Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office
d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de
Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de
Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre
et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède
récréatif, et enregistrent un album de reprises.
Graveyard Classics exhume des
titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège
et au blasphème en découvrant
T.N.T ou
Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de
Son of a bitch, Blackout (avec la participation
de John Bush),
Purple haze ou
In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée,
mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.
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Finisterra
Formé en 1988 sous le nom de
Transylvania (hommage à
Iron Maiden), le groupe adopte son patronyme en 1989. Intégrant des instruments comme
le violon et la flute, les madrilènes n’hésitent pas à inclure dans leurs
morceaux inspirés par la
"Vierge De Fer", des éléments de musique classique, celtique et folk. Ajouter à cela le
chant en Espagnol, et vous obtenez un mélange détonnant susceptible de faire
fuir les néo-métalleux. Pourtant, la langue de Cervantès se marie très bien
avec le Heavy Metal riche et varié de
Mägo De Oz. S’il fallait encore prouver au grand public ignorant tout du Metal, que
la diversité stylistique de ce genre musical tant décrié, dépasse de loin
les stéréotypes qui lui sont affublés,
Finisterra reste une belle
entrée en matière. Cerise sur le gâteau, les heureux possesseurs de la
version vinyle peuvent mieux se délecter d’une pochette à l’humour décalé,
bourrée de grivoiseries.
Resurrection
Intituler son premier disque Resurrection quand on a
Metal God comme pseudonyme,
avouez qu’il y a de quoi sourire. Et pourtant, en quittant
Judas Priest le 4 juillet 1991,
alors que la formation anglaise est au sommet de sa popularité, Rob Halford
ne se facilitera pas la tâche. Auteur de deux albums de Metal
contemporain avec Fight, groupe qu’il fonde juste après son départ, et d’une digression
industrielle avec Two, sa carrière solo a du mal à décoller. En 2000, c’est donc sous son propre
patronyme que sort le bien nommé
Resurrection. Cette prèche marque un retour aux sources du Heavy Metal tel que Rob le
pratiquait avec Judas Priest. L’ensemble des compositions est de bonne facture, malgré une petite
baisse de régime sur la fin avec les très dispensables
Temptation et
Drive. A noter que Bruce Dickinson vient jouer les enfants de cœur sur
The one you love to hate.
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