Burning The Witches

En 1984, nombreux sont ceux qui pensent que le Hard Rock ou le Heavy Metal est obligatoirement une affaire de testostérone. Même si dans la seconde moitié des seventies The Runaways commencent à inverser la tendance, la gent féminine est peu représentée dans un univers aux mentalités et clichés machistes. Quelques groupes arrivent heureusement à tirer leur épingle du jeu. En angleterre Girlschool assure sa crédibilité en assumant les premières parties de Motörhead, et Rock Goddess pointe le bout de son nez. A Düsseldorf, Warlock nous impose sa chanteuse Dorothée Pesch, qui deviendra au fil du temps, une icône incontestée et incontestable du Heavy teuton. A la croisée des chemins entre Accept et la NWOBHM, Burning The Witches souffre certes aujourd’hui d’une production faiblarde et de la naïveté inhérente à un premier album, mais je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Efficace et sans fioriture : Deutsche qualität !!! 
 

Get In Line

Atom Seed 1990 Get In Line
Au milieu des années 80, émerge un courant musical essentiellement américain, mélangeant le gros son du Heavy avec des styles aussi divers que le Rap, le Funk ou le Reggae. C’est la naissance du Metal Fusion. En 1991, alors que les Red Hot Chili Peppers et Rage Against The Machine cartonnent un peu partout dans le monde, Atom Seed, quatuor Londonien, essaie de se frotter au style en sortant Get In Line. Avec une rythmique portée essentiellement sur le funk, une production rêche mais claire, cet enregistrement restera l’unique témoignage (hormis quelques EP) d’un groupe né du mauvais côté de l’océan. Morceaux à écouter en priorité : le très funky Rebel, l’entêtant Shot down et son final basse/batterie, l’incontournable Better day, ballade au solo de guitare magique et tout en émotion. Si vous avez quelque chose entre les oreilles, que vous n’êtes pas allergique au chant façon Rap, jetez-vous sur ce disque.

Caivano

Caivano 2023 Caivano
Les premières traces musicales de Phil Caivano remontent à 1990 avec Blitzspeer. La formation New Yorkaise sortira 2 albums honorables avant de disparaitre. Compositeur multi instrumentiste et producteur, Phil participe à différents projets avec, entre autres, Murphy’s Law, Hatebreed, Agnostic Front ou les filles de L7. En 1998 il rejoint Monster Magnet qu’il quittera en 2005 pour mieux revenir trois ans plus tard. Apres vingt-deux ans de bons et loyaux services aux cotés de Dave Wyndorf, il s’octroie une petite escapade solo. Épaulé à la batterie par son comparse Bob Pantella (Monster Magnet, The Atomic Bitchwax), il cumule les postes de bassiste et de chanteur en plus de s'occuper de la guitare et de la production. Le résultat ? Dix titres d’un bon Hard Rock vintage et direct flirtant avec Hawkwind, Motörhead et… Monster Magnet.

It's Alive

Ils ont vu le jour à New York en 1974, et sont considérés comme étant le premier groupe de Punk Rock. Lemmy a écrit une chanson pour leur rendre hommage et Motörhead a repris Rockaway beach. Leur influence dépasse largement le cadre du Hard Rock ou du Heavy Metal, puisque même U2 écrira The miracle (of Joey Ramone) en hommage à Jeffrey Ross Hyman, chanteur des Ramones. It’s Alive, enregistré au Rainbow Theater de Londres, capture l’énergie brute communicative d’un groupe à son apogée. On est loin des standards du moment. La musique est minimaliste, rapide, exempte de solo. Les morceaux n’excèdent pas les 3 minutes, aux antipodes des longues improvisations ennuyeuses d’un Led Zeppelin ou d’un Deep Purple. Les 28 titres s’enchainent à une vitesse incroyable sous l’impulsion du batteur Tommy Ramone, et la précision métronomique de Johnny Ramone (guitare). C’est simple, efficace et jovial. Hey! Ho! Let’s go!