Les premières traces musicales de Phil Caivano remontent à 1990 avec Blitzspeer. La formation New Yorkaise sortira 2 albums honorables avant de disparaitre. Compositeur multi instrumentiste et producteur, Phil participe à différents projets avec, entre autres, Murphy’s Law, Hatebreed, Agnostic Front ou les filles de L7. En 1998 il rejoint Monster Magnet qu’il quittera en 2005 pour mieux revenir trois ans plus tard. Apres vingt-deux ans de bons et loyaux services aux cotés de Dave Wyndorf, il s’octroie une petite escapade solo. Épaulé à la batterie par son comparse Bob Pantella (Monster Magnet, The Atomic Bitchwax), il cumule les postes de bassiste et de chanteur en plus de s'occuper de la guitare et de la production. Le résultat ? Dix titres d’un bon Hard Rock vintage et direct flirtant avec Hawkwind, Motörhead et… Monster Magnet.
It's Alive
Ils ont vu le jour à New York en 1974, et sont considérés comme étant le
premier groupe de Punk Rock. Lemmy a écrit une chanson pour leur
rendre hommage et Motörhead a
repris Rockaway beach. Leur influence dépasse largement le cadre du Hard Rock ou du
Heavy Metal, puisque même
U2 écrira
The miracle (of Joey Ramone) en
hommage à Jeffrey Ross Hyman, chanteur des
Ramones. It’s Alive, enregistré au Rainbow Theater de Londres, capture l’énergie brute
communicative d’un groupe à son apogée. On est loin des standards du moment.
La musique est minimaliste, rapide, exempte de solo. Les morceaux n’excèdent
pas les 3 minutes, aux antipodes des longues improvisations ennuyeuses d’un
Led Zeppelin ou d’un
Deep Purple. Les 28 titres s’enchainent à une vitesse incroyable sous l’impulsion du
batteur Tommy Ramone, et la précision métronomique de
Johnny Ramone (guitare). C’est simple, efficace et jovial. Hey!
Ho! Let’s go!
Graveyard Classics
Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office
d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de
Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de
Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre
et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède
récréatif, et enregistrent un album de reprises.
Graveyard Classics exhume des
titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège
et au blasphème en découvrant
T.N.T ou
Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de
Son of a bitch, Blackout (avec la participation
de John Bush),
Purple haze ou
In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée,
mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.
The Art Of Dying
Petits protégés de Kirk Hammet qui a produit leur démo
Kill As One, présentés comme des surdoués précoces lorsqu’ils ont sorti
The Ultra-Violence (1987), les
californiens n’auront pas embrassé le succès qu’ils méritaient. Quatorze ans
après un accident de bus qui a mis à mal leur ascension au firmament du
Thrash Metal,
Death Angel nous revient avec
The Art Of Dying. C’est la quasi-totalité de la formation d’origine (seul le guitariste
Gus Pepa manquant à l’appel) qui enregistre ce quatrième album studio,
reprenant l’histoire là où elle s’était brutalement interrompue avec
Act III. Synthèse de toutes leurs influences, varié dans les tempi,
The Art Of Dying est construit
comme une invitation au voyage. De l’énergique
Thrown to the wolves en ouverture,
à l’audacieux Word to the wise en
clôture, Rob Cavestany démontre qu’il est un guitariste incroyable,
sachant conjuguer technique et feeling, et Marc Osegueda un fabuleux
chanteur de Thrash.
Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages
fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine
nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de
l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée
à ce que les spécialistes éclairés appellent la
New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et
les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les
cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de
Mercyful Fate et d’un
Iron Maiden première époque.
L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik
lorgne vers Black Sabbath avec son
riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour
amateur de Heavy traditionnel comme moi.
(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.
Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse
Queen au rang de plus ‘’grand
groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop
culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des
débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de
rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums
studio. Les brûlots
We will rock you (version rapide)
et Tie your mother down y côtoient
des titres plus progressifs comme
Brighton rock (pénible à écouter
de par la longueur du solo de Brian May) ou
Death on two legs, sans oublier les incontournables
Bohemian rhapsody et
We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable,
Live Killers reste le témoignage
d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant
qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.
Restless And Wild
1982 c’est l’année où l’Allemagne nous offre, avec deux de ses représentants
les plus emblématiques, deux albums essentiels :
Blackout (Scorpions) et Restless And Wild. Si Scorpions est déjà bien
établi sur la scène internationale,
Accept commence à tutoyer le
succès avec Breaker (1981) et la
tournée qui s’en suivit, assurant la première partie de
Judas Priest. Avec ce quatrième opus, Udo Dirckschneider et consort rentrent de
plein pied dans l’histoire du Heavy Metal. Passé l’intro qui fit
polémique en son temps (*),
Fast as a shark ouvre le bal sur un
tempo frénétique et
Princess of the dawn le clôture
avec brio. Entre ces deux chefs d’œuvre, des titres efficaces,
Restless and wild, Ahead of the pack, Flash rockin man, côtoient des morceaux plus dispensables (Get ready, Demon’s night), mais qu’importe. Accept marque
définitivement l’histoire.
(*)
Ein Heller und ein Batzen est
une vieille chanson du folklore populaire allemand.
Pochette alternative
Made In Japan
A la fin des années 60 et au début des 70, trois formations britanniques
s’accaparent l’attention des fans de rock lourd :
Led Zeppelin, Black Sabbath et
Deep Purple. En l’an de grâce 1972, le ‘’Pourpre Profond’’ domine de la tête et
des épaules ses deux rivaux, sortant coup sur coup deux albums de légende :
Machine Head et
Made In Japan. Ce dernier reste l’un des meilleurs enregistrements en public de l’histoire
du rock, garantie sans retouche. Ritchie Blackmore y excelle de
virtuosité et de précision.
Child in time, et le duel mémorable guitare/voix de
Strange kind of women mettent en
exergue un Ian Gillan au sommet de son art. Ian Paice y va de
son petit solo de batterie, et Jon Lord martyrise comme jamais son
orgue Hammond sur Space Truckin. Le succès phénoménal de
Made In Japan, lancera la grande mode des ‘’double live’’ enregistrés au Japon.
Pochette alternative (originale de l'édition de 1972)
Junk
Blue Cheer ne parle peut-être plus
à grand monde, pourtant le trio est à l'origine de ce que l'on appelle
communément (péjorativement ?) Metal. Catalogué groupe le plus
bruyant de la planète en son temps, il se démarque de ses contemporains, drainant
une réputation de bagarreur par opposition au mouvement ‘’Flower power’’ et
son discours ‘’Peace and love’’. Porté par les Hells Angels, incarnant un côté
‘’bad boys’’,
Blue Cheer pratiquait un
Blues suramplifié, violent dans l’attitude, et vocalement agressif.
Junk est l’œuvre posthume d’une
formation dont le fondateur, Dickie Peterson, nous a quitté en Octobre
2009. Easy rider, unique inédit, ouvre une compilation de reprises, honorant
Grand Funk Railroad, The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin et
The Rolling Stones. Une version demo de
No relief (2007) et
Summertime blues, enregistré lors de leur dernier concert, clôturent cet hommage dont le
point d’orgue est un
Sympathy for the devil
d’enthologie.
Good God Baad Man
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man. Doté d’une production ‘’vintage’’, qui sied parfaitement au style, Corrosion Of Conformity passe en revue toutes les facettes de ses influences, allant du Hardcore de ses origines, au Rock Sudiste et au Heavy Metal. Le riff de Gimme some moore n’est pas sans rappeler Fuel (Metallica), tandis que l’ombre de Black Sabbath plane sur Run for your life, et celle de Soundgarden sur Lose yourself. L’ensemble est magnifié par le travail ‘’groovy‘’ et tout en finesse de Stanton Moore, dont le jeu de batterie est particulièrement mis en avant. On voyage de Lynyrd Skynyrd (Baad man), à Led Zeppelin (Mandra sonos) ou ZZ Top (Handcuff county), pour finir avec une touche Gospel sur Forever amplified. Good God/Baad Man meilleur album de cette première moitié de 2026? Je le pense!
... And You?
26 mars 2026 :
Another one bites the dust (*).
Le Temps poursuit son œuvre, inexorablement, effaçant petit à petit toutes
ces figures, célèbres ou plus obscures, qui ont rythmé notre passage
ici-bas. Ross ‘’The Boss’’ Friedman, guitariste et membre fondateur
de Manowar, vient de nous quitter. Il serait injuste de cantonner sa carrière à celle
de simple bretteur du quartette New Yorkais. Pionnier du punk américain avec
The Dictators, il participera à d’autres projets, dont
Shakin Street. En 1989, il retourne à ses premiers amours, rejoignant ses anciens
comparses punks pour enregistrer
…And You? , unique témoignage
discographique de
Manitoba’s Wild Kingdom. The party starts now annonce
la couleur d’un Rock qualifié de High Energy. Epaulé par
Handsome Dick Manitoba (Richard Blum), pendant punk de
Dee Snider, Ross nous gratifie de quelques fulgurances, aux
antipodes du True Metal prôné par
Manowar. R.I.P.
(*) Encore un qui mord la poussière.
Permission To Land
Tel un ‘’O.M.N.I.‘‘ (*) traversant la galaxie Néo Metal et
la nébuleuse Metalcore des années 2000,
Permission To Land atterri au
milieu de nulle part, sans crier gare. Fondé par les frères
Hawkins,
The Darkness distille un
Hard Rock jovial et sautillant qui contraste allègrement avec
l’ambiance introspective et dépressive initiée par le Grunge,
véhiculée ensuite par des formations comme
Korn ou
Slipknot. Anachronique de par sa musique et son image kitsch, le quatuor est la
synthèse d’un AC/DC croisant
le fer avec Queen. La qualité des compositions met tout le monde d’accord. Le succès
fulgurant, propulse les Anglais sur le devant de la scène internationale.
The Darkness remet le sens de
la fête et le Hard Rock/Glam au gout du jour avec un talent
certain, sans se prendre au sérieux, mais, foudroyé par cette soudaine
notoriété, la chute fut tout aussi brutale.
(*) OMNI = Objet Musical Non Identifié.
Are You Experienced
En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension.
Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de
Chas Chandler et enregistre
Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la
stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui,
son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son
impact reste présent dans le Metal des années 80/90.
Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres),
reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisée par Jimi,
s’amuse parfois à jouer quelques notes de
Third stone from the sun ou
Red house comme intermède solo
lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et
Joe Satriani s’attaqueront à
Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales,
Radio Moscow et son
Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le
Hard Rock commence ici !
None Shall Defy
Derrière la naïveté d’une pochette, dont le monstre ferait rigoler un gamin de
4 ans, et un look faisant penser à un groupe de Glam qui aurait copulé
avec Kerry King un soir de pleine lune, se cache une formation à
l'imagerie sataniste dont la musique est tournée vers l’ocultisme. Sorti en
1987, None Shall Defy est à la
croisée des chemins d'un Thrash Metal en pleine mutation, et les
balbutiements du Death Metal. Quand
Anthrax se la joue ‘’fun’’ façon
skateboard/bermuda à fleurs et
Slayer essaie de battre le mur du
son en ‘’riffant’’ toujours plus vite,
Infernal Majesty, originaire de Toronto, préfère les ambiances alambiquées et malsaines,
propres aux films d'épouvante (Night of the living dead). Malgré une production en demi-teinte mais proposant des morceaux aux tempi
variés (None shall defy), agrémentée de passages techniques et mélodiques (R.I.P.), ce disque fait partie des trésors oubliés du Thrash Metal.
Titres recommandés:
S.O.S.
None shall defy
Skeletons in the closet
Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez
Van Halen. Le divorce est prononcé entre
David Lee Roth et une formation au
sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album
1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de
Crazy From The Eat (et la
reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public :
Billy Sheehan, bassiste de
Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa,
Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre
Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son
talent Yankee rose et
Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste
(Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave',
alliés à la virtuosité des intervenants,
Eat ‘Em And Smile surclasse
allègrement le 5150 de
Van Halen. Pari osé, pari gagné!
Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.
Holy Diver
1983 est une année charnière en matière de Metal.
L’apparition du Speed d’un côté, avec les ardents énervés de
Metallica et Slayer
(le terme Thrash Metal arrivera plus tard), et l’émergence du
Glam, avec Mötley Crüe et
son Shout At The Devil, vont bouleverser quelque peu notre paysage musical. Face à cette meute de
jeunes loups affamés, certaines institutions commencent à vaciller.
Black Sabbath, monument en péril depuis le départ d’Ozzy Osbourne, doit son salut
provisoire à Ronald James Padavona, chanteur américain officiant
précédemment dans Rainbow. L’idylle avec Tony Iomi ne durera que le temps de trois albums,
avant que le vocaliste ne claque la porte pour s’émanciper sous le patronyme
de Dio. A la croisée des chemins entre les deux formations
sus-citées, Holy Diver, restera comme un chef d’œuvre de Heavy Metal, porté par un
chanteur hors norme et un talentueux jeune guitariste, en la personne de
Vivian Campbell.
Panzer Surprise!
Ultra Vomit fait partie des
formations hexagonales qui ont contribué à populariser la musique
Metal dans un pays où Rap et Pop règnent en maîtres.
S’appuyant sur des thématiques absurdes et universelles, les Nantais sont
arrivés avec l’album
Panzer Surprise!, à toucher un public plus large que ce que le Grindcore de leurs
débuts aurait pu laisser envisager. Doté d’une énergie communicative, les
musiciens s’attaquent avec brio et maîtrise à tout ce que le Metal peut
compter comme styles : du Hard Rock d’AC/DC
(Jésus), au Death Metal d’Entombed (Entooned), en passant par le Metal Industriel de
Rammstein (Kammthaar) et le Groove Metal de
Pantera (Pink Pantera). Les références sont nombreuses, y compris dans les textes, avec des clins
d’œil à Maïté (La bouillie), au cinéma (E-Tron), à la bière (Keken). Doté d’une production et d’un son énormes,
Panzer Surprise! sera certifié disque d’or, chose assez rare pour être soulignée.
Pochette alternative de la réédition de 2020 agrémentée d'un DVD bonus
Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des
légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et
Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès
hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de
Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des
spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est
à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet
de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de
feeling, et interprétant grand nombre de classiques :
Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant
Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de
cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu
à la dynamique. Dommage!
Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne
compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus
curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de
ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche
renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur
leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie),
Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain
succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs
des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se
décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le
quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres
pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.
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