Si Load avait été composé par toute autre formation que Metallica, nul doute qu’il eut été mieux accueilli. Fan du groupe depuis le début,
j’ose faire partie de ceux qui défendent le successeur d’un
Black Album que je déteste. En
s’écartant définitivement de la scène Thrash, les ‘’Four Horsemen’’ produisent
ici leur disque le plus téméraire, synthèse de leurs influences diverses. Papa
Het n’a jamais caché son goût pour la musique Country ou le Rock Sudiste que
l’on retrouve notamment sur
Mama said. Kirk Hammett n’hésite pas à enfiler un bottleneck sur
Bleeding me ou
The outlaw thorn. Des énergiques Ain’t my bitch
et Wasting my hate, en passant par le groovy 2x4, Metallica se renouvelle et se
met en danger. Amputé de deux ou trois titres plus dispensables, avec un James
Hetfield au top de sa maitrise vocale, ce sixième album aurait pu devenir une
référence de musique Hard/Heavy.
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Another Way To Shine
Carnage, Carcass, Arch Enemy : Michael Amott est
unanimement reconnu dans le milieu du Death Metal. En 1992, bien qu’il soit
encore membre de Carcass, il fonde Spiritual Beggars avec
la complicité de Ludwig Witt (batterie, percussions), et Christian ‘’ Spice’’
Sjöstrand (basse, chant). La musique du trio est aux antipodes de ce que le
guitariste a pu produire jusque-là, prônant un retour aux racines du Heavy
Metal. Alors que le Grunge dépressif, en vogue à cette époque, s’empare des
codes et styles sociétaux du moment, faisant notamment l’impasse sur les soli
de guitares si caractéristiques du Hard Rock,
Another Way To Shine revisite la
richesse musicale des années 70 avec brio en nous plongeant dans un Stoner aux
ambiances variées, illuminé par la virtuosité et la sensibilité d’un
six-cordiste inspiré. Avec ce premier album nominé aux Grammy suédois,
Spiritual Beggars s’érige en
figure de proue du Stoner européen.
Pochette alternative de la réédition de 2007
Heavy Metal Drill
Au pays du soleil levant, on peut baigner dans une société ultra moderne et rester très attaché aux traditions. Metalucifer s’inscrit dans cette lignée de musiens qui, bon an mal an, portent le flambeau d’un Heavy Metal conservateur fortement ancré dans les eighties. En 1995, le grunge a quelque peu marginalisé voire ringardisé ce style de musique. Ça n’a pas pour autant découragé Gezolucifer (membre du Sabbat japonais) qui formera Metalucifer pour rendre hommage à cette génération NWOBHM. Certes, le nom du groupe frise le cliché absolu, sa musique aussi, mais qu’importe. Au fil des morceaux on se prend à secouer la tête sur des mélodies fortement influencées par Iron Maiden, Judas Priest, et, dans une moindre mesure, Saxon. Heavy Metal Drill est la première cartouche anachronique d’une formation, qui comme la DeLorean avec Marty Mc Fly, nous propulse naïvement pour un retour vers le futur. Bon enfant et salvateur.
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