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Black Metal

Venom 1982 Black Metal
Le 1er octobre 2026, Conrad « Cronos » Lant s'en est allé, léguant à la postérité le nom mythique de son groupe, Venom, et la naissance d'un genre : le Black Metal. Si Black Sabbath a enfanté le Heavy Metal, Venom a bâti les fondations du Metal extrême, influençant de nombreux groupes encore aujourd'hui. Onze mois après le sulfureux Welcome To Hell, le trio récidive, peaufinant son imagerie satanique non dénuée d’un certain sens de l’humour et sans jamais se prendre au sérieux. Moins percutant que son prédécesseur, l’album est encore vilipendé par la presse spécialisée et raillé pour ses carences techniques, aux antipodes de la virtuosité des émergents Iron Maiden ou Def Leppard. Pourtant, plus de quarante ans après, des titres comme Black metal, Countess Bathory, Witching hour ou le très Rock 'N' Roll Teacher’s pet résonnent comme des classiques, encensés par ceux-là mêmes qui les avaient autrefois décriés.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Wheels Of Steel

Saxon 1980 Wheels Of Steel
Après un premier album timide, voire poussif, Saxon nous livre, avec Wheels Of Steel, une pièce angulaire de sa discographie, se forgeant une identité musicale qui inspirera toute une génération de groupes à venir. Certes, les protégés de Lemmy n'atteindront jamais la notoriété d’un Iron Maiden ni le succès commercial d’un Def Leppard, mais c'est oublier un peu vite qu'ils furent en leur temps et à leurs côtés, chefs de file de la N.W.O.B.H.M, partageant l’affiche du premier Monsters Of Rock (*) avec Scorpions, Judas Priest et Rainbow. En 2025, le quintette de Barnsley entame la tournée Castles And Eagles. Pour l’occasion, Wheels of Steel est interprété dans son intégralité, confirmant ainsi son importance dans la longue discographie du groupe. Riffs acérés, rythmiques plombées, hymnes fédérateurs : dès son second album, Saxon signe un classique du Heavy Metal.

(*) 1980 à Castle Donington, ancêtre des festivals 100% Hard Rock/Heavy Metal.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

The Eagle Has Landed

Saxon 1982 The Eagle Has Landed
Si Saxon, aujourd’hui, semble être pour certain un groupe de second ordre, il n’en n’a pas toujours été ainsi. Dans la première moitié des années 80, la popularité des natifs de Barnsley, tutoyait celle d’un Judas Priest et faisait jeu égal voire dépassait celle d’Iron Maiden. The Eagle Has Landed, leur premier album live, en est l’illustre témoignage, surpassant de la tête et des épaules Unleashed In The East (Judas Priest). Enregistré durant la tournée européenne pour promouvoir Denim And Leather, le groupe pioche également dans Strong Arm Of The Law et Wheels Of Steel, ses deux prédécesseurs. Le choix et l’interprétation des titres est redoutable d’efficacité, même si l’on aurait aimé y voir figurer d'autres classiques. La réédition de 2018 corrigera cela en ajoutant quelques bonus. The Eagle Has Landed reste un des meilleurs live de la décennie. Ecoutez l'enchainement Fire in the sky/Machine gun et vous serez convaincu.

A Time Of Changes

Blitzkrieg 1985 A Time Of Changes
Novembre 1984, Metallica sort un maxi 45T intitulé Creeping Death. En face B, deux reprises cataclysmiques : Am I evil de Diamond Head et le titre éponyme d’un groupe nommé Blitzkrieg. Ce dernier sort A Time Of Changes, quelques mois après la déflagration Creeping Death. C’est là tout son malheur. Ce titre joué par Lars & Co, surpasse de la tête et des épaules l’original. Le chant de James Hetfield, tout juvénile qu’il soit, est bien plus convaincant que celui de Brian Ross. En prenant ce seul morceau comme valeur étalon, c’est l’album entier qui souffre d’un manque de puissance, et s’avère ennuyeux sur la durée. Je n’ai jamais compris l’engouement pour cette formation qui doit sans doute (comme Diamond Head) une partie de sa notoriété, au fait qu’une de leur chanson ait été reprise par Metallica. En guise de guerre éclair, nous avons juste droit à un pétard mouillé.
 
Blitzkrieg

Armageddon

Savior

NWOBHM

Sorti en 2018, cette compilation montrerait-elle le regain d’intérêt pour un mouvement musical que d’aucuns jugent désuet et passéiste ? Ne perdons pas de vue que la scène britannique des années 80, communément appelée New Wave Of British Heavy Metal, restera une influence majeure pour des groupes de Speed, de Thrash, ou de Black Metal. Metalucifer, Wolf, plus récemment, Night Demon, ont perpétué le style, bon an mal an, défiant toutes les modes avec plus ou moins de succès. Aujourd’hui, succombant à la demande, certaines de ces vieilles gloires britanniques se sont reformées le temps d’un concert ou d’un nouvel album. Pour les béotiens, la liste des formations proposées ici est un juste complément de NWOBHM ’79 Revisited. Les incontournables Raven, Venom, Girlschool et consorts, côtoient les moins médiatisés Crucufixion, Tysondog, Warfare. On regrettera quand même l’absence de Tank, Grim Reaper, Rock Goddess (à la place de Girlschool ?) …
 

The Classics: The Maiden Years

Paul Di' Anno : LA VOIX DE MAIDEN. Ceux qui, comme moi, ont découvert la Vierge De Fer au travers de ses deux premiers disques peuvent difficilement me contredire. Bruce Dickinson a certainement contribué à accroitre la popularité du groupe, mais, je trouve ses vocalises souvent pénibles. Alors oui, on peut reprocher à Paul de surfer sur la notoriété de ses ex comparses, mais en comparant les vieux classiques chantés par l’un et par l’autre, le manque d’émotion et le coté clinique de Dickinson contraste avec le feeling de Di’ Anno. C’est donc un vrai plaisir de redécouvrir la quasi intégralité du premier Iron Maiden (seul Transylvania manque à l’appel), complétés par Wrathchild, Murders in the rue morgue, Killers (2eme opus), et Sanctuary et Women in uniform, parus initialement en 45T. Interprétés avec un peu plus de hargne que les originaux, Paul vit sa musique, Bruce ne fait que chanter.

Wrathchild

Charlotte the harlot

Murders in the rue morgue

NWOBHM '79 Revisited

Quand on parle de Metal, personne ne peut nier les répercussions de la New Wave Of British Heavy Metal, mouvement musical né en grande bretagne fin 70, qui inspirera toute une génération de musiciens. En 1990, allant à l’encontre des modes du moment, Lars Ulrich et Geoff Barton (journaliste musical spécialiste du style) publient cette compilation. Les formations sélectionnées, ont connu diverses fortunes, la plupart ayant disparues sans jamais connaitre le succès. On regrettera la présence de groupes établis comme Venom, Saxon, Iron Maiden, Def Leppard (faut bien vendre) au détriment d’autres qui n’auraient pas démérités : Battleaxe, Atomkraft, Aragorn… Sans surprise, figurent également Diamond Head et Sweet Savage, influences assumées de Metallica. Au chapitre des bonnes découvertes, Weapon, Hollow Ground, A-II-Z, Black Axe, Sledgehammer. Le son peut s’avérer inégal, nous plongeant dans un passé lointain, mais, pour les néophytes curieux ou les nostalgiques cette compil reste une bonne découverte.

Titres recommandés:

   Set the stage alight (Weapon)
   Treason (A-II-Z)
   Red lights (Black Axe)

Burn This Town

Au palmarès des pochettes les plus moches, Battleaxe peut postuler pour la première place aux cotés de Torch ou Riot. L’album a d’ailleurs changé d’illustration à 3 reprises, c’est dire. Attardons-nous maintenant sur le contenu. 1983 : on baigne dans la NWOBHM. Ce qui frappe d’entrée à l’écoute de Burn This Town, c’est la qualité du mix. Chaque instrument est audible, chose rare pour les groupes de cette génération. Dommage que la production manque de puissance. Ready To Deliver, qui ouvre le bal, n’est pas sans rappeler, avec Burn This Town, les premiers albums de Saxon, et, Her Mama Told Her les vieux Judas Priest. Le riff sautillant de Runnin’ Outta Time, s'écarte un peu des poncifs du genre et se laisse écouter en tapant du pied. Hands Off, dont le solo fait penser à ceux de Freebird ou Highway Song, conclu un album pas révolutionnaire, mais agréable à écouter.
 
Troisième illustration de la réédition de 2013

Welcome To Hell

Escroquerie musicale pour certains, génie blasphématoire pour d’autres, au début des eighties,  Venom ne laisse personne indifférent. Le trio se démarque de ses concurrents de la NWOBHM par une imagerie satanique et une approche minimaliste de la musique. Welcome To Hell, premier glaviot incantatoire de la formation de Newcastle, sort en 1981. Alliant la verve nihiliste du punk à l’énergie speed de Motörhead, Cronos et sa bande nous assène 11 titres dénués de toute finesse. Le son est crade, les vocaux éructés. Les musiciens ne sont pas des esthètes virtuoses façon Joe Satriani ou Yngwie Malmsteen, mais plutôt des bucherons massacrant la mélodie à grands coups de tronçonneuse (Red light fever). Entre un Schizoid qui vous vrille le cerveau et le venimeux Poison, Mayem with mercy nous offre 59 secondes de répit avant que Venom nous achève sur les incontournables Live like an angel (mon préféré) et Witching hour. Jouissif !!!