Bien que ses origines remontent à 1965,
Scorpions, en cette fin des années 70, n’a pas encore le statut qu’il aura après la
sortie de Blackout et plus
encore de Love At First Sting. Référence en matière de Hard Rock dans son propre pays depuis le
milieu de la décennie et l’arrivée du guitariste
Ulrich ‘Uli Jon’ Roth, la formation Hanovrienne commence à peine à
émerger en Europe, mais jouit d’un statut de superstar au pays du soleil
levant. Profitant de l’accueil bouillant des fans japonais, et marchant dans
les pas d’un rituel initié par
Deep Purple avec
Made In Japan, ils enregistrent Tokyo Tapes, témoignage testamentaire incandescent, sommet d’une première partie de
carrière créative. Ulrich Roth quittera le groupe avant la sortie de
ce double live, actant par la même la fin d’un cycle et l’ouverture d’une
nouvelle ère plus métallique avec l’arrivée de Matthias Jabs en son
sein.
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Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.
Rose Tattoo
J’ai découvert le groupe
Rose Tattoo en 1982 avec le titre
Astra Wally. Figurant sur une cassette compilation de plusieurs formations soigneusement
sélectionnées par mon oncle, l’électrochoc auditif déclenché par ce morceau
fut tel, qu’aujourd’hui je signe mes articles sous ce pseudonyme. Mais
revenons à cette galette. Bien plus rageur que les premières productions
d’AC/DC, dans un style aux influences à peu près comparables, Angry Anderson et sa
bande nous assène en dix banderilles, l’œuvre ultime d’un groupe à la
discographie peu fournie. D’une rare violence pour l’époque,
Rose Tattoo (le disque) est aussi
indispensable pour les adeptes de rock dur, que les plus médiatiques et
populaires Machine Head, Toys In The Attic ou
Highway To Hell. En 2020, l’album se voit offrir une seconde jeunesse en étant réenregistré
sous le titre Outlaws et agrémenté
de morceaux supplémentaires. Angry Anderson reste le seul membre survivant
ayant participé aux deux versions.
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