Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office
d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de
Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de
Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre
et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède
récréatif, et enregistrent un album de reprises.
Graveyard Classics exhume des
titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège
et au blasphème en découvrant
T.N.T ou
Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de
Son of a bitch, Blackout (avec la participation
de John Bush),
Purple haze ou
In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée,
mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.
The Art Of Dying
Petits protégés de Kirk Hammet qui a produit leur démo
Kill As One, présentés comme des surdoués précoces lorsqu’ils ont sorti
The Ultra-Violence (1987), les
californiens n’auront pas embrassé le succès qu’ils méritaient. Quatorze ans
après un accident de bus qui a mis à mal leur ascension au firmament du
Thrash Metal,
Death Angel nous revient avec
The Art Of Dying. C’est la quasi-totalité de la formation d’origine (seul le guitariste
Gus Pepa manquant à l’appel) qui enregistre ce quatrième album studio,
reprenant l’histoire là où elle s’était brutalement interrompue avec
Act III. Synthèse de toutes leurs influences, varié dans les tempi,
The Art Of Dying est construit
comme une invitation au voyage. De l’énergique
Thrown to the wolves en ouverture,
à l’audacieux Word to the wise en
clôture, Rob Cavestany démontre qu’il est un guitariste incroyable,
sachant conjuguer technique et feeling, et Marc Osegueda un fabuleux
chanteur de Thrash.
Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages
fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine
nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de
l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée
à ce que les spécialistes éclairés appellent la
New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et
les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les
cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de
Mercyful Fate et d’un
Iron Maiden première époque.
L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik
lorgne vers Black Sabbath avec son
riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour
amateur de Heavy traditionnel comme moi.
(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.
Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse
Queen au rang de plus ‘’grand
groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop
culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des
débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de
rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums
studio. Les brûlots
We will rock you (version rapide)
et Tie your mother down y côtoient
des titres plus progressifs comme
Brighton rock (pénible à écouter
de par la longueur du solo de Brian May) ou
Death on two legs, sans oublier les incontournables
Bohemian rhapsody et
We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable,
Live Killers reste le témoignage
d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant
qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.
Inscription à :
Articles (Atom)
-
Oublier Squealer dans une discothèque consacrée au Hard-Rock est, à mon humble avis, une faute de gout impa...
-
Après de longs mois d’absence dus à l’indisponibilité d’un de ses membres, le quatuor d’Aschaffenbourg est de retour avec Atm...
-
Commençons par les choses qui fâchent. Pourquoi ce disque sort sous le nom d’ Accept et non pas sous l’étiquette Wolf Hoff...





