Are You Experienced

En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension. Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de Chas Chandler et enregistre Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui, son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son impact reste présent dans le Metal des années 80/90. Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres), reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisé par Jimi, s’amuse parfois à jouer quelques notes de Third stone from the sun ou Red house comme intermède solo lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et Joe Satriani s’attaqueront à Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales, Radio Moscow et son Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le Hard Rock commence ici !

Jimi Hendrix 1967 Are You Experienced
Pochette alternative de la réédition de 1997

None Shall Defy

Infernal Majesty 1987 None Shal Defy
Derrière la naïveté d’une pochette, dont le monstre ferait rigoler un gamin de 4 ans, et un look faisant penser à un groupe de Glam qui aurait copulé avec Kerry King un soir de pleine lune, se cache une formation à l'imagerie sataniste dont la musique est tournée vers l’ocultisme. Sorti en 1987, None Shall Defy est à la croisée des chemins d'un Thrash Metal en pleine mutation, et les balbutiements du Death Metal. Quand Anthrax se la joue ‘’fun’’ façon skateboard/bermuda à fleurs et Slayer essaie de battre le mur du son en ‘’riffant’’ toujours plus vite, Infernal Majesty, originaire de Toronto, préfère les ambiances alambiquées et malsaines, propres aux films d'épouvante (Night of the living dead). Malgré une production en demi-teinte mais proposant des morceaux aux tempi variés (None shall defy), agrémentée de passages techniques et mélodiques (R.I.P.), ce disque fait partie des trésors oubliés du Thrash Metal.

Titres recommandés:

   S.O.S.
   None shall defy
   Skeletons in the closet

Eat 'Em And Smile

David Lee Roth 1986 Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez Van Halen. Le divorce est prononcé entre David Lee Roth et une formation au sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album 1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de Crazy From The Eat (et la reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public : Billy Sheehan, bassiste de Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa, Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son talent Yankee rose et Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste (Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave', alliés à la virtuosité des intervenants, Eat ‘Em And Smile surclasse allègrement le 5150 de Van Halen. Pari osé, pari gagné!

Van Halen

Van Halen 1978 Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.

Holy Diver

Dio 1983 Holy Diver
1983 est une année charnière en matière de Metal. L’apparition du Speed d’un côté, avec les ardents énervés de Metallica et Slayer (le terme Thrash Metal arrivera plus tard), et l’émergence du Glam, avec Mötley Crüe et son Shout At The Devil, vont bouleverser quelque peu notre paysage musical. Face à cette meute de jeunes loups affamés, certaines institutions commencent à vaciller. Black Sabbath, monument en péril depuis le départ d’Ozzy Osbourne, doit son salut provisoire à Ronald James Padavona, chanteur américain officiant précédemment dans Rainbow. L’idylle avec Tony Iomi ne durera que le temps de trois albums, avant que le vocaliste ne claque la porte pour s’émanciper sous le patronyme de Dio. A la croisée des chemins entre les deux formations sus-citées,  Holy Diver,  restera comme un chef d’œuvre de Heavy Metal, porté par un chanteur hors norme et un talentueux jeune guitariste, en la personne de Vivian Campbell.
 

Panzer Surprise!

Ultra Vomit 2017 Panzer Surprise
Ultra Vomit fait partie des formations hexagonales qui ont contribué à populariser la musique Metal dans un pays où Rap et Pop règnent en maîtres. S’appuyant sur des thématiques absurdes et universelles, les Nantais sont arrivés avec l’album Panzer Surprise!, à toucher un public plus large que ce que le Grindcore de leurs débuts aurait pu laisser envisager. Doté d’une énergie communicative, les musiciens s’attaquent avec brio et maîtrise à tout ce que le Metal peut compter comme styles : du Hard Rock d’AC/DC (Jésus), au Death Metal d’Entombed (Entooned), en passant par le Metal Industriel de Rammstein (Kammthaar) et le Groove Metal de Pantera (Pink Pantera). Les références sont nombreuses, y compris dans les textes, avec des clins d’œil à Maïté (La bouillie), au cinéma (E-Tron), à la bière (Keken).  Doté d’une production et d’un son énormes, Panzer Surprise! sera certifié disque d’or, chose assez rare pour être soulignée.


Ultra Vomit 2017 Panzer Surprise 
Pochette alternative de la réédition de 2020 agrémentée d'un DVD bonus


Baron Al Rojo Vivo

Baron Rojo 1984 Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de feeling, et interprétant grand nombre de classiques : Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu à la dynamique. Dommage!

Unrest In The West

Black Sabbitch 2025 Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie), Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.

Mekong Delta

Mekong Delta 1987 Mekong Delta
Mekong Delta voit le jour en 1985 en Allemagne, sous l’impulsion de Ralph Hubert, producteur et fondateur du label Aaarrg Records. Son ambition est de composer une musique avant-gardiste, rapide, qui surpasse techniquement ce que les autres groupes de l’époque peuvent proposer. Il s’entoure de musiciens qui partagent sa vision. Le premier album, sobrement intitulé Mekong Delta, sort en 1987. Complexes dans leur structure, avec des changements de rythmes incessants et l’utilisation d’accords dissonants, les morceaux s’enchaînent avec une rigueur froide et calculée. La musique, estampillée Techno-Thrash, suscite l’admiration des uns, tandis que d’autres la juge trop élitiste et destinée exclusivement à un public de musiciens avertis. Le morceau The hut of Baba Yaga sera utilisé pour la B.O. du film Docteur M de Claude Chabrol. Une réédition de 2007 comprend trois titres bonus issus du EP Toccata, dont une reprise de Balck Betty (Lead Belly), popularisée par Ram Jam.

Load

Metallica 1996 Load
Si Load avait été composé par toute autre formation que Metallica, nul doute qu’il eut été mieux accueilli. Fan du groupe depuis le début, j’ose faire partie de ceux qui défendent le successeur d’un Black Album que je déteste. En s’écartant définitivement de la scène Thrash, les ‘’Four Horsemen’’ produisent ici leur disque le plus téméraire, synthèse de leurs influences diverses. Papa Het n’a jamais caché son goût pour la musique Country ou le Rock Sudiste que l’on retrouve notamment sur Mama said. Kirk Hammett n’hésite pas à enfiler un bottleneck sur Bleeding me ou The outlaw thorn. Des énergiques Ain’t my bitch et Wasting my hate, en passant par le groovy 2x4, Metallica se renouvelle et se met en danger. Amputé de deux ou trois titres plus dispensables, avec un James Hetfield au top de sa maitrise vocale, ce sixième album aurait pu devenir une référence de musique Hard/Heavy.

Blood Of The Nations

Accept 2010 Blood Of The Nations
La carrière d’Accept, chef de file du Metal teutonique, a toujours été émaillée de profondes turbulences qui ont abouti à plusieurs séparations et autant de reformations. En 2009, Udo Dirkshneider, son emblématique chanteur, préférera privilégier sa carrière solo plutôt que de repartager la scène avec un Wolf Hoffmann dont il ne peut plus encadrer le portrait en peinture. Qu’à cela ne tienne, le (désormais) grand chauve, accompagné de Peter Baltes et d’Herman Frank (ces trois-là et Udo, ont quand même écrit ensemble Restless And Wild, manifeste absolu en matière de Heavy Metal), recrute Marc Tornillo, ex T.T. Quick (formation culte américaine  passée aux oubliettes). Le résultat de cette collaboration, Blood Of The Nations, marque le grand retour d’Accept sur le devant de la scène, dans son style caractéristique du début des années 80. La voix éraillée de Tornillo fait merveille arrivant à nous faire oublier avec persuasion son omnipotent prédécesseur.

No Life 'Til Leather (A Tribute To Metallica's Kill 'Em All)

2025 No life 'till leather (A tribute to Metallica's Kill 'em all)
S’attaquer au monument qu’est Kill ‘Em All n’est pas chose aisée, tant ce disque a pu marquer toute une génération de ‘’Metalheads’’. Le résultat s’avère décevant malgré la présence de formations émérites qui ont grandement influencé Lars & Co. Tailgunner ouvre les hostilités de manière acceptable avec un Hit the lights bien envoyé, mais le chant soporifique de Ricky Warwick (The Almighty) sur The four horsemen fait retomber instantanément la pression. Que font les suédois de Soen (Motorbreath) sur cette galette? Jump in the fire est interterprété par les innatendus vétérans de Tygers Of Pan Tang, qui s'en sortent avec honneur. (Anesthesia) Pulling teeth, est quant à lui, défiguré par l’ambition de David Ellefson. Vouloir rendre hommage au génie de Cliff Burton est une chose, en avoir le talent en est une autre. La démonstration est indigeste et dénuée de toute d'émotion. Un massacre! Motörhead, dont j'attendais mieux, interprète un Whiplash moyen (j’ai préféré leur reprise d’Enter sandman). Difficile ensuite aux pionniers de la N.W.O.B.H.M. de relancer la machine. Ils assurent le job, mais sans sensibilité particulière. Saxon avec Phantom lord et Diamond Head avec No remorse rendent une copie trop convenue. J’aurais aimé un Testament plus ambitieux sur Seek and destroy. Heureusement le salut vient de la folie de Raven, qui clôture magistralement ce disque moyen, avec un Metal Militia faisant honneur à la fougue juvénile d’un album vieux de 42 ans.

Danger De Vie

Quand sort ce deuxième 33 tours de Killers, Bruno Dolheguy a dû faire face à la fronde de ses quatre partenaires de jeu, partis former Titan. Enregistré avant leur départ, aléas du « music business » ou stratégie commerciale délibérée, l’album sortira paradoxalement quelques semaines après celui de ses ex-comparses, sur le même label (Sydney Productions), et souffrant des mêmes carences sonores. L’hymne Heavy metal kids ouvre le bal de fort belle manière suivi de L’assassin, morceau à tiroirs à la mélodie imparable, pièce maitresse de Danger De Vie. S’en suivent l’énergique Bouffon, le dispensable instrumental Parabellum et le speedé Maitre du métal. Cédant à la mode du moment on retrouve l’incontournable et réussie balade Délire de mort. L’album s’achève sur le vindicatif Minorité et le très surprenant et décalé A la santé de Bon (hommage à Bon Scott). Si je devais résumer le match : Killers 1 Titan 0.

Liberté Egalité Fraternité Metallica!

Metallica 2016 Liberté Egalité Fraternité Metallica!
Le 13 novembre 2015 à 21h40 la salle de spectacle du Bataclan subit « l’enfer des hommes pour leur amour des dieux ». Personne n’oubliera ! Pourquoi je commence cette chronique par ces mots ? Tout simplement parce que Metallica, de sa propre initiative et sur son propre label, décide de sortir le 16 avril 2016 cet enregistrement public, dont le bénéfice des ventes sera versé aux familles des victimes de cette funeste soirée. Le concert capté sur cette galette a été enregistré le 11 juin 2003, dans la petite salle de spectacle susnommée, lors de la tournée promotionnelle de St Anger. Ce jour là, le groupe délivrera trois prestations, dans trois salles différentes de la capitale. Les privilégiés présents lors de cet évènement ont eu droit à un condensé de Heavy Metal rageur et sans fioriture, les "Four Horsemen" prouvant par-là même qu’ils restent les maitres incontestés du genre.
 
Publié  le 13 novembre 2021 à 21:40

Titres recommandés:

   No remorse
   Frantic
   Seek & destroy

Finisterra

Mägo De Oz 2000 Finisterra
Formé en 1988 sous le nom de Transylvania (hommage à Iron Maiden), le groupe adopte son patronyme en 1989. Intégrant des instruments comme le violon et la flute, les madrilènes n’hésitent pas à inclure dans leurs morceaux inspirés par la "Vierge De Fer", des éléments de musique classique, celtique et folk. Ajouter à cela le chant en Espagnol, et vous obtenez un mélange détonnant susceptible de faire fuir les néo-métalleux. Pourtant, la langue de Cervantès se marie très bien avec le Heavy Metal riche et varié de Mägo De Oz. S’il fallait encore prouver au grand public ignorant tout du Metal, que la diversité stylistique de ce genre musical tant décrié, dépasse de loin les stéréotypes qui lui sont affublés, Finisterra reste une belle entrée en matière. Cerise sur le gâteau, les heureux possesseurs de la version vinyle peuvent mieux se délecter d’une pochette à l’humour décalé, bourrée de grivoiseries.
 

Hilljack

Après avoir fait partie de Salty Dog de 1986 à 1991 puis de Dangerous Toys (1994-1995) Michael Hannon (basse/chant) s’en va former Hilljack avec Keith Pickens (batterie) et Chuck Wolfe (guitare). Le trio sortira son unique album éponyme en 1997. Le contenu musical proposé, est un hard rock tonique et crasseux, de celui qui se joue dans les bars poisseux et enfumés, ambiance bourbon et p'tites pépées. Plus rugueux que les formations susnommées, porté par la voix éraillée de Michael, les titres s’enchainent dans un condensé de rock saturé et bluesy. Pas original pour deux sous mais bougrement efficace. Les bases sonores du futur American Dog (Steve Theado remplaçant Wolfe à la guitare) sont là. Trois morceaux présents ici, Too damn sober, Just an alcoholic et I’ll drink to that seront repris plus tard sur le Six Pack d’American Dog. Si vous aimez Nashville Pussy, Hilljack est fait pour vous.

Titres recommandés:

    Rock 'n' roll
    Dogs of war
    Out of the sun

Peer Günt

Peer Günt 1985 Peer Günt
Le pays du père Noël n’est pas le plus réputé en matière de Metal, mais il sait nous distiller quelques groupes de qualité aux influences disparates : Children Of Bodom, Apocalyptica, Amorphis, Waltari ou Impaled Nazarene, le spectre stylistique est large. Peer Günt, trio fondé en 1976 par l’indéboulonnable guitariste/chanteur Timo Nikki, se démarque de ses compatriotes. Ici point de Metal, mais un Hard Rock Boogie à la personnalité affirmée, sorte de Georges Thorogood énervé aux relents d’un Status Quo dopé aux amphétamines. Le bien nommé I don’t wanna be a rock ‘n’ roll star plante le décor. On comprend que les finlandais n'ont aucune chance de figurer au Rock And Roll Hall Of Fame. Fuck the jazz résume la mentalité de musiciens qui récitent leur partition, sans aucune autre prétention que de nous faire passer du bon temps. Vous reprendrez bien un peu de Hard through the night ?
 

Live At Hammersmith '79

Ted Nugent 1997 Live At Hammersmith '79
En 1979, déjà auteur de cinq albums studio et d’un double live, Ted Nugent joui d’une solide renommée, jusqu’à obtenir le statut honorifique et médiatique de guitar hero. Plus populaire aux U.S.A. qu’en Europe, il s’embarque dans une tournée sur le vieux continent, donnant 79 concerts en 85 jours. La réputation scénique du bonhomme l’ayant précédée, on ne l’appelle pas le Motor City Madman pour rien, il joue à guichet fermé au très célèbre Hammersmith Odeon de Londres.  Les promoteurs sentant le bon coup, demandent à Gonzo d’ajouter une autre date. Il refuse à cause d’un emploi du temps chargé, suggérant plutôt de faire un deuxième set le même soir (il en fera trois). Ce Live At Hammersmith ’79 est l’enregistrement de cette soirée. Initialement diffusé à la radio, il se trouve maintenant gravé pour la postérité, 18 ans plus tard. A classer entre Double Live Gonzo et Intensities In 10 Cities.

Vicious Attack

Sorti deux ans après l'incontournable Kill ’Em All (oui je sais j’en fait trop), Vicious Attack arrive trop tard pour devenir un classique du Speed Metal. Les groupes se la jouant Lucky Luke (*) du riff pullulent aux quatre coins du monde, et, sortir du lot s’avère être une tâche ardue. Abattoir ne démérite pas pour autant. Ce premier opus a de quoi séduire avec des titres rapides et agressifs à souhait (Scream from the grave, Don’walk alone), originaux (Vicious Attack), en passant par le clin d’œil à Motörhead (reprise convaincante de Ace of spades). Mais voilà, le train est passé, et ce n’est pas un ennuyeux The Only Safe Place, leur second album, qui leur permettra de raccrocher les wagons. 

(*) Lucky Luke, cow-boy de BD réputé pour tirer plus vite que son ombre (c’est pour mieux expliquer ma métalphore même si elle ne fait rire que moi).

Titres recommandés:

    Scream from the grave
    The enemy
    Ace of spades

Hard 'N' Heavy

Anvil 1981 Hard 'N' Heavy
Anvil c’est avant tout l’histoire de 2 potes de lycée, Steve « Lips » Kudlow et Rob Reiner, qui décident de se lancer dans la folle aventure du Rock ‘N’ Roll. Le groupe émerge à Toronto en 1979 sous le nom de Lips pour se rebaptiser Anvil en 1981. Avec Hard ‘N’ Heavy,  le quatuor annonce d’emblée la couleur sur le contenu de cette première production. De Hard il est question avec At the apartment qui flirte avec AC/DC sans pour autant plagier, tandis que Ooh Baby et Bondage auraient pu figurer sur un disque de Ted Nugent. Quant au Heavy il est présent sur le reste de l’album avec notamment un Bedroom game qui sort du lot, et une bonne reprise de Paint it black. Souvent cité comme influence par Metallica, Anthrax ou Slash, les Canadiens ne verront jamais leur carrière vraiment décoller malgré des débuts prometteurs.