Avec Gronibard on touche à ce que
tout audiophile adepte de Jazz ou de Classique déteste : le
Grindcore, et on aborde également tout ce que
Caroline De Haas et les féministes de #NousToutes détestent :
l’outrance sexuelle et la liberté d’expression. La musique est violente
empreinte de références pornographiques pas toujours subtiles au service de titres
volontairement vulgaires et grotesques. Intégristes de tous poils et de tous
bords, coincés du cul et des oreilles, puritanistes atteints de frigidité
précoce, je vous invite à écouter
Gronibard, vous rendrez service à votre intellect sclérosé. Vous ne serez pas
plus érudit pour autant mais, peut-être que sur un malentendu, l’humour
potache, l’autodérision et le 'quarante-douzième' degré des Lillois vous
auront déridé les fesses et décongestionné les neurones. Tout ceci n’est que
parodie transgressive, et dans le monde tourmenté dans lequel nous vivons aujourd’hui
c’est bougrement salvateur. Quand y'en a marre, y'a
Gronibard.
Tokyo Tapes
Bien que ses origines remontent à 1965,
Scorpions, en cette fin des années 70, n’a pas encore le statut qu’il aura après la
sortie de Blackout et plus
encore de Love At First Sting. Référence en matière de Hard Rock dans son propre pays depuis le
milieu de la décennie et l’arrivée du guitariste
Ulrich ‘Uli Jon’ Roth, la formation Hanovrienne commence à peine à
émerger en Europe, mais jouit d’un statut de superstar au pays du soleil
levant. Profitant de l’accueil bouillant des fans japonais, et marchant dans
les pas d’un rituel initié par
Deep Purple avec
Made In Japan, ils enregistrent Tokyo Tapes, témoignage testamentaire incandescent, sommet d’une première partie de
carrière créative. Ulrich Roth quittera le groupe avant la sortie de
ce double live, actant par la même la fin d’un cycle et l’ouverture d’une
nouvelle ère plus métallique avec l’arrivée de Matthias Jabs en son
sein.
Chateau-Chimères
Les groupes français, longtemps, ont été boudés par leurs
propres compatriotes. Ce n’est que très récemment que l’on peut percevoir un
regain d’attention du public et des médias pour la scène nationale. Le court
passage (controversé) d’Ultra Vomit dans les
jardins de l’Elysées en 2021, et la prestation de
Gojira pour la cérémonie
d’ouverture des J.O. 2024, ont permis de mettre un coup de projecteur sur un
genre musical tant décrié. Tapi dans l’ombre,
Malemort attendait son heure et
votre support. Objet musical non identifié, les franciliens proposaient une
musique innovante aux sonorités agrégeant tout ce que le Metal peut
comporter comme styles. Le manque d’intérêt des promoteurs, malgré un passage
remarqué au Hellfest 2018, a malheureusement eu raison de son
existance. Château-Chimères, un des tout meilleurs albums de
Metal hexagonal, restera l’ultime témoignage d’une formation atypique
dont la démarche artistique avait l’audace de s’affranchir des codes en
vigueur. R.I.P.
The Birthday Party
No Sleep ‘Til Hammersmith mis à
part, nous avons ici un des tout meilleurs live de
Motörhead avec
Nö Sleep At All. Bien que paru en 1990, l’enregistrement date du 26 Juin 1985, commémorant
le dixième anniversaire de la bande à Lemmy. A l’origine sorti en 1986 au
format VHS, l’album est malheureusement amputé de
Stay clean et, plus
incompréhensible, d’Overkill. L’ordre des morceaux se voit également bouleversé. Qu’est ce qui fait de ce
live un incontournable ? Tout d’abord c’est le premier qui voit Motörhead se
produire sous forme d’un quatuor : Lemmy, Phil Campbell, Michael « Würzel »
Burston et Pete Gill (transfuge de
Saxon). Ensuite, c'est l’occasion de découvrir
Mean machine et
Nothing up my sleeve, deux titres du futur Orgasmatron. Enfin, il se dégage de cette prestation une énergie communicative avec un
Killed by death dantesque à vous
filer la chair de poule. A posséder absolument.
Skull Pit
Mem Von Stein (de son vrai nom Mehmet Zendut) : bassiste chanteur.
Membre fondateur du groupe de Thrash Metal allemand Exumer.
Domicile : États Unis.
Tatsu Mikami: bassiste.
Membre fondateur du groupe de Doom japonais Church Of Misery.
Domicile : Japon.
De prime abord, rien ne laissait présager que ces deux-là allaient un jour se rencontrer pour collaborer sur un projet qui n’a rien à voir avec leurs styles respectifs. Pourtant, c’est en échangeant durant des semaines, par internet interposé, qu’ils se découvrent des affinités musicales communes, et donnent naissance à Skull Pit. L'ombre de Motörhead plane sur la plupart des compositions à la production minimaliste. Year of the dog et son fumet bluesy, The line aux relents Venom, Wolf spirit aux saveurs imprégnées Tank, ne révolutionnent en rien le genre, mais deux gars qui reprennent All lessons de Rose Tattoo ne peuvent que trouver grâce à mes vieilles oreilles.
Live Without Lars
Live Without Lars est un ‘’bootleg’’ enregistré à Donington pendant la tournée Madly In Anger With The World. Sa particularité ? L’absence de Lars Ulrich, hospitalisé en Allemagne pour cause de grosse fatigue. Les 3 autres musiciens, se refusant d’annuler ce concert en tête d’affiche, proposent à Dave Lombardo et Joey Jordison de prendre la place derrière les fûts. Si Lombardo dynamite Battery et The four horsemen, c’est à Jordison que revient la lourde tâche d’assurer la quasi-totalité de la prestation. Celui qui a commencé sa carrière en jouant dans un ''tribute band'' dédié à Metallica, brille de mille feux en atomisant Creeping Death et le reste du répertoire, composé, ce soir-là, uniquement de titres antérieurs à Load. Flemming Larsen, technicien batterie de Lars, se chargera de Fade to black. Limité à 500 copies, avec un son acceptable, Live Without Lars est un témoignage indispensable pour tout fan de Metallica.
Titres recommandés:
Battery (avec Dave Lombardo)
Creeping death (avec Joey Jordison)
Fade o black (avec Flemming Larsen)
Burning On The Wings Of Desire
Si l'on se fie aux critiques artistiques compétents et aux journalistes spécialisés, c’est Black Sabbath qui a donné naissance au Heavy Metal le vendredi 13 février en l'an de grâce 1970. Depuis, le style n’a cessé d’évoluer, ingérant divers courants musicaux regroupés aujourd’hui sous la bannière Metal : fin 90 début 2000 on parle de Nu Metal, début 2010 on le cuisine à la sauce core (Metalcore, Deathcore), Djent, Blackgaze ou Progressif. Blood Of The Sun, formé en 2002 par des musiciens appartenant à diverses formations, fait alors figure d'extra-terrestre. Lorgnant vers des compositions fortement connotées Deep Purple, Rainbow ou Uriah Heep, sans en atteindre la magie, les texans proposent une musique à contre-courant des modes établies. Burning On The Wings Of Desire perpétue un style que l'on peut qualifier de retour aux sources du Metal pour certains, ou de ringardise musicale pour les incultes. Il n’empêche, l’album est plutôt sympathique.
Burning The Witches
En 1984, nombreux sont ceux qui pensent que le Hard Rock ou le Heavy Metal est
obligatoirement une affaire de testostérone. Même si dans la seconde moitié
des seventies
The Runaways commencent à inverser
la tendance, la gent féminine est peu représentée dans un univers aux
mentalités et clichés machistes. Quelques groupes arrivent heureusement à
tirer leur épingle du jeu. En angleterre
Girlschool assure sa crédibilité
en assumant les premières parties de
Motörhead, et Rock Goddess pointe le bout
de son nez. A Düsseldorf,
Warlock nous impose sa chanteuse
Dorothée Pesch, qui deviendra au fil du temps, une icône incontestée et
incontestable du Heavy teuton. A la croisée des chemins entre
Accept et la NWOBHM,
Burning The Witches souffre certes
aujourd’hui d’une production faiblarde et de la naïveté inhérente à un premier
album, mais je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Efficace et sans
fioriture : Deutsche qualität !!!
Get In Line
Au milieu des années 80, émerge un courant musical essentiellement américain,
mélangeant le gros son du Heavy avec des styles aussi divers que le Rap, le
Funk ou le Reggae. C’est la naissance du Metal Fusion. En 1991, alors que les
Red Hot Chili Peppers et
Rage Against The Machine
cartonnent un peu partout dans le monde,
Atom Seed, quatuor Londonien, essaie de se frotter au style en sortant
Get In Line. Avec une rythmique portée essentiellement sur le funk, une production rêche
mais claire, cet enregistrement restera l’unique témoignage (hormis quelques
EP) d’un groupe né du mauvais côté de l’océan. Morceaux à écouter en priorité
: le très funky Rebel, l’entêtant Shot down et son
final basse/batterie, l’incontournable
Better day, ballade au solo de guitare magique et tout en émotion. Si vous avez quelque
chose entre les oreilles, que vous n’êtes pas allergique au chant façon Rap,
jetez-vous sur ce disque.
Caivano
Les premières traces musicales de Phil Caivano remontent à 1990 avec Blitzspeer. La formation New Yorkaise sortira 2 albums honorables avant de disparaitre. Compositeur multi instrumentiste et producteur, Phil participe à différents projets avec, entre autres, Murphy’s Law, Hatebreed, Agnostic Front ou les filles de L7. En 1998 il rejoint Monster Magnet qu’il quittera en 2005 pour mieux revenir trois ans plus tard. Apres vingt-deux ans de bons et loyaux services aux cotés de Dave Wyndorf, il s’octroie une petite escapade solo. Épaulé à la batterie par son comparse Bob Pantella (Monster Magnet, The Atomic Bitchwax), il cumule les postes de bassiste et de chanteur en plus de s'occuper de la guitare et de la production. Le résultat ? Dix titres d’un bon Hard Rock vintage et direct flirtant avec Hawkwind, Motörhead et… Monster Magnet.
It's Alive
Ils ont vu le jour à New York en 1974, et sont considérés comme étant le
premier groupe de Punk Rock. Lemmy a écrit une chanson pour leur
rendre hommage et Motörhead a
repris Rockaway beach. Leur influence dépasse largement le cadre du Hard Rock ou du
Heavy Metal, puisque même
U2 écrira
The miracle (of Joey Ramone) en
hommage à Jeffrey Ross Hyman, chanteur des
Ramones. It’s Alive, enregistré au Rainbow Theater de Londres, capture l’énergie brute
communicative d’un groupe à son apogée. On est loin des standards du moment.
La musique est minimaliste, rapide, exempte de solo. Les morceaux n’excèdent
pas les 3 minutes, aux antipodes des longues improvisations ennuyeuses d’un
Led Zeppelin ou d’un
Deep Purple. Les 28 titres s’enchainent à une vitesse incroyable sous l’impulsion du
batteur Tommy Ramone, et la précision métronomique de
Johnny Ramone (guitare). C’est simple, efficace et jovial. Hey!
Ho! Let’s go!
Graveyard Classics
Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office
d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de
Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de
Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre
et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède
récréatif, et enregistrent un album de reprises.
Graveyard Classics exhume des
titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège
et au blasphème en découvrant
T.N.T ou
Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de
Son of a bitch, Blackout (avec la participation
de John Bush),
Purple haze ou
In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée,
mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.
The Art Of Dying
Petits protégés de Kirk Hammet qui a produit leur démo
Kill As One, présentés comme des surdoués précoces lorsqu’ils ont sorti
The Ultra-Violence (1987), les
californiens n’auront pas embrassé le succès qu’ils méritaient. Quatorze ans
après un accident de bus qui a mis à mal leur ascension au firmament du
Thrash Metal,
Death Angel nous revient avec
The Art Of Dying. C’est la quasi-totalité de la formation d’origine (seul le guitariste
Gus Pepa manquant à l’appel) qui enregistre ce quatrième album studio,
reprenant l’histoire là où elle s’était brutalement interrompue avec
Act III. Synthèse de toutes leurs influences, varié dans les tempi,
The Art Of Dying est construit
comme une invitation au voyage. De l’énergique
Thrown to the wolves en ouverture,
à l’audacieux Word to the wise en
clôture, Rob Cavestany démontre qu’il est un guitariste incroyable,
sachant conjuguer technique et feeling, et Marc Osegueda un fabuleux
chanteur de Thrash.
Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages
fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine
nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de
l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée
à ce que les spécialistes éclairés appellent la
New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et
les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les
cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de
Mercyful Fate et d’un
Iron Maiden première époque.
L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik
lorgne vers Black Sabbath avec son
riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour
amateur de Heavy traditionnel comme moi.
(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.
Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse
Queen au rang de plus ‘’grand
groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop
culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des
débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de
rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums
studio. Les brûlots
We will rock you (version rapide)
et Tie your mother down y côtoient
des titres plus progressifs comme
Brighton rock (pénible à écouter
de par la longueur du solo de Brian May) ou
Death on two legs, sans oublier les incontournables
Bohemian rhapsody et
We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable,
Live Killers reste le témoignage
d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant
qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.
Restless And Wild
1982 c’est l’année où l’Allemagne nous offre, avec deux de ses représentants
les plus emblématiques, deux albums essentiels :
Blackout (Scorpions) et Restless And Wild. Si Scorpions est déjà bien
établi sur la scène internationale,
Accept commence à tutoyer le
succès avec Breaker (1981) et la
tournée qui s’en suivit, assurant la première partie de
Judas Priest. Avec ce quatrième opus, Udo Dirckschneider et consort rentrent de
plein pied dans l’histoire du Heavy Metal. Passé l’intro qui fit
polémique en son temps (*),
Fast as a shark ouvre le bal sur un
tempo frénétique et
Princess of the dawn le clôture
avec brio. Entre ces deux chefs d’œuvre, des titres efficaces,
Restless and wild, Ahead of the pack, Flash rockin man, côtoient des morceaux plus dispensables (Get ready, Demon’s night), mais qu’importe. Accept marque
définitivement l’histoire.
(*)
Ein Heller und ein Batzen est
une vieille chanson du folklore populaire allemand.
Pochette alternative
Made In Japan
A la fin des années 60 et au début des 70, trois formations britanniques
s’accaparent l’attention des fans de rock lourd :
Led Zeppelin, Black Sabbath et
Deep Purple. En l’an de grâce 1972, le ‘’Pourpre Profond’’ domine de la tête et
des épaules ses deux rivaux, sortant coup sur coup deux albums de légende :
Machine Head et
Made In Japan. Ce dernier reste l’un des meilleurs enregistrements en public de l’histoire
du rock, garantie sans retouche. Ritchie Blackmore y excelle de
virtuosité et de précision.
Child in time, et le duel mémorable guitare/voix de
Strange kind of women mettent en
exergue un Ian Gillan au sommet de son art. Ian Paice y va de
son petit solo de batterie, et Jon Lord martyrise comme jamais son
orgue Hammond sur Space Truckin. Le succès phénoménal de
Made In Japan, lancera la grande mode des ‘’double live’’ enregistrés au Japon.
Pochette alternative (originale de l'édition de 1972)
Junk
Blue Cheer ne parle peut-être plus
à grand monde, pourtant le trio est à l'origine de ce que l'on appelle
communément (péjorativement ?) Metal. Catalogué groupe le plus
bruyant de la planète en son temps, il se démarque de ses contemporains, drainant
une réputation de bagarreur par opposition au mouvement ‘’Flower power’’ et
son discours ‘’Peace and love’’. Porté par les Hells Angels, incarnant un côté
‘’bad boys’’,
Blue Cheer pratiquait un
Blues suramplifié, violent dans l’attitude, et vocalement agressif.
Junk est l’œuvre posthume d’une
formation dont le fondateur, Dickie Peterson, nous a quitté en Octobre
2009. Easy rider, unique inédit, ouvre une compilation de reprises, honorant
Grand Funk Railroad, The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin et
The Rolling Stones. Une version demo de
No relief (2007) et
Summertime blues, enregistré lors de leur dernier concert, clôturent cet hommage dont le
point d’orgue est un
Sympathy for the devil
d’enthologie.
Good God Baad Man
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man. Doté d’une production ‘’vintage’’, qui sied parfaitement au style, Corrosion Of Conformity passe en revue toutes les facettes de ses influences, allant du Hardcore de ses origines, au Rock Sudiste et au Heavy Metal. Le riff de Gimme some moore n’est pas sans rappeler Fuel (Metallica), tandis que l’ombre de Black Sabbath plane sur Run for your life, et celle de Soundgarden sur Lose yourself. L’ensemble est magnifié par le travail ‘’groovy‘’ et tout en finesse de Stanton Moore, dont le jeu de batterie est particulièrement mis en avant. On voyage de Lynyrd Skynyrd (Baad man), à Led Zeppelin (Mandra sonos) ou ZZ Top (Handcuff county), pour finir avec une touche Gospel sur Forever amplified. Good God/Baad Man meilleur album de cette première moitié de 2026? Je le pense!
... And You?
26 mars 2026 :
Another one bites the dust (*).
Le Temps poursuit son œuvre, inexorablement, effaçant petit à petit toutes
ces figures, célèbres ou plus obscures, qui ont rythmé notre passage
ici-bas. Ross ‘’The Boss’’ Friedman, guitariste et membre fondateur
de Manowar, vient de nous quitter. Il serait injuste de cantonner sa carrière à celle
de simple bretteur du quartette New Yorkais. Pionnier du punk américain avec
The Dictators, il participera à d’autres projets, dont
Shakin Street. En 1989, il retourne à ses premiers amours, rejoignant ses anciens
comparses punks pour enregistrer
…And You? , unique témoignage
discographique de
Manitoba’s Wild Kingdom. The party starts now annonce
la couleur d’un Rock qualifié de High Energy. Epaulé par
Handsome Dick Manitoba (Richard Blum), pendant punk de
Dee Snider, Ross nous gratifie de quelques fulgurances, aux
antipodes du True Metal prôné par
Manowar. R.I.P.
(*) Encore un qui mord la poussière.
Permission To Land
Tel un ‘’O.M.N.I.‘‘ (*) traversant la galaxie Néo Metal et
la nébuleuse Metalcore des années 2000,
Permission To Land atterri au
milieu de nulle part, sans crier gare. Fondé par les frères
Hawkins,
The Darkness distille un
Hard Rock jovial et sautillant qui contraste allègrement avec
l’ambiance introspective et dépressive initiée par le Grunge,
véhiculée ensuite par des formations comme
Korn ou
Slipknot. Anachronique de par sa musique et son image kitsch, le quatuor est la
synthèse d’un AC/DC croisant
le fer avec Queen. La qualité des compositions met tout le monde d’accord. Le succès
fulgurant, propulse les Anglais sur le devant de la scène internationale.
The Darkness remet le sens de
la fête et le Hard Rock/Glam au gout du jour avec un talent
certain, sans se prendre au sérieux, mais, foudroyé par cette soudaine
notoriété, la chute fut tout aussi brutale.
(*) OMNI = Objet Musical Non Identifié.
Are You Experienced
En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension.
Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de
Chas Chandler et enregistre
Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la
stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui,
son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son
impact reste présent dans le Metal des années 80/90.
Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres),
reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisée par Jimi,
s’amuse parfois à jouer quelques notes de
Third stone from the sun ou
Red house comme intermède solo
lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et
Joe Satriani s’attaqueront à
Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales,
Radio Moscow et son
Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le
Hard Rock commence ici !
None Shall Defy
Derrière la naïveté d’une pochette, dont le monstre ferait rigoler un gamin de
4 ans, et un look faisant penser à un groupe de Glam qui aurait copulé
avec Kerry King un soir de pleine lune, se cache une formation à
l'imagerie sataniste dont la musique est tournée vers l’ocultisme. Sorti en
1987, None Shall Defy est à la
croisée des chemins d'un Thrash Metal en pleine mutation, et les
balbutiements du Death Metal. Quand
Anthrax se la joue ‘’fun’’ façon
skateboard/bermuda à fleurs et
Slayer essaie de battre le mur du
son en ‘’riffant’’ toujours plus vite,
Infernal Majesty, originaire de Toronto, préfère les ambiances alambiquées et malsaines,
propres aux films d'épouvante (Night of the living dead). Malgré une production en demi-teinte mais proposant des morceaux aux tempi
variés (None shall defy), agrémentée de passages techniques et mélodiques (R.I.P.), ce disque fait partie des trésors oubliés du Thrash Metal.
Titres recommandés:
S.O.S.
None shall defy
Skeletons in the closet
Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez
Van Halen. Le divorce est prononcé entre
David Lee Roth et une formation au
sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album
1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de
Crazy From The Eat (et la
reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public :
Billy Sheehan, bassiste de
Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa,
Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre
Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son
talent Yankee rose et
Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste
(Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave',
alliés à la virtuosité des intervenants,
Eat ‘Em And Smile surclasse
allègrement le 5150 de
Van Halen. Pari osé, pari gagné!
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Avec Gronibard on touche à ce que tout audiophile adepte de Jazz ou de Classique déteste : le Grindcore , et on aborde éga...
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Bien que ses origines remontent à 1965, Scorpions , en cette fin des années 70, n’a pas encore le statut qu’il aura a...
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Quand on parle de Metal, personne ne peut nier les répercussions de la New Wave Of British Heavy Metal, mouvement musical né...





























