Unrest In The West

Black Sabbitch 2025 Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie), Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.

Mekong Delta

Mekong Delta 1987 Mekong Delta
Mekong Delta voit le jour en 1985 en Allemagne, sous l’impulsion de Ralph Hubert, producteur et fondateur du label Aaarrg Records. Son ambition est de composer une musique avant-gardiste, rapide, qui surpasse techniquement ce que les autres groupes de l’époque peuvent proposer. Il s’entoure de musiciens qui partagent sa vision. Le premier album, sobrement intitulé Mekong Delta, sort en 1987. Complexes dans leur structure, avec des changements de rythmes incessants et l’utilisation d’accords dissonants, les morceaux s’enchaînent avec une rigueur froide et calculée. La musique, estampillée Techno-Thrash, suscite l’admiration des uns, tandis que d’autres la juge trop élitiste et destinée exclusivement à un public de musiciens avertis. Le morceau The hut of Baba Yaga sera utilisé pour la B.O. du film Docteur M de Claude Chabrol. Une réédition de 2007 comprend trois titres bonus issus du EP Toccata, dont une reprise de Balck Betty (Lead Belly), popularisée par Ram Jam.

Load

Metallica 1996 Load
Si Load avait été composé par toute autre formation que Metallica, nul doute qu’il eut été mieux accueilli. Fan du groupe depuis le début, j’ose faire partie de ceux qui défendent le successeur d’un Black Album que je déteste. En s’écartant définitivement de la scène Thrash, les ‘’Four Horsemen’’ produisent ici leur disque le plus téméraire, synthèse de leurs influences diverses. Papa Het n’a jamais caché son goût pour la musique Country ou le Rock Sudiste que l’on retrouve notamment sur Mama said. Kirk Hammett n’hésite pas à enfiler un bottleneck sur Bleeding me ou The outlaw thorn. Des énergiques Ain’t my bitch et Wasting my hate, en passant par le groovy 2x4, Metallica se renouvelle et se met en danger. Amputé de deux ou trois titres plus dispensables, avec un James Hetfield au top de sa maitrise vocale, ce sixième album aurait pu devenir une référence de musique Hard/Heavy.

Blood Of The Nations

Accept 2010 Blood Of The Nations
La carrière d’Accept, chef de file du Metal teutonique, a toujours été émaillée de profondes turbulences qui ont abouti à plusieurs séparations et autant de reformations. En 2009, Udo Dirkshneider, son emblématique chanteur, préférera privilégier sa carrière solo plutôt que de repartager la scène avec un Wolf Hoffmann dont il ne peut plus encadrer le portrait en peinture. Qu’à cela ne tienne, le blond guitarise, accompagné de Peter Baltes et d’Herman Frank (ces trois-là et Udo, ont quand même écrit ensemble Restless And Wild, manifeste absolu en matière de Heavy Metal), recrute Marc Tornillo, ex T.T. Quick (formation culte américaine  passée aux oubliettes). Le résultat de cette collaboration, Blood Of The Nations, marque le grand retour d’Accept sur le devant de la scène, dans son style caractéristique du début des années 80. La voix éraillée de Tornillo fait merveille et arrive à nous faire oublier avec persuasion son omnipotent prédécesseur.

No Life 'Til Leather (A Tribute To Metallica's Kill 'Em All)

2025 No life 'till leather (A tribute to Metallica's Kill 'em all)
S’attaquer au monument qu’est Kill ‘Em All n’est pas chose aisée, tant ce disque a pu marquer toute une génération de ‘’Metalheads’’. Le résultat s’avère décevant malgré la présence de formations émérites qui ont grandement influencé Lars & Co. Tailgunner ouvre les hostilités de manière acceptable avec un Hit the lights bien envoyé, mais le chant soporifique de Ricky Warwick (The Almighty) sur The four horsemen fait retomber instantanément la pression. Que font les suédois de Soen (Motorbreath) sur cette galette? Jump in the fire est interterprété par les innatendus vétérans de Tygers Of Pan Tang, qui s'en sortent avec honneur. (Anesthesia) Pulling teeth, est quant à lui, défiguré par l’ambition de David Ellefson. Vouloir rendre hommage au génie de Cliff Burton est une chose, en avoir le talent en est une autre. La démonstration est indigeste et dénuée de toute d'émotion. Un massacre! Motörhead, dont j'attendais mieux, interprète un Whiplash moyen (j’ai préféré leur reprise d’Enter sandman). Difficile ensuite aux pionniers de la N.W.O.B.H.M. de relancer la machine. Ils assurent le job, mais sans sensibilité particulière. Saxon avec Phantom lord et Diamond Head avec No remorse rendent une copie trop convenue. J’aurais aimé un Testament plus ambitieux sur Seek and destroy. Heureusement le salut vient de la folie de Raven, qui clôture magistralement ce disque moyen, avec un Metal Militia faisant honneur à la fougue juvénile d’un album vieux de 42 ans.

Danger De Vie

Quand sort ce deuxième 33 tours de Killers, Bruno Dolheguy a dû faire face à la fronde de ses quatre partenaires de jeu, partis former Titan. Enregistré avant leur départ, aléas du « music business » ou stratégie commerciale délibérée, l’album sortira paradoxalement quelques semaines après celui de ses ex-comparses, sur le même label (Sydney Productions), et souffrant des mêmes carences sonores. L’hymne Heavy metal kids ouvre le bal de fort belle manière suivi de L’assassin, morceau à tiroirs à la mélodie imparable, pièce maitresse de Danger De Vie. S’en suivent l’énergique Bouffon, le dispensable instrumental Parabellum et le speedé Maitre du métal. Cédant à la mode du moment on retrouve l’incontournable et réussie balade Délire de mort. L’album s’achève sur le vindicatif Minorité et le très surprenant et décalé A la santé de Bon (hommage à Bon Scott). Si je devais résumer le match : Killers 1 Titan 0.

Liberté Egalité Fraternité Metallica!

Metallica 2016 Liberté Egalité Fraternité Metallica!
Le 13 novembre 2015 à 21h40 la salle de spectacle du Bataclan subit « l’enfer des hommes pour leur amour des dieux ». Personne n’oubliera ! Pourquoi je commence cette chronique par ces mots ? Tout simplement parce que Metallica, de sa propre initiative et sur son propre label, décide de sortir le 16 avril 2016 cet enregistrement public, dont le bénéfice des ventes sera versé aux familles des victimes de cette funeste soirée. Le concert capté sur cette galette a été enregistré le 11 juin 2003, dans la petite salle de spectacle susnommée, lors de la tournée promotionnelle de St Anger. Ce jour là, le groupe délivrera trois prestations, dans trois salles différentes de la capitale. Les privilégiés présents lors de cet évènement ont eu droit à un condensé de Heavy Metal rageur et sans fioriture, les "Four Horsemen" prouvant par-là même qu’ils restent les maitres incontestés du genre.
 
Publié  le 13 novembre 2021 à 21:40

Titres recommandés:

   No remorse
   Frantic
   Seek & destroy

Finisterra

Mägo De Oz 2000 Finisterra
Formé en 1988 sous le nom de Transylvania (hommage à Iron Maiden), le groupe adopte son patronyme en 1989. Intégrant des instruments comme le violon et la flute, les madrilènes n’hésitent pas à inclure dans leurs morceaux inspirés par la "Vierge De Fer", des éléments de musique classique, celtique et folk. Ajouter à cela le chant en Espagnol, et vous obtenez un mélange détonnant susceptible de faire fuir les néo-métalleux. Pourtant, la langue de Cervantès se marie très bien avec le Heavy Metal riche et varié de Mägo De Oz. S’il fallait encore prouver au grand public ignorant tout du Metal, que la diversité stylistique de ce genre musical tant décrié, dépasse de loin les stéréotypes qui lui sont affublés, Finisterra reste une belle entrée en matière. Cerise sur le gâteau, les heureux possesseurs de la version vinyle peuvent mieux se délecter d’une pochette à l’humour décalé, bourrée de grivoiseries.
 

Hilljack

Après avoir fait partie de Salty Dog de 1986 à 1991 puis de Dangerous Toys (1994-1995) Michael Hannon (basse/chant) s’en va former Hilljack avec Keith Pickens (batterie) et Chuck Wolfe (guitare). Le trio sortira son unique album éponyme en 1997. Le contenu musical proposé, est un hard rock tonique et crasseux, de celui qui se joue dans les bars poisseux et enfumés, ambiance bourbon et p'tites pépées. Plus rugueux que les formations susnommées, porté par la voix éraillée de Michael, les titres s’enchainent dans un condensé de rock saturé et bluesy. Pas original pour deux sous mais bougrement efficace. Les bases sonores du futur American Dog (Steve Theado remplaçant Wolfe à la guitare) sont là. Trois morceaux présents ici, Too damn sober, Just an alcoholic et I’ll drink to that seront repris plus tard sur le Six Pack d’American Dog. Si vous aimez Nashville Pussy, Hilljack est fait pour vous.

Titres recommandés:

    Rock 'n' roll
    Dogs of war
    Out of the sun

Peer Günt

Peer Günt 1985 Peer Günt
Le pays du père Noël n’est pas le plus réputé en matière de Metal, mais il sait nous distiller quelques groupes de qualité aux influences disparates : Children Of Bodom, Apocalyptica, Amorphis, Waltari ou Impaled Nazarene, le spectre stylistique est large. Peer Günt, trio fondé en 1976 par l’indéboulonnable guitariste/chanteur Timo Nikki, se démarque de ses compatriotes. Ici point de Metal, mais un Hard Rock Boogie à la personnalité affirmée, sorte de Georges Thorogood énervé aux relents d’un Status Quo dopé aux amphétamines. Le bien nommé I don’t wanna be a rock ‘n’ roll star plante le décor. On comprend que les finlandais n'ont aucune chance de figurer au Rock And Roll Hall Of Fame. Fuck the jazz résume la mentalité de musiciens qui récitent leur partition, sans aucune autre prétention que de nous faire passer du bon temps. Vous reprendrez bien un peu de Hard through the night ?
 

Live At Hammersmith '79

Ted Nugent 1997 Live At Hammersmith '79
En 1979, déjà auteur de cinq albums studio et d’un double live, Ted Nugent joui d’une solide renommée, jusqu’à obtenir le statut honorifique et médiatique de guitar hero. Plus populaire aux U.S.A. qu’en Europe, il s’embarque dans une tournée sur le vieux continent, donnant 79 concerts en 85 jours. La réputation scénique du bonhomme l’ayant précédée, on ne l’appelle pas le Motor City Madman pour rien, il joue à guichet fermé au très célèbre Hammersmith Odeon de Londres.  Les promoteurs sentant le bon coup, demandent à Gonzo d’ajouter une autre date. Il refuse à cause d’un emploi du temps chargé, suggérant plutôt de faire un deuxième set le même soir (il en fera trois). Ce Live At Hammersmith ’79 est l’enregistrement de cette soirée. Initialement diffusé à la radio, il se trouve maintenant gravé pour la postérité, 18 ans plus tard. A classer entre Double Live Gonzo et Intensities In 10 Cities.

Vicious Attack

Sorti deux ans après l'incontournable Kill ’Em All (oui je sais j’en fait trop), Vicious Attack arrive trop tard pour devenir un classique du Speed Metal. Les groupes se la jouant Lucky Luke (*) du riff pullulent aux quatre coins du monde, et, sortir du lot s’avère être une tâche ardue. Abattoir ne démérite pas pour autant. Ce premier opus a de quoi séduire avec des titres rapides et agressifs à souhait (Scream from the grave, Don’walk alone), originaux (Vicious Attack), en passant par le clin d’œil à Motörhead (reprise convaincante de Ace of spades). Mais voilà, le train est passé, et ce n’est pas un ennuyeux The Only Safe Place, leur second album, qui leur permettra de raccrocher les wagons. 

(*) Lucky Luke, cow-boy de BD réputé pour tirer plus vite que son ombre (c’est pour mieux expliquer ma métalphore même si elle ne fait rire que moi).

Titres recommandés:

    Scream from the grave
    The enemy
    Ace of spades

Hard 'N' Heavy

Anvil 1981 Hard 'N' Heavy
Anvil c’est avant tout l’histoire de 2 potes de lycée, Steve « Lips » Kudlow et Rob Reiner, qui décident de se lancer dans la folle aventure du Rock ‘N’ Roll. Le groupe émerge à Toronto en 1979 sous le nom de Lips pour se rebaptiser Anvil en 1981. Avec Hard ‘N’ Heavy,  le quatuor annonce d’emblée la couleur sur le contenu de cette première production. De Hard il est question avec At the apartment qui flirte avec AC/DC sans pour autant plagier, tandis que Ooh Baby et Bondage auraient pu figurer sur un disque de Ted Nugent. Quant au Heavy il est présent sur le reste de l’album avec notamment un Bedroom game qui sort du lot, et une bonne reprise de Paint it black. Souvent cité comme influence par Metallica, Anthrax ou Slash, les Canadiens ne verront jamais leur carrière vraiment décoller malgré des débuts prometteurs.
 

Be My Slave

Bitch 1983 Be My Slave
Formé en 1980, Bitch est le premier groupe signé par Brian Slagel (découvreur de talents qui a lancé les carrières de Metallica, Ratt, Slayer et consort). Emmenée par Betsy « Bitch » Weiss, la formation enregistre en 1982 le titre Live for the whip pour la très prisée compilation Metal Massacre. Suivent le EP Damnation Alley, puis l’album Be My Slave (1983). S’appuyant sur les charmes de sa chanteuse qui joue les Maîtresses dominatrices, les Angelenos (habitants de Los Angeles) optent pour une image BDSM, signant des titres sans équivoque : Be my slave, Leatherbound. Coté musique, c’est du Heavy Metal américain typé eighties, rugueux dans la production, sonnant parfois punk. Sans être renversant artistiquement, Be My Slave choquera les puritains réactionnaires du PMRC de Tipper Gore, qui s’appuieront sur sa pochette et le contenu des paroles pour dénoncer la dangerosité de la musique sur « l’innocente jeunesse américaine ».
 

Beat Me

Electric Eel Shock 2005 Beat Me
Intégristes de True Metal hostiles à la diversité artistique et au mélange des genres, épargnez-vous la lecture de ces quelques lignes. Pour les autres, je ne sais pas par quelle note commencer cette chronique tant il est difficile de qualifier la musique de ce Beat Me. On pense tour à tour à Black Sabbath, Queens Of The Stone Age, Led Zeppelin ou Pink Floyd… A la frontière du Hard Rock, du Stoner, et du Punk, Electric Eel Shock nous délivre 11 perles de musique bruyante et déjantée accompagnés d'une reprise toute personnelle et très réussie du Iron man de Black Sabbath. Ajoutez à cela des textes non dénués d’humour comme I can hear the sex noise, ou Rock & roll kills the blues, des musiciens qui maitrisent leur sujet et vous obtenez un album rafraichissant, qui, à défaut de plaire à tout le monde, ravira les plus ouverts d’entre vous.
 

First Visit


Rogue Male
, groupe britannique formé par l'irlandais Jim Lyttle, était censé devenir, selon le magazine Kerrang, la nouvelle grosse sensation en provenance de la perfide Albion. Délivrant une musique à la croisée des chemins entre punk (dont Lyttle a côtoyé la scène) et hard rock/heavy, First visit, première livraison du groupe, est une vraie bonne petite claque. S’appuyant sur une imagerie post-apocalyptique influencée par Terminator et Mad Max, le groupe nous délivre des titres imparables qui parfois nous rappellent, dans l’exécution, un certain Mötörhead (Crazy motocycle, Get off my back, Unemployment). Rien à jeter sur cette galette d’un groupe qui a une véritable identité sonore. Hélas, Rogue Male disparaitra aussi vite qu’il est apparu, après la sortie de son deuxième album, Animal man. Ce dernier lui vaudra le droit d’apparaitre à la télévision française, aux enfants du rock, jouant une reprise endiablée du Pretty vacant des Sex Pistols. Culte!!!

Weird Visions

ADX 1991 Weird Visions
Dans les années 80, ADX était une figure de proue du Heavy Metal à la française. Malgré des critiques peu élogieuses dans Enfer Magazine à la sortie d’Exécution, la formation obtient au fil du temps et des albums, un succès national. Jouissant d’une réputation grandissante en dehors de l’hexagone, les franciliens attirent l’attention d’un des plus gros labels allemands du moment, Noise Records. Avec la promesse d’assurer une bonne exposition médiatique et une meilleure distribution internationale, Weird Visions sera produit chez nos voisins teutons. Seule obligation, chanter en Anglais, afin de toucher une plus large audience. Ce choix déconcerte une partie du public français qui boude un album pourtant bien produit et bien exécuté. Comble de malchance, Noise, au bord du dépôt de bilan, n’assurera pas la promotion de Weird Visions, transformant les rêves de conquête du groupe en échec commercial, et précipitant la mise en veille de ses activités.
 

World Gone Mad

CJSS 1986 World Gone Mad
CJSS acronyme de Chastain (guitares), Jinkens (chant), Skimmerhorn (basse), Sharp (batterie), est un des groupes de David Taylor Chastain, stakhanoviste de la six cordes. C’est à Black Dragon Records, label français, que l’on doit la découverte de ce disque dans nos contrées. S’inscrivant dans la mouvance du moment, CJSS s’appuie sur les talents d’un virtuose de la guitare aux influences néoclassiques. Moins pompeux et démonstratif dans la forme qu’un Yngwie Malmsteen (qui fait alors figure de référence), ou que la plupart des productions de l’écurie de Mike Varney, les 4 de Cincinnati nous délivre avec World Gone Mad, un solide album de Heavy Metal. De l’énergique Hell on earth à Welcome to damnation et sa rythmique entêtante, en passant par une reprise réussie de Communication breakdown (Led Zeppelin), CJSS domine son sujet. Living in an exhile clôture admirablement une œuvre ou chaque musicien tient sa place avec maitrise et brio.
 
 
La version disponible ici est amputée de la reprise de Led Zeppelin, Communication breakdown.

The Organization

The Organization 1993 The Organization
En 1991, confronté à différents problèmes, Death Angel et sa maison de disques se séparent, juste après la sortie du troisième album. La formation choisit de mettre sa carrière entre parenthèse lorsque Mark Osegueda (chant) quitte le groupe. Les quatre membres restants décident de poursuivre l’aventure sans lui, optant pour le patronyme de The Organization (nom faisant référence à un titre de l’indispensable Act III). Changement de nom, mais surtout, changement de style : du Thrash raffiné et technique on passe à du Metal Alternatif, plus accessible et plus en vogue à ce moment-là. Sans être mauvaise, cette première livraison a du mal à convaincre. Des relents funky par-ci (moins prononcés que chez Infectious Grooves), du Rock par-là, un peu de Thrash, un peu de guitare acoustique et quelques orchestrations, l’ensemble manque d’unité. Malgré certaines fulgurances (Lift, Bringer, Withdrawal), The Organization peinera à séduire les inconditionnels de la première heure.
 

Impact Is Imminent

Curieux parcours que celui d'Exodus. Alors que le cultissime Bonded by blood (1985), lui prédisait un glorieux avenir au panthéon du Thrash, le groupe restera scotché derrière ses plus sérieux adversaires, plombé par d'incessants changements de musiciens. Impact is imminent, sa quatrième production, enregistre le départ de Tom Hunting (membre fondateur), remplacé derrière les fûts par John Tempesta (technicien batterie de Charlie Benante). Cet album est intéressant à plus d'un titre, terminant avec panache une première partie de carrière chaotique. Les futures réalisations seront loin d’atteindre la qualité de cette galette (exception faite de Tempo of the damned en 2004). Sans révolutionner le genre, les titres font mouche avec les entêtants Lunatic parade et Within the walls of chaos. Le disque se clôture sur un intéressant Changing of the guard  et le très énergique et bien nommé Thrash under pressure. Du bon Exodus comme il n’en existera plus avant 2021?