Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne
compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus
curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de
ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche
renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur
leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie),
Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain
succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs
des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se
décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le
quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres
pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.
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No Life 'Til Leather (A Tribute To Metallica's Kill 'Em All)
S’attaquer au monument qu’est Kill ‘Em All n’est pas chose aisée, tant ce disque a pu marquer toute une génération de ‘’Metalheads’’. Le résultat s’avère décevant malgré la présence de formations émérites qui ont grandement influencé Lars & Co. Tailgunner ouvre les hostilités de manière acceptable avec un Hit the lights bien envoyé, mais le chant soporifique de Ricky Warwick (The Almighty) sur The four horsemen fait retomber instantanément la pression. Que font les suédois de Soen (Motorbreath) sur cette galette? Jump in the fire est interterprété par les innatendus vétérans de Tygers Of Pan Tang, qui s'en sortent avec honneur. (Anesthesia) Pulling teeth, est quant à lui, défiguré par l’ambition de David Ellefson. Vouloir rendre hommage au génie de Cliff Burton est une chose, en avoir le talent en est une autre. La démonstration est indigeste et dénuée de toute d'émotion. Un massacre! Motörhead, dont j'attendais mieux, interprète un Whiplash moyen (j’ai préféré leur reprise d’Enter sandman). Difficile ensuite aux pionniers de la N.W.O.B.H.M. de relancer la machine. Ils assurent le job, mais sans sensibilité particulière. Saxon avec Phantom lord et Diamond Head avec No remorse rendent une copie trop convenue. J’aurais aimé un Testament plus ambitieux sur Seek and destroy. Heureusement le salut vient de la folie de Raven, qui clôture magistralement ce disque moyen, avec un Metal Militia faisant honneur à la fougue juvénile d’un album vieux de 42 ans.
Anthems
Anthems devait être intégré en bonus à la version spéciale de Worship Music. Les objectifs marketing et les besoins bassement mercantiles de la maison de disque feront que le EP sortira conjointement avec l’édition limitée. Voilà pour la petite histoire. Quid de la musique ? Ceux qui connaissent un peu la discographie des New-Yorkais, savent qu’Anthrax est habitué aux reprises. I’m eighteen figurait sur Fistfull Of Metal, God save the queen sur Armed And Dangerous ; je pourrais parler également de I’m the man, Penikufesin et bien d’autres encore. L’intérêt du disque, vient du choix des titres et leur interprétation, fidèle aux originaux. Si Anthem, T.N.T., Jailbreak semblent évidents car appartenant au répertoire de Rush, AC/DC et Thin Lizzy, Smokin (Boston), Keep on runnin (Journey) Big eyes (Cheap Trick) sont beaucoup plus surprenants car issus d’une scène commerciale, pas très prisée des Thrasheurs. Un bon moment de Rock And Roll.
The Classics: The Maiden Years
Paul Di' Anno : LA VOIX DE MAIDEN. Ceux qui, comme moi, ont découvert la
Vierge De Fer au travers de ses
deux premiers disques peuvent difficilement me contredire. Bruce Dickinson a
certainement contribué à accroitre la popularité du groupe, mais, je trouve
ses vocalises souvent pénibles. Alors oui, on peut reprocher à Paul de surfer
sur la notoriété de ses ex comparses, mais en comparant les vieux classiques
chantés par l’un et par l’autre, le manque d’émotion et le coté clinique de
Dickinson contraste avec le feeling de Di’ Anno. C’est donc un vrai plaisir de
redécouvrir la quasi intégralité du premier
Iron Maiden (seul
Transylvania manque à l’appel),
complétés par Wrathchild, Murders in the rue morgue, Killers (2eme opus), et
Sanctuary et
Women in uniform, parus initialement en 45T. Interprétés avec un peu plus de hargne que les
originaux, Paul vit sa musique, Bruce ne fait que chanter.
Charlotte the harlot
Murders in the rue morgue
Coverkill
L’album de reprises peut être sujet à différentes interprétations :
opportunisme musical calculé, ou, choix artistique délibéré d’un groupe
voulant partager ses influences parfois éclectiques, avec des fans souvent
sectaires. Concernant OverKill, difficile de mettre en doute sa probité musicale. Si la liste des groupes
choisis peut sembler classique, les titres proposés le sont moins. Hormis le
téléphoné Overkill en ouverture,
Bobby Blitz et sa bande nous gratifient de quelques surprises de choix :
Changes et
Cornocupia de
Black Sabbath, I’m against it des
Ramones, mais surtout, le très réussi
Hymn 43 de
Jethro Tull. Petit clin d’œil obligé à la scène New Yorkaise dont ils sont issus, avec
l’inattendu Death Tone (Manowar) et le plus conventionnel Deuce. Quand d’autres choisissent les maintes fois repris
Anarchy in the UK ou
God save the queen, c’est Feelings qui déboule.
Space truckin’ et
Tyrant complètent fort bien ce
Coverkill surprenant et réussi.
Pajama Party
Poison Idea, groupe originaire de Portland, vient se frotter avec brio au délicat
exercice de l’album de reprises. La palette des styles représentés : Soul,
Rythm And Blues, Rockabilly, Rock And Roll, Reggae, Hard Rock... Treize titres
éclectiques passés à la moulinette Punk/Hardcore. Ouverture du bal à cent à
l’heure avec
Kick out the jams (MC5). On enchaine avec les efficaces
Vietnamese baby (New York Dolls) et Motörhead (la chanson).
Première surprise : le très réussi
We got the beat des
Go-Go’s (groupe assimilé à la
mouvance Pop New Wave américaine). Petit détour par les années 50 avec
Endless sleep (Jody Reynolds), Lawdy miss clawdy (Loyd Price) et Jailhouse rock. Retour au Punk :
Framethrower love (Dead Boys), New rose (The Damned), Up front (Wipers). Final en beauté avec
Harder they come (Jimmy Cliff) et Green onions (Booker T.). Pour ceux qui aiment les disques de reprises : indispensable !!!
Jailhouse rock (Elvis Presley)
Green onions (Booker T. And The M.G's)
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