Graveyard Classics

Six Feet Under 2000 Graveyard Classics
Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède récréatif, et enregistrent un album de reprises. Graveyard Classics exhume des titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège et au blasphème en découvrant T.N.T ou Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de Son of a bitch, Blackout (avec la participation de John Bush), Purple haze ou In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée, mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.

The Art Of Dying

Death Angel 2004 The Art Of Dying
Petits protégés de Kirk Hammet qui a produit leur démo Kill As One, présentés comme des surdoués précoces lorsqu’ils ont sorti The Ultra-Violence (1987), les californiens n’auront pas embrassé le succès qu’ils méritaient. Quatorze ans après un accident de bus qui a mis à mal leur ascension au firmament du Thrash Metal, Death Angel nous revient avec The Art Of Dying. C’est la quasi-totalité de la formation d’origine (seul le guitariste Gus Pepa manquant à l’appel) qui enregistre ce quatrième album studio, reprenant l’histoire là où elle s’était brutalement interrompue avec Act III. Synthèse de toutes leurs influences, varié dans les tempi, The Art Of Dying est construit comme une invitation au voyage. De l’énergique Thrown to the wolves en ouverture, à l’audacieux Word to the wise en clôture, Rob Cavestany démontre qu’il est un guitariste incroyable, sachant conjuguer technique et feeling, et Marc Osegueda un fabuleux chanteur de Thrash.

Mirror

Mirror 2015 Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée à ce que les spécialistes éclairés appellent la New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de Mercyful Fate et d’un Iron Maiden première époque. L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik lorgne vers Black Sabbath avec son riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour amateur de Heavy traditionnel comme moi.

(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.

Live Killers

Queen 1979 Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse Queen au rang de plus ‘’grand groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums studio.  Les brûlots We will rock you (version rapide) et Tie your mother down y côtoient des titres plus progressifs comme Brighton rock (pénible à écouter de par la longueur du solo de Brian May) ou Death on two legs, sans oublier les incontournables Bohemian rhapsody et We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable, Live Killers reste le témoignage d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.