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Made In Japan

Deep Purple 1972 Made In Japan
A la fin des années 60 et au début des 70, trois formations britanniques s’accaparent l’attention des fans de rock lourd : Led Zeppelin, Black Sabbath et Deep Purple. En l’an de grâce 1972, le ‘’Pourpre Profond’’ domine de la tête et des épaules ses deux rivaux, sortant coup sur coup deux albums de légende : Machine Head et Made In Japan. Ce dernier reste l’un des meilleurs enregistrements en public de l’histoire du rock, garantie sans retouche. Ritchie Blackmore y excelle de virtuosité et de précision. Child in time, et le duel mémorable guitare/voix de Strange kind of women mettent en exergue un Ian Gillan au sommet de son art. Ian Paice y va de son petit solo de batterie, et Jon Lord martyrise comme jamais son orgue Hammond sur Space Truckin. Le succès phénoménal de Made In Japan, lancera la grande mode des ‘’double live’’ enregistrés au Japon.

Deep Purple 1972 Made In Japan
Pochette alternative (originale de l'édition de 1972)


Junk

Blue Cheer 2025 Junk
Blue Cheer ne parle peut-être plus à grand monde, pourtant le trio est à l'origine de ce que l'on appelle communément (péjorativement ?) Metal. Catalogué groupe le plus bruyant de la planète en son temps, il se démarque de ses contemporains, drainant une réputation de bagarreur par opposition au mouvement ‘’Flower power’’ et son discours ‘’Peace and love’’. Porté par les Hells Angels, incarnant un côté ‘’bad boys’’, Blue Cheer pratiquait un Blues suramplifié, violent dans l’attitude, et vocalement agressif. Junk est l’œuvre posthume d’une formation dont le fondateur, Dickie Peterson, nous a quitté en Octobre 2009. Easy rider, unique inédit, ouvre une compilation de reprises, honorant Grand Funk Railroad, The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin et The Rolling Stones. Une version demo de No relief (2007) et Summertime blues, enregistré lors de leur dernier concert, clôturent cet hommage dont le point d’orgue est un Sympathy for the devil d’enthologie.

 

Good God Baad Man

Corrosion Of Conformity 2026 Good God Baad Man
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man. Doté d’une production ‘’vintage’’, qui sied parfaitement au style, Corrosion Of Conformity passe en revue toutes les facettes de ses influences, allant du Hardcore de ses origines, au Rock Sudiste et au Heavy Metal. Le riff de Gimme some moore n’est pas sans rappeler Fuel (Metallica), tandis que l’ombre de Black Sabbath plane sur Run for your life, et celle de Soundgarden sur Lose yourself. L’ensemble est magnifié par le travail ‘’groovy‘’ et tout en finesse de Stanton Moore, dont le jeu de batterie est particulièrement mis en avant. On voyage de Lynyrd Skynyrd (Baad man), à Led Zeppelin (Mandra sonos) ou ZZ Top (Handcuff county), pour finir avec une touche Gospel sur Forever amplifiedGood God/Baad Man meilleur album de cette première moitié de 2026? Je le pense!

... And You?

Manitoba's Wild Kingdom 1990 ...And You
26 mars 2026 : Another one bites the dust (*). Le Temps poursuit son œuvre, inexorablement, effaçant petit à petit toutes ces figures, célèbres ou plus obscures, qui ont rythmé notre passage ici-bas. Ross ‘’The Boss’’ Friedman, guitariste et membre fondateur de Manowar, vient de nous quitter. Il serait injuste de cantonner sa carrière à celle de simple bretteur du quartette New Yorkais. Pionnier du punk américain avec The Dictators, il participera à d’autres projets, dont Shakin Street. En 1989, il retourne à ses premiers amours, rejoignant ses anciens comparses punks pour enregistrer …And You? , unique témoignage discographique de Manitoba’s Wild Kingdom. The party starts now annonce la couleur d’un Rock qualifié de High Energy. Epaulé par Handsome Dick Manitoba (Richard Blum), pendant punk de Dee Snider, Ross nous gratifie de quelques fulgurances, aux antipodes du True Metal prôné par Manowar. R.I.P.

(*) Encore un qui mord la poussière.

Permission To Land

The Darkness 2003 Permission To Land
Tel un ‘’O.M.N.I.‘‘ (*) traversant la galaxie Néo Metal et la nébuleuse Metalcore des années 2000, Permission To Land atterri au milieu de nulle part, sans crier gare. Fondé par les frères Hawkins, The Darkness distille un Hard Rock jovial et sautillant qui contraste allègrement avec l’ambiance introspective et dépressive initiée par le Grunge, véhiculée ensuite par des formations comme Korn ou Slipknot. Anachronique de par sa musique et son image kitsch, le quatuor est la synthèse d’un AC/DC croisant le fer avec Queen. La qualité des compositions met tout le monde d’accord. Le succès fulgurant, propulse les Anglais sur le devant de la scène internationale. The Darkness remet le sens de la fête et le Hard Rock/Glam au gout du jour avec un talent certain, sans se prendre au sérieux, mais, foudroyé par cette soudaine notoriété, la chute fut tout aussi brutale.

(*) OMNI = Objet Musical Non Identifié.

Are You Experienced

En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension. Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de Chas Chandler et enregistre Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui, son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son impact reste présent dans le Metal des années 80/90. Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres), reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisée par Jimi, s’amuse parfois à jouer quelques notes de Third stone from the sun ou Red house comme intermède solo lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et Joe Satriani s’attaqueront à Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales, Radio Moscow et son Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le Hard Rock commence ici !

Jimi Hendrix 1967 Are You Experienced
Pochette alternative de la réédition de 1997

Eat 'Em And Smile

David Lee Roth 1986 Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez Van Halen. Le divorce est prononcé entre David Lee Roth et une formation au sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album 1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de Crazy From The Eat (et la reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public : Billy Sheehan, bassiste de Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa, Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son talent Yankee rose et Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste (Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave', alliés à la virtuosité des intervenants, Eat ‘Em And Smile surclasse allègrement le 5150 de Van Halen. Pari osé, pari gagné!

Van Halen

Van Halen 1978 Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.

Baron Al Rojo Vivo

Baron Rojo 1984 Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de feeling, et interprétant grand nombre de classiques : Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu à la dynamique. Dommage!

Hilljack

Après avoir fait partie de Salty Dog de 1986 à 1991 puis de Dangerous Toys (1994-1995) Michael Hannon (basse/chant) s’en va former Hilljack avec Keith Pickens (batterie) et Chuck Wolfe (guitare). Le trio sortira son unique album éponyme en 1997. Le contenu musical proposé, est un hard rock tonique et crasseux, de celui qui se joue dans les bars poisseux et enfumés, ambiance bourbon et p'tites pépées. Plus rugueux que les formations susnommées, porté par la voix éraillée de Michael, les titres s’enchainent dans un condensé de rock saturé et bluesy. Pas original pour deux sous mais bougrement efficace. Les bases sonores du futur American Dog (Steve Theado remplaçant Wolfe à la guitare) sont là. Trois morceaux présents ici, Too damn sober, Just an alcoholic et I’ll drink to that seront repris plus tard sur le Six Pack d’American Dog. Si vous aimez Nashville Pussy, Hilljack est fait pour vous.

Titres recommandés:

    Rock 'n' roll
    Dogs of war
    Out of the sun

Peer Günt

Peer Günt 1985 Peer Günt
Le pays du père Noël n’est pas le plus réputé en matière de Metal, mais il sait nous distiller quelques groupes de qualité aux influences disparates : Children Of Bodom, Apocalyptica, Amorphis, Waltari ou Impaled Nazarene, le spectre stylistique est large. Peer Günt, trio fondé en 1976 par l’indéboulonnable guitariste/chanteur Timo Nikki, se démarque de ses compatriotes. Ici point de Metal, mais un Hard Rock Boogie à la personnalité affirmée, sorte de Georges Thorogood énervé aux relents d’un Status Quo dopé aux amphétamines. Le bien nommé I don’t wanna be a rock ‘n’ roll star plante le décor. On comprend que les finlandais n'ont aucune chance de figurer au Rock And Roll Hall Of Fame. Fuck the jazz résume la mentalité de musiciens qui récitent leur partition, sans aucune autre prétention que de nous faire passer du bon temps. Vous reprendrez bien un peu de Hard through the night ?
 

Live At Hammersmith '79

Ted Nugent 1997 Live At Hammersmith '79
En 1979, déjà auteur de cinq albums studio et d’un double live, Ted Nugent joui d’une solide renommée, jusqu’à obtenir le statut honorifique et médiatique de guitar hero. Plus populaire aux U.S.A. qu’en Europe, il s’embarque dans une tournée sur le vieux continent, donnant 79 concerts en 85 jours. La réputation scénique du bonhomme l’ayant précédée, on ne l’appelle pas le Motor City Madman pour rien, il joue à guichet fermé au très célèbre Hammersmith Odeon de Londres.  Les promoteurs sentant le bon coup, demandent à Gonzo d’ajouter une autre date. Il refuse à cause d’un emploi du temps chargé, suggérant plutôt de faire un deuxième set le même soir (il en fera trois). Ce Live At Hammersmith ’79 est l’enregistrement de cette soirée. Initialement diffusé à la radio, il se trouve maintenant gravé pour la postérité, 18 ans plus tard. A classer entre Double Live Gonzo et Intensities In 10 Cities.

Hard 'N' Heavy

Anvil 1981 Hard 'N' Heavy
Anvil c’est avant tout l’histoire de 2 potes de lycée, Steve « Lips » Kudlow et Rob Reiner, qui décident de se lancer dans la folle aventure du Rock ‘N’ Roll. Le groupe émerge à Toronto en 1979 sous le nom de Lips pour se rebaptiser Anvil en 1981. Avec Hard ‘N’ Heavy,  le quatuor annonce d’emblée la couleur sur le contenu de cette première production. De Hard il est question avec At the apartment qui flirte avec AC/DC sans pour autant plagier, tandis que Ooh Baby et Bondage auraient pu figurer sur un disque de Ted Nugent. Quant au Heavy il est présent sur le reste de l’album avec notamment un Bedroom game qui sort du lot, et une bonne reprise de Paint it black. Souvent cité comme influence par Metallica, Anthrax ou Slash, les Canadiens ne verront jamais leur carrière vraiment décoller malgré des débuts prometteurs.
 

Beat Me

Electric Eel Shock 2005 Beat Me
Intégristes de True Metal hostiles à la diversité artistique et au mélange des genres, épargnez-vous la lecture de ces quelques lignes. Pour les autres, je ne sais pas par quelle note commencer cette chronique tant il est difficile de qualifier la musique de ce Beat Me. On pense tour à tour à Black Sabbath, Queens Of The Stone Age, Led Zeppelin ou Pink Floyd… A la frontière du Hard Rock, du Stoner, et du Punk, Electric Eel Shock nous délivre 11 perles de musique bruyante et déjantée accompagnés d'une reprise toute personnelle et très réussie du Iron man de Black Sabbath. Ajoutez à cela des textes non dénués d’humour comme I can hear the sex noise, ou Rock & roll kills the blues, des musiciens qui maitrisent leur sujet et vous obtenez un album rafraichissant, qui, à défaut de plaire à tout le monde, ravira les plus ouverts d’entre vous.
 

Riot Live

Riot 1989 Riot Live
J’ai découvert Riot sur la compilation Monsters Of Rock, où figuraient également Rainbow, Scorpions, Saxon et d’autres. Pourquoi je vous dis cela ? Tout simplement parce-que Riot Live est de la même teneur que le petit uppercut que j’avais pris en pleine poire, en écoutant Road racin’ sur la compil susnommée, sauf qu’ici c’est l’album complet qui vous met K.O. Sorti en 1989, la captation a pourtant eu lieu en 1980, lors d’un concert à l’Hammersmith Odeon. A cette époque, la formation New Yorkaise est à la croisée des chemins entre Hard Rock et Heavy Metal. Guy Speranza assure le chant aux côtés d’un Mark Reale inspiré, délivrant une prestation bourrée de feeling et d’énergie. Passé aux oubliettes, ce disque mérite vraiment le détour, rivalisant haut la main avec The Eagle Has Landed, Highway Song Live ou Baron Al Rojo Vivo, autres enregistrements en public incontournables du début des eighties.
 

Blitzspeer Live

Blitzspeer 1990 Blitzspeer Live
Blitzspeer nous arrive de New-York. En décidant de sortir un live en guise de première livraison discographique, le groupe opte pour une démarche quelque peu singulière. Phil Caivano (guitares et chant) explique ce choix par sa volonté de mettre en avant l’énergie déployée par le groupe lors de ses prestations scéniques. Il ne se voit pas défendre un album studio qui risque de se noyer dans les méandres de la communication marketing d’une grosse maison de disque comme Sony/Epic. Ce Blitzspeer Live, à la croisée des chemins d’un Hard Rock à la Motörhead et d’un Heavy Metal pêchu, laisse une impression mitigée. Je ne retiendrai que trois compositions du groupe : City boy, qui ouvre le bal de façon énergique, l’oppressant Road machine, et un Sky high again accrocheur (mon préféré). Une reprise de Kick out the jams (MC5) clôture agréablement cet EP de sept titres, ni mauvais, ni transcendant.

Electric

Plantons le décor. 1987: la scène est partagée entre le Speed/Thrash d’un côté et le Glam Metal de l’autre. Le rock dur façon AC/DC ou Motörhead ne fait plus recette, ringardisé par une meute de jeunes loups au look féminisé, cheveux permanentés, maquillés de la tête aux pieds et engoncés dans leur Spandex moule burnes. Entre un Thrash jugé trop agressif pour ses oreilles fragiles et, la musique sirupeuse pour adolescentes prépubères, proposée par les formations de Hair Metal, le hardos n’y trouve pas son compte. Le salut viendra d’un groupe quasi inconnu de la sphère hard : The Cult. Arrivant directement du milieu Rock Gothique, Ian Astbury et Billy Duffy s’adjoignent les services de Rick Rubin (producteur de Slayer). Le résultat : un des meilleurs disques de Hard Rock de la décennie. Morceaux à écouter en priorité : TOUS. A noter une reprise réussie de Born to be wild.
 

Rose Tattoo

Nice Boys
J’ai découvert le groupe Rose Tattoo en 1982 avec le titre Astra Wally. Figurant sur une cassette compilation de plusieurs formations soigneusement sélectionnées par mon oncle, l’électrochoc auditif déclenché par ce morceau fut tel, qu’aujourd’hui je signe mes articles sous ce pseudonyme. Mais revenons à cette galette. Bien plus rageur que les premières productions d’AC/DC, dans un style aux influences à peu près comparables, Angry Anderson et sa bande nous assène en dix banderilles, l’œuvre ultime d’un groupe à la discographie peu fournie. D’une rare violence pour l’époque, Rose Tattoo (le disque) est aussi indispensable pour les adeptes de rock dur, que les plus médiatiques et populaires Machine Head, Toys In The Attic ou Highway To Hell. En 2020, l’album se voit offrir une seconde jeunesse en étant réenregistré sous le titre Outlaws et agrémenté de morceaux supplémentaires. Angry Anderson reste le seul membre survivant ayant participé aux deux versions.

Stay Hungry 40th Anniversary Edition

Stay Hungry 40th Anniversary Edition
Avec deux albums à son actif en douze ans, Twisted Sister est loin des standards du moment. Alors que la formation rencontre un certain succès en Grande Bretagne, elle n’est pas franchement reconnue sur son territoire national. Paru le 10 mai 1984, Stay Hungry, leur troisième production, va faire basculer le destin des New-Yorkais. Grâce à la programmation soutenue de MTV, les titres We're not gonna take it et I wanna rock passant en boucle, Twisted Sister va enfin connaitre un succès largement mérité. Bien que cataloguée Hair/Glam Metal, la musique et surtout les prestations scéniques du groupe, lui valent le respect de tous. Faisant déjà l’objet de rééditions, cette version du quarantième anniversaire est agrémentée de deux titres issus des cessions d’enregistrement (Blastin’ fast and loud et Never say never), ainsi que d’un live capté à San Bernardino en 1984. Stay Hungry, le classique d’un groupe à son apogée.

Hooked

Great White 1991 Hooked
Qu’il soit Glam ou Thrash, le Metal, début 90, n’a plus la cote. Le Grunge balaye tout sur son passage. Fini les looks extravagants de la scène Hair Metal, la mode est aux vestes de bucheron. La jeunesse américaine, désabusée, se tourne vers une musique plus directe et nihiliste à l’image du mouvement Punk de 1977. Dans ce contexte, Hooked, cinquième album de Great White, annonce le déclin. Non pas que ce disque soit mauvais, bien au contraire. Ici on navigue entre AC/DC (The original queen of sheba), et Led Zeppelin (Cold hearted lovin’) où la voix de Jack Russel (disparu le 15/08/2024) n’est pas sans évoquer celle de Robert Plant. Ajouter à cela une excellente reprise de Can’t shake it (Angel City) et le génial Congo square, on tenait une référence en matière de Hard Rock. Malheureusement, les très dispensables balades Lovin’ kind et Afterglow viennent une peu gâcher l’ensemble.

Pochette alternative à la précédente jugée trop sexy