Les groupes français, longtemps, ont été boudés par leurs
propres compatriotes. Ce n’est que très récemment que l’on peut percevoir un
regain d’attention du public et des médias pour la scène nationale. Le court
passage (controversé) d’Ultra Vomit dans les
jardins de l’Elysées en 2021, et la prestation de
Gojira pour la cérémonie
d’ouverture des J.O. 2024, ont permis de mettre un coup de projecteur sur un
genre musical tant décrié. Tapi dans l’ombre,
Malemort attendait son heure et
votre support. Objet musical non identifié, les franciliens proposaient une
musique innovante aux sonorités agrégeant tout ce que le Metal peut
comporter comme styles. Le manque d’intérêt des promoteurs, malgré un passage
remarqué au Hellfest 2018, a malheureusement eu raison de son
existance. Château-Chimères, un des tout meilleurs albums de
Metal hexagonal, restera l’ultime témoignage d’une formation atypique
dont la démarche artistique avait l’audace de s’affranchir des codes en
vigueur. R.I.P.
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Skull Pit
Mem Von Stein (de son vrai nom Mehmet Zendut) : bassiste chanteur.
Membre fondateur du groupe de Thrash Metal allemand Exumer.
Domicile : États Unis.
Tatsu Mikami: bassiste.
Membre fondateur du groupe de Doom japonais Church Of Misery.
Domicile : Japon.
De prime abord, rien ne laissait présager que ces deux-là allaient un jour se rencontrer pour collaborer sur un projet qui n’a rien à voir avec leurs styles respectifs. Pourtant, c’est en échangeant durant des semaines, par internet interposé, qu’ils se découvrent des affinités musicales communes, et donnent naissance à Skull Pit. L'ombre de Motörhead plane sur la plupart des compositions à la production minimaliste. Year of the dog et son fumet bluesy, The line aux relents Venom, Wolf spirit aux saveurs imprégnées Tank, ne révolutionnent en rien le genre, mais deux gars qui reprennent All lessons de Rose Tattoo ne peuvent que trouver grâce à mes vieilles oreilles.
Live Without Lars
Live Without Lars est un ‘’bootleg’’ enregistré à Donington pendant la tournée Madly In Anger With The World. Sa particularité ? L’absence de Lars Ulrich, hospitalisé en Allemagne pour cause de grosse fatigue. Les 3 autres musiciens, se refusant d’annuler ce concert en tête d’affiche, proposent à Dave Lombardo et Joey Jordison de prendre la place derrière les fûts. Si Lombardo dynamite Battery et The four horsemen, c’est à Jordison que revient la lourde tâche d’assurer la quasi-totalité de la prestation. Celui qui a commencé sa carrière en jouant dans un ''tribute band'' dédié à Metallica, brille de mille feux en atomisant Creeping Death et le reste du répertoire, composé, ce soir-là, uniquement de titres antérieurs à Load. Flemming Larsen, technicien batterie de Lars, se chargera de Fade to black. Limité à 500 copies, avec un son acceptable, Live Without Lars est un témoignage indispensable pour tout fan de Metallica.
Titres recommandés:
Battery (avec Dave Lombardo)
Creeping death (avec Joey Jordison)
Fade o black (avec Flemming Larsen)
Burning The Witches
En 1984, nombreux sont ceux qui pensent que le Hard Rock ou le Heavy Metal est
obligatoirement une affaire de testostérone. Même si dans la seconde moitié
des seventies
The Runaways commencent à inverser
la tendance, la gent féminine est peu représentée dans un univers aux
mentalités et clichés machistes. Quelques groupes arrivent heureusement à
tirer leur épingle du jeu. En angleterre
Girlschool assure sa crédibilité
en assumant les premières parties de
Motörhead, et Rock Goddess pointe le bout
de son nez. A Düsseldorf,
Warlock nous impose sa chanteuse
Dorothée Pesch, qui deviendra au fil du temps, une icône incontestée et
incontestable du Heavy teuton. A la croisée des chemins entre
Accept et la NWOBHM,
Burning The Witches souffre certes
aujourd’hui d’une production faiblarde et de la naïveté inhérente à un premier
album, mais je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Efficace et sans
fioriture : Deutsche qualität !!!
Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages
fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine
nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de
l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée
à ce que les spécialistes éclairés appellent la
New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et
les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les
cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de
Mercyful Fate et d’un
Iron Maiden première époque.
L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik
lorgne vers Black Sabbath avec son
riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour
amateur de Heavy traditionnel comme moi.
(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.
Restless And Wild
1982 c’est l’année où l’Allemagne nous offre, avec deux de ses représentants
les plus emblématiques, deux albums essentiels :
Blackout (Scorpions) et Restless And Wild. Si Scorpions est déjà bien
établi sur la scène internationale,
Accept commence à tutoyer le
succès avec Breaker (1981) et la
tournée qui s’en suivit, assurant la première partie de
Judas Priest. Avec ce quatrième opus, Udo Dirckschneider et consort rentrent de
plein pied dans l’histoire du Heavy Metal. Passé l’intro qui fit
polémique en son temps (*),
Fast as a shark ouvre le bal sur un
tempo frénétique et
Princess of the dawn le clôture
avec brio. Entre ces deux chefs d’œuvre, des titres efficaces,
Restless and wild, Ahead of the pack, Flash rockin man, côtoient des morceaux plus dispensables (Get ready, Demon’s night), mais qu’importe. Accept marque
définitivement l’histoire.
(*)
Ein Heller und ein Batzen est
une vieille chanson du folklore populaire allemand.
Pochette alternative
Good God Baad Man
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man. Doté d’une production ‘’vintage’’, qui sied parfaitement au style, Corrosion Of Conformity passe en revue toutes les facettes de ses influences, allant du Hardcore de ses origines, au Rock Sudiste et au Heavy Metal. Le riff de Gimme some moore n’est pas sans rappeler Fuel (Metallica), tandis que l’ombre de Black Sabbath plane sur Run for your life, et celle de Soundgarden sur Lose yourself. L’ensemble est magnifié par le travail ‘’groovy‘’ et tout en finesse de Stanton Moore, dont le jeu de batterie est particulièrement mis en avant. On voyage de Lynyrd Skynyrd (Baad man), à Led Zeppelin (Mandra sonos) ou ZZ Top (Handcuff county), pour finir avec une touche Gospel sur Forever amplified. Good God/Baad Man meilleur album de cette première moitié de 2026? Je le pense!
Holy Diver
1983 est une année charnière en matière de Metal.
L’apparition du Speed d’un côté, avec les ardents énervés de
Metallica et Slayer
(le terme Thrash Metal arrivera plus tard), et l’émergence du
Glam, avec Mötley Crüe et
son Shout At The Devil, vont bouleverser quelque peu notre paysage musical. Face à cette meute de
jeunes loups affamés, certaines institutions commencent à vaciller.
Black Sabbath, monument en péril depuis le départ d’Ozzy Osbourne, doit son salut
provisoire à Ronald James Padavona, chanteur américain officiant
précédemment dans Rainbow. L’idylle avec Tony Iomi ne durera que le temps de trois albums,
avant que le vocaliste ne claque la porte pour s’émanciper sous le patronyme
de Dio. A la croisée des chemins entre les deux formations
sus-citées, Holy Diver, restera comme un chef d’œuvre de Heavy Metal, porté par un
chanteur hors norme et un talentueux jeune guitariste, en la personne de
Vivian Campbell.
Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des
légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et
Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès
hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de
Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des
spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est
à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet
de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de
feeling, et interprétant grand nombre de classiques :
Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant
Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de
cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu
à la dynamique. Dommage!
Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne
compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus
curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de
ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche
renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur
leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie),
Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain
succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs
des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se
décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le
quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres
pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.
Load
Si Load avait été composé par toute autre formation que Metallica, nul doute qu’il eut été mieux accueilli. Fan du groupe depuis le début,
j’ose faire partie de ceux qui défendent le successeur d’un
Black Album que je déteste. En
s’écartant définitivement de la scène Thrash, les ‘’Four Horsemen’’ produisent
ici leur disque le plus téméraire, synthèse de leurs influences diverses. Papa
Het n’a jamais caché son goût pour la musique Country ou le Rock Sudiste que
l’on retrouve notamment sur
Mama said. Kirk Hammett n’hésite pas à enfiler un bottleneck sur
Bleeding me ou
The outlaw thorn. Des énergiques Ain’t my bitch
et Wasting my hate, en passant par le groovy 2x4, Metallica se renouvelle et se
met en danger. Amputé de deux ou trois titres plus dispensables, avec un James
Hetfield au top de sa maitrise vocale, ce sixième album aurait pu devenir une
référence de musique Hard/Heavy.
Blood Of The Nations
La carrière d’Accept, chef de file du Metal teutonique, a toujours été émaillée de profondes turbulences qui ont abouti à plusieurs séparations et autant de reformations. En 2009, Udo Dirkshneider, son emblématique chanteur, préférera privilégier sa carrière solo plutôt que de repartager la scène avec un Wolf Hoffmann dont il ne peut plus encadrer le portrait en peinture. Qu’à cela ne tienne, le (désormais) grand chauve, accompagné de Peter Baltes et d’Herman Frank (ces trois-là et Udo, ont quand même écrit ensemble Restless And Wild, manifeste absolu en matière de Heavy Metal), recrute Marc Tornillo, ex T.T. Quick (formation culte américaine passée aux oubliettes). Le résultat de cette collaboration, Blood Of The Nations, marque le grand retour d’Accept sur le devant de la scène, dans son style caractéristique du début des années 80. La voix éraillée de Tornillo fait merveille arrivant à nous faire oublier avec persuasion son omnipotent prédécesseur.
Danger De Vie
Quand sort ce deuxième 33 tours de
Killers, Bruno Dolheguy a dû faire face à la fronde de ses quatre partenaires de
jeu, partis former Titan. Enregistré avant leur départ, aléas du « music business » ou stratégie
commerciale délibérée, l’album sortira paradoxalement quelques semaines après
celui de ses ex-comparses, sur le même label (Sydney Productions), et
souffrant des mêmes carences sonores. L’hymne
Heavy metal kids ouvre le bal de
fort belle manière suivi de
L’assassin, morceau à tiroirs à la mélodie imparable, pièce maitresse de
Danger De Vie. S’en suivent l’énergique Bouffon, le dispensable instrumental
Parabellum et le speedé
Maitre du métal. Cédant à la mode du moment on retrouve l’incontournable et réussie balade
Délire de mort. L’album s’achève sur le vindicatif
Minorité et le très surprenant et
décalé A la santé de Bon (hommage
à Bon Scott). Si je devais résumer le match : Killers 1 Titan 0.
Liberté Egalité Fraternité Metallica!
Le 13 novembre 2015 à 21h40 la salle de spectacle du Bataclan subit « l’enfer
des hommes pour leur amour des dieux ». Personne n’oubliera ! Pourquoi je
commence cette chronique par ces mots ? Tout simplement parce que
Metallica, de sa propre initiative et sur son propre label, décide de sortir le 16
avril 2016 cet enregistrement public, dont le bénéfice des ventes sera versé
aux familles des victimes de cette funeste soirée. Le concert capté sur cette
galette a été enregistré le 11 juin 2003, dans la petite salle de spectacle
susnommée, lors de la tournée promotionnelle de
St Anger. Ce jour là, le groupe délivrera trois prestations, dans trois salles
différentes de la capitale. Les privilégiés présents lors de cet évènement ont
eu droit à un condensé de Heavy Metal rageur et sans fioriture, les
"Four Horsemen" prouvant par-là même
qu’ils restent les maitres incontestés du genre.
Publié le 13 novembre 2021 à 21:40
Titres recommandés:
No remorse
Frantic
Seek & destroy
Finisterra
Formé en 1988 sous le nom de
Transylvania (hommage à
Iron Maiden), le groupe adopte son patronyme en 1989. Intégrant des instruments comme
le violon et la flute, les madrilènes n’hésitent pas à inclure dans leurs
morceaux inspirés par la
"Vierge De Fer", des éléments de musique classique, celtique et folk. Ajouter à cela le
chant en Espagnol, et vous obtenez un mélange détonnant susceptible de faire
fuir les néo-métalleux. Pourtant, la langue de Cervantès se marie très bien
avec le Heavy Metal riche et varié de
Mägo De Oz. S’il fallait encore prouver au grand public ignorant tout du Metal, que
la diversité stylistique de ce genre musical tant décrié, dépasse de loin
les stéréotypes qui lui sont affublés,
Finisterra reste une belle
entrée en matière. Cerise sur le gâteau, les heureux possesseurs de la
version vinyle peuvent mieux se délecter d’une pochette à l’humour décalé,
bourrée de grivoiseries.
Hard 'N' Heavy
Anvil c’est avant tout l’histoire
de 2 potes de lycée, Steve « Lips » Kudlow et Rob Reiner, qui décident de se
lancer dans la folle aventure du Rock ‘N’ Roll. Le groupe émerge à Toronto en
1979 sous le nom de Lips pour se
rebaptiser Anvil en 1981. Avec
Hard ‘N’ Heavy, le quatuor annonce d’emblée la couleur sur le contenu de cette
première production. De Hard il est question avec
At the apartment qui flirte avec
AC/DC sans pour autant plagier,
tandis que Ooh Baby et
Bondage auraient pu figurer sur un
disque de Ted Nugent. Quant au Heavy il est présent sur le reste de l’album avec notamment un
Bedroom game qui sort du lot, et
une bonne reprise de Paint it black. Souvent cité comme influence par
Metallica, Anthrax ou
Slash, les Canadiens ne verront jamais leur carrière vraiment décoller malgré des débuts prometteurs.
Be My Slave
Formé en 1980, Bitch est le
premier groupe signé par Brian Slagel (découvreur de talents qui a lancé les
carrières de Metallica, Ratt, Slayer et consort). Emmenée
par Betsy « Bitch » Weiss, la formation enregistre en 1982 le titre
Live for the whip pour la très
prisée compilation Metal Massacre. Suivent le EP Damnation Alley, puis l’album Be My Slave (1983). S’appuyant sur les charmes de sa chanteuse qui joue les Maîtresses
dominatrices, les Angelenos (habitants de Los Angeles) optent pour une image
BDSM, signant des titres sans équivoque :
Be my slave, Leatherbound. Coté musique, c’est du Heavy Metal américain typé eighties, rugueux
dans la production, sonnant parfois punk. Sans être renversant artistiquement,
Be My Slave choquera les puritains
réactionnaires du PMRC de Tipper Gore, qui s’appuieront sur sa pochette et le
contenu des paroles pour dénoncer la dangerosité de la musique sur «
l’innocente jeunesse américaine ».
First Visit
Rogue Male, groupe britannique formé par l'irlandais Jim Lyttle, était censé devenir,
selon le magazine Kerrang, la nouvelle grosse sensation en provenance de la
perfide Albion. Délivrant une musique à la croisée des chemins entre punk
(dont Lyttle a côtoyé la scène) et hard rock/heavy,
First visit, première livraison du groupe, est une vraie bonne petite claque. S’appuyant
sur une imagerie post-apocalyptique influencée par Terminator et Mad Max, le
groupe nous délivre des titres imparables qui parfois nous rappellent, dans
l’exécution, un certain
Mötörhead (Crazy motocycle, Get off my back, Unemployment). Rien à jeter sur cette galette d’un groupe qui a une véritable identité
sonore. Hélas, Rogue Male disparaitra aussi vite qu’il est apparu, après la
sortie de son deuxième album,
Animal man. Ce dernier lui vaudra le droit d’apparaitre à la télévision française, aux
enfants du rock, jouant une reprise endiablée du
Pretty vacant des
Sex Pistols. Culte!!!
Weird Visions
Dans les années 80, ADX était une
figure de proue du Heavy Metal à la française. Malgré des critiques peu
élogieuses dans Enfer Magazine à la sortie d’Exécution, la formation obtient au fil du temps et des albums, un succès national.
Jouissant d’une réputation grandissante en dehors de l’hexagone, les
franciliens attirent l’attention d’un des plus gros labels allemands du
moment, Noise Records. Avec la promesse d’assurer une bonne exposition
médiatique et une meilleure distribution internationale,
Weird Visions sera produit chez
nos voisins teutons. Seule obligation, chanter en Anglais, afin de toucher une plus large audience. Ce choix déconcerte une partie du public français qui boude
un album pourtant bien produit et bien exécuté. Comble de malchance, Noise, au
bord du dépôt de bilan, n’assurera pas la promotion de
Weird Visions, transformant les rêves de conquête du groupe en échec commercial,
et précipitant la mise en veille de ses activités.
World Gone Mad
CJSS acronyme de Chastain
(guitares), Jinkens (chant), Skimmerhorn (basse), Sharp (batterie), est un
des groupes de David Taylor Chastain, stakhanoviste de la six cordes. C’est
à Black Dragon Records, label français, que l’on doit la découverte de ce
disque dans nos contrées. S’inscrivant dans la mouvance du moment,
CJSS s’appuie sur les talents
d’un virtuose de la guitare aux influences néoclassiques. Moins pompeux et
démonstratif dans la forme qu’un
Yngwie Malmsteen (qui fait alors
figure de référence), ou que la plupart des productions de l’écurie de Mike
Varney, les 4 de Cincinnati nous délivre avec
World Gone Mad, un solide album de Heavy Metal. De l’énergique
Hell on earth à
Welcome to damnation et sa
rythmique entêtante, en passant par une reprise réussie de
Communication breakdown (Led Zeppelin), CJSS domine son sujet.
Living in an exhile clôture
admirablement une œuvre ou chaque musicien tient sa place avec maitrise et
brio.
La version disponible ici est amputée de la reprise de Led Zeppelin, Communication breakdown.
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