Les premières traces musicales de Phil Caivano remontent à 1990 avec Blitzspeer. La formation New Yorkaise sortira 2 albums honorables avant de disparaitre. Compositeur multi instrumentiste et producteur, Phil participe à différents projets avec, entre autres, Murphy’s Law, Hatebreed, Agnostic Front ou les filles de L7. En 1998 il rejoint Monster Magnet qu’il quittera en 2005 pour mieux revenir trois ans après. Apres vingt-deux ans de bons et loyaux services aux cotés de Dave Wyndorf, il s’octroie une petite escapade solo. Épaulé à la batterie par son comparse Bob Pantella (Monster Magnet, The Atomic Bitchwax), il cumule les postes de bassiste et de chanteur en plus de s'occuper de la guitare et de la production. Le résultat ? Dix titres d’un bon Hard Rock vintage et direct flirtant avec Hawkwind, Motörhead et… Monster Magnet.
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Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse
Queen au rang de plus ‘’grand
groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop
culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des
débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de
rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums
studio. Les brûlots
We will rock you (version rapide)
et Tie your mother down y côtoient
des titres plus progressifs comme
Brighton rock (pénible à écouter
de par la longueur du solo de Brian May) ou
Death on two legs, sans oublier les incontournables
Bohemian rhapsody et
We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable,
Live Killers reste le témoignage
d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant
qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.
Made In Japan
A la fin des années 60 et au début des 70, trois formations britanniques
s’accaparent l’attention des fans de rock lourd :
Led Zeppelin, Black Sabbath et
Deep Purple. En l’an de grâce 1972, le ‘’Pourpre Profond’’ domine de la tête et
des épaules ses deux rivaux, sortant coup sur coup deux albums de légende :
Machine Head et
Made In Japan. Ce dernier reste l’un des meilleurs enregistrements en public de l’histoire
du rock, garantie sans retouche. Ritchie Blackmore y excelle de
virtuosité et de précision.
Child in time, et le duel mémorable guitare/voix de
Strange kind of women mettent en
exergue un Ian Gillan au sommet de son art. Ian Paice y va de
son petit solo de batterie, et Jon Lord martyrise comme jamais son
orgue Hammond sur Space Truckin. Le succès phénoménal de
Made In Japan, lancera la grande mode des ‘’double live’’ enregistrés au Japon.
Pochette alternative (originale de l'édition de 1972)
Junk
Blue Cheer ne parle peut-être plus
à grand monde, pourtant le trio est à l'origine de ce que l'on appelle
communément (péjorativement ?) Metal. Catalogué groupe le plus
bruyant de la planète en son temps, il se démarque de ses contemporains, drainant
une réputation de bagarreur par opposition au mouvement ‘’Flower power’’ et
son discours ‘’Peace and love’’. Porté par les Hells Angels, incarnant un côté
‘’bad boys’’,
Blue Cheer pratiquait un
Blues suramplifié, violent dans l’attitude, et vocalement agressif.
Junk est l’œuvre posthume d’une
formation dont le fondateur, Dickie Peterson, nous a quitté en Octobre
2009. Easy rider, unique inédit, ouvre une compilation de reprises, honorant
Grand Funk Railroad, The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin et
The Rolling Stones. Une version demo de
No relief (2007) et
Summertime blues, enregistré lors de leur dernier concert, clôturent cet hommage dont le
point d’orgue est un
Sympathy for the devil
d’enthologie.
Good God Baad Man
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man. Doté d’une production ‘’vintage’’, qui sied parfaitement au style, Corrosion Of Conformity passe en revue toutes les facettes de ses influences, allant du Hardcore de ses origines, au Rock Sudiste et au Heavy Metal. Le riff de Gimme some moore n’est pas sans rappeler Fuel (Metallica), tandis que l’ombre de Black Sabbath plane sur Run for your life, et celle de Soundgarden sur Lose yourself. L’ensemble est magnifié par le travail ‘’groovy‘’ et tout en finesse de Stanton Moore, dont le jeu de batterie est particulièrement mis en avant. On voyage de Lynyrd Skynyrd (Baad man), à Led Zeppelin (Mandra sonos) ou ZZ Top (Handcuff county), pour finir avec une touche Gospel sur Forever amplified. Good God/Baad Man meilleur album de cette première moitié de 2026? Je le pense!
... And You?
26 mars 2026 :
Another one bites the dust (*).
Le Temps poursuit son œuvre, inexorablement, effaçant petit à petit toutes
ces figures, célèbres ou plus obscures, qui ont rythmé notre passage
ici-bas. Ross ‘’The Boss’’ Friedman, guitariste et membre fondateur
de Manowar, vient de nous quitter. Il serait injuste de cantonner sa carrière à celle
de simple bretteur du quartette New Yorkais. Pionnier du punk américain avec
The Dictators, il participera à d’autres projets, dont
Shakin Street. En 1989, il retourne à ses premiers amours, rejoignant ses anciens
comparses punks pour enregistrer
…And You? , unique témoignage
discographique de
Manitoba’s Wild Kingdom. The party starts now annonce
la couleur d’un Rock qualifié de High Energy. Epaulé par
Handsome Dick Manitoba (Richard Blum), pendant punk de
Dee Snider, Ross nous gratifie de quelques fulgurances, aux
antipodes du True Metal prôné par
Manowar. R.I.P.
(*) Encore un qui mord la poussière.
Permission To Land
Tel un ‘’O.M.N.I.‘‘ (*) traversant la galaxie Néo Metal et
la nébuleuse Metalcore des années 2000,
Permission To Land atterri au
milieu de nulle part, sans crier gare. Fondé par les frères
Hawkins,
The Darkness distille un
Hard Rock jovial et sautillant qui contraste allègrement avec
l’ambiance introspective et dépressive initiée par le Grunge,
véhiculée ensuite par des formations comme
Korn ou
Slipknot. Anachronique de par sa musique et son image kitsch, le quatuor est la
synthèse d’un AC/DC croisant
le fer avec Queen. La qualité des compositions met tout le monde d’accord. Le succès
fulgurant, propulse les Anglais sur le devant de la scène internationale.
The Darkness remet le sens de
la fête et le Hard Rock/Glam au gout du jour avec un talent
certain, sans se prendre au sérieux, mais, foudroyé par cette soudaine
notoriété, la chute fut tout aussi brutale.
(*) OMNI = Objet Musical Non Identifié.
Are You Experienced
En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension.
Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de
Chas Chandler et enregistre
Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la
stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui,
son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son
impact reste présent dans le Metal des années 80/90.
Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres),
reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisée par Jimi,
s’amuse parfois à jouer quelques notes de
Third stone from the sun ou
Red house comme intermède solo
lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et
Joe Satriani s’attaqueront à
Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales,
Radio Moscow et son
Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le
Hard Rock commence ici !
Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez
Van Halen. Le divorce est prononcé entre
David Lee Roth et une formation au
sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album
1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de
Crazy From The Eat (et la
reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public :
Billy Sheehan, bassiste de
Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa,
Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre
Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son
talent Yankee rose et
Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste
(Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave',
alliés à la virtuosité des intervenants,
Eat ‘Em And Smile surclasse
allègrement le 5150 de
Van Halen. Pari osé, pari gagné!
Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.
Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des
légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et
Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès
hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de
Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des
spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est
à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet
de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de
feeling, et interprétant grand nombre de classiques :
Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant
Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de
cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu
à la dynamique. Dommage!
Hilljack
Après avoir fait partie de
Salty Dog de 1986 à 1991 puis de
Dangerous Toys (1994-1995) Michael
Hannon (basse/chant) s’en va former
Hilljack avec Keith Pickens
(batterie) et Chuck Wolfe (guitare). Le trio sortira son unique album éponyme
en 1997. Le contenu musical proposé, est un hard rock tonique et crasseux, de
celui qui se joue dans les bars poisseux et enfumés, ambiance bourbon et
p'tites pépées. Plus rugueux que les formations susnommées, porté par la voix
éraillée de Michael, les titres s’enchainent dans un condensé de rock saturé
et bluesy. Pas original pour deux sous mais bougrement efficace. Les bases
sonores du futur
American Dog (Steve Theado
remplaçant Wolfe à la guitare) sont là. Trois morceaux présents ici,
Too damn sober, Just an alcoholic et
I’ll drink to that seront repris
plus tard sur le Six Pack d’American Dog. Si vous aimez Nashville Pussy, Hilljack est fait pour vous.
Titres recommandés:
Dogs of war
Out of the sun
Peer Günt
Le pays du père Noël n’est pas le plus réputé en matière de Metal, mais il sait nous distiller quelques groupes de qualité aux influences disparates : Children Of Bodom, Apocalyptica, Amorphis, Waltari ou Impaled Nazarene, le spectre stylistique est large. Peer Günt, trio fondé en 1976 par l’indéboulonnable guitariste/chanteur Timo Nikki, se démarque de ses compatriotes. Ici point de Metal, mais un Hard Rock Boogie à la personnalité affirmée, sorte de Georges Thorogood énervé aux relents d’un Status Quo dopé aux amphétamines. Le bien nommé I don’t wanna be a rock ‘n’ roll star plante le décor. On comprend que les finlandais n'ont aucune chance de figurer au Rock And Roll Hall Of Fame. Fuck the jazz résume la mentalité de musiciens qui récitent leur partition, sans aucune autre prétention que de nous faire passer du bon temps. Vous reprendrez bien un peu de Hard through the night ?
Live At Hammersmith '79
En 1979, déjà auteur de cinq albums studio et d’un double live,
Ted Nugent joui d’une solide
renommée, jusqu’à obtenir le statut honorifique et médiatique de guitar hero.
Plus populaire aux U.S.A. qu’en Europe, il s’embarque dans une tournée sur le
vieux continent, donnant 79 concerts en 85 jours. La réputation scénique du
bonhomme l’ayant précédée, on ne l’appelle pas le Motor City Madman pour rien,
il joue à guichet fermé au très célèbre Hammersmith Odeon de Londres.
Les promoteurs sentant le bon coup, demandent à Gonzo d’ajouter une autre
date. Il refuse à cause d’un emploi du temps chargé, suggérant plutôt de faire
un deuxième set le même soir (il en fera trois). Ce
Live At Hammersmith ’79 est
l’enregistrement de cette soirée. Initialement diffusé à la radio, il se
trouve maintenant gravé pour la postérité, 18 ans plus tard. A classer entre
Double Live Gonzo et Intensities In 10 Cities.
Hard 'N' Heavy
Anvil c’est avant tout l’histoire
de 2 potes de lycée, Steve « Lips » Kudlow et Rob Reiner, qui décident de se
lancer dans la folle aventure du Rock ‘N’ Roll. Le groupe émerge à Toronto en
1979 sous le nom de Lips pour se
rebaptiser Anvil en 1981. Avec
Hard ‘N’ Heavy, le quatuor annonce d’emblée la couleur sur le contenu de cette
première production. De Hard il est question avec
At the apartment qui flirte avec
AC/DC sans pour autant plagier,
tandis que Ooh Baby et
Bondage auraient pu figurer sur un
disque de Ted Nugent. Quant au Heavy il est présent sur le reste de l’album avec notamment un
Bedroom game qui sort du lot, et
une bonne reprise de Paint it black. Souvent cité comme influence par
Metallica, Anthrax ou
Slash, les Canadiens ne verront jamais leur carrière vraiment décoller malgré des débuts prometteurs.
Beat Me
Intégristes de True Metal hostiles à la diversité artistique et au mélange des
genres, épargnez-vous la lecture de ces quelques lignes. Pour les autres, je
ne sais pas par quelle note commencer cette chronique tant il est difficile de
qualifier la musique de ce Beat Me. On pense tour à tour à
Black Sabbath, Queens Of The Stone Age, Led Zeppelin ou
Pink Floyd… A la frontière du Hard Rock, du Stoner, et du Punk,
Electric Eel Shock nous délivre 11
perles de musique bruyante et déjantée accompagnés d'une reprise toute personnelle et
très réussie du Iron man de
Black Sabbath. Ajoutez à cela des textes non dénués d’humour comme I can hear the sex noise, ou
Rock & roll kills the blues, des musiciens qui maitrisent leur sujet et vous obtenez un album
rafraichissant, qui, à défaut de plaire à tout le monde, ravira les plus
ouverts d’entre vous.
Riot Live
J’ai découvert Riot sur la compilation Monsters Of Rock, où figuraient également Rainbow, Scorpions, Saxon et d’autres. Pourquoi je vous dis cela ? Tout simplement parce-que Riot Live est de la même teneur que le petit uppercut que j’avais pris en pleine poire, en écoutant Road racin’ sur la compil susnommée, sauf qu’ici c’est l’album complet qui vous met K.O. Sorti en 1989, la captation a pourtant eu lieu en 1980, lors d’un concert à l’Hammersmith Odeon. A cette époque, la formation New Yorkaise est à la croisée des chemins entre Hard Rock et Heavy Metal. Guy Speranza assure le chant aux côtés d’un Mark Reale inspiré, délivrant une prestation bourrée de feeling et d’énergie. Passé aux oubliettes, ce disque mérite vraiment le détour, rivalisant haut la main avec The Eagle Has Landed, Highway Song Live ou Baron Al Rojo Vivo, autres enregistrements en public incontournables du début des eighties.
Blitzspeer Live
Blitzspeer nous arrive de New-York. En décidant de sortir un live en guise de première livraison discographique, le groupe opte pour une démarche quelque peu singulière. Phil Caivano (guitares et chant) explique ce choix par sa volonté de mettre en avant l’énergie déployée par le groupe lors de ses prestations scéniques. Il ne se voit pas défendre un album studio qui risque de se noyer dans les méandres de la communication marketing d’une grosse maison de disque comme Sony/Epic. Ce Blitzspeer Live, à la croisée des chemins d’un Hard Rock à la Motörhead et d’un Heavy Metal pêchu, laisse une impression mitigée. Je ne retiendrai que trois compositions du groupe : City boy, qui ouvre le bal de façon énergique, l’oppressant Road machine, et un Sky high again accrocheur (mon préféré). Une reprise de Kick out the jams (MC5) clôture agréablement cet EP de sept titres, ni mauvais, ni transcendant.
Electric
Plantons le décor. 1987: la scène est partagée entre le Speed/Thrash d’un côté
et le Glam Metal de l’autre. Le rock dur façon
AC/DC ou
Motörhead ne fait plus recette,
ringardisé par une meute de jeunes loups au look féminisé, cheveux
permanentés, maquillés de la tête aux pieds et engoncés dans leur Spandex
moule burnes. Entre un Thrash jugé trop agressif pour ses oreilles fragiles et,
la musique sirupeuse pour adolescentes prépubères, proposée par les formations
de Hair Metal, le hardos n’y trouve pas son compte. Le salut viendra d’un
groupe quasi inconnu de la sphère hard :
The Cult. Arrivant directement du milieu Rock Gothique, Ian Astbury et Billy
Duffy s’adjoignent les services de Rick Rubin (producteur de
Slayer). Le résultat : un des meilleurs disques de Hard Rock de la décennie.
Morceaux à écouter en priorité : TOUS. A noter une reprise réussie de
Born to be wild.
Rose Tattoo
J’ai découvert le groupe
Rose Tattoo en 1982 avec le titre
Astra Wally. Figurant sur une cassette compilation de plusieurs formations soigneusement
sélectionnées par mon oncle, l’électrochoc auditif déclenché par ce morceau
fut tel, qu’aujourd’hui je signe mes articles sous ce pseudonyme. Mais
revenons à cette galette. Bien plus rageur que les premières productions
d’AC/DC, dans un style aux influences à peu près comparables, Angry Anderson et sa
bande nous assène en dix banderilles, l’œuvre ultime d’un groupe à la
discographie peu fournie. D’une rare violence pour l’époque,
Rose Tattoo (le disque) est aussi
indispensable pour les adeptes de rock dur, que les plus médiatiques et
populaires Machine Head, Toys In The Attic ou
Highway To Hell. En 2020, l’album se voit offrir une seconde jeunesse en étant réenregistré
sous le titre Outlaws et agrémenté
de morceaux supplémentaires. Angry Anderson reste le seul membre survivant
ayant participé aux deux versions.
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