair de poule. A posséder absolument.
Skull Pit
Mem Von Stein (de son vrai nom Mehmet Zendut) : bassiste chanteur.
Membre fondateur du groupe de Thrash Metal allemand Exumer.
Domicile : États Unis.
Tatsu Mikami: bassiste.
Membre fondateur du groupe de Doom japonais Church Of Misery.
Domicile : Japon.
De prime abord, rien ne laissait présager que ces deux-là allaient un jour se rencontrer pour collaborer sur un projet qui n’a rien à voir avec leurs styles respectifs. Pourtant, c’est en échangeant durant des semaines, par internet interposé, qu’ils se découvrent des affinités musicales communes, et donnent naissance à Skull Pit. L'ombre de Motörhead plane sur la plupart des compositions à la production minimaliste. Year of the dog et son fumet bluesy, The line aux relents Venom, Wolf spirit aux saveurs imprégnées Tank, ne révolutionnent en rien le genre, mais deux gars qui reprennent All lessons de Rose Tattoo ne peuvent que trouver grâce à mes vieilles oreilles.
Live Without Lars
Live Without Lars est un ‘’bootleg’’ enregistré à Donington pendant la tournée Madly In Anger With The World. Sa particularité ? L’absence de Lars Ulrich, hospitalisé en Allemagne pour cause de grosse fatigue. Les 3 autres musiciens, se refusant d’annuler ce concert en tête d’affiche, proposent à Dave Lombardo et Joey Jordison de prendre la place derrière les fûts. Si Lombardo dynamite Battery et The four horsemen, c’est à Jordison que revient la lourde tâche d’assurer la quasi-totalité de la prestation. Celui qui a commencé sa carrière en jouant dans un ''tribute band'' dédié à Metallica, brille de mille feux en atomisant Creeping Death et le reste du répertoire, composé, ce soir-là, uniquement de titres antérieurs à Load. Flemming Larsen, technicien batterie de Lars, se chargera de Fade to black. Limité à 500 copies, avec un son acceptable, Live Without Lars est un témoignage indispensable pour tout fan de Metallica.
Titres recommandés:
Battery (avec Dave Lombardo)
Creeping death (avec Joey Jordison)
Fade o black (avec Flemming Larsen)
Burning On The Wings Of Desire
Si l'on se fie aux critiques artistiques compétents et aux journalistes spécialisés, c’est Black Sabbath qui a donné naissance au Heavy Metal le vendredi 13 février en l'an de grâce 1970. Depuis, le style n’a cessé d’évoluer, ingérant divers courants musicaux regroupés aujourd’hui sous la bannière Metal : fin 90 début 2000 on parle de Nu Metal, début 2010 on le cuisine à la sauce core (Metalcore, Deathcore), Djent, Blackgaze ou Progressif. Blood Of The Sun, formé en 2002 par des musiciens appartenant à diverses formations, fait alors figure d'extra-terrestre. Lorgnant vers des compositions fortement connotées Deep Purple, Rainbow ou Uriah Heep, sans en atteindre la magie, les texans proposent une musique à contre-courant des modes établies. Burning On The Wings Of Desire perpétue un style que l'on peut qualifier de retour aux sources du Metal pour certains, ou de ringardise musicale pour les incultes. Il n’empêche, l’album est plutôt sympathique.
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