Caivano

Caivano 2023 Caivano
Les premières traces musicales de Phil Caivano remontent à 1990 avec Blitzspeer. La formation New Yorkaise sortira 2 albums honorables avant de disparaitre. Compositeur multi instrumentiste et producteur, Phil participe à différents projets avec, entre autres, Murphy’s Law, Hatebreed, Agnostic Front ou les filles de L7. En 1998 il rejoint Monster Magnet qu’il quittera en 2005 pour mieux revenir trois ans plus tard. Apres vingt-deux ans de bons et loyaux services aux cotés de Dave Wyndorf, il s’octroie une petite escapade solo. Épaulé à la batterie par son comparse Bob Pantella (Monster Magnet, The Atomic Bitchwax), il cumule les postes de bassiste et de chanteur en plus de s'occuper de la guitare et de la production. Le résultat ? Dix titres d’un bon Hard Rock vintage et direct flirtant avec Hawkwind, Motörhead et… Monster Magnet.

It's Alive

Ils ont vu le jour à New York en 1974, et sont considérés comme étant le premier groupe de Punk Rock. Lemmy a écrit une chanson pour leur rendre hommage et Motörhead a repris Rockaway beach. Leur influence dépasse largement le cadre du Hard Rock ou du Heavy Metal, puisque même U2 écrira The miracle (of Joey Ramone) en hommage à Jeffrey Ross Hyman, chanteur des Ramones. It’s Alive, enregistré au Rainbow Theater de Londres, capture l’énergie brute communicative d’un groupe à son apogée. On est loin des standards du moment. La musique est minimaliste, rapide, exempte de solo. Les morceaux n’excèdent pas les 3 minutes, aux antipodes des longues improvisations ennuyeuses d’un Led Zeppelin ou d’un Deep Purple. Les 28 titres s’enchainent à une vitesse incroyable sous l’impulsion du batteur Tommy Ramone, et la précision métronomique de Johnny Ramone (guitare). C’est simple, efficace et jovial. Hey! Ho! Let’s go!

Graveyard Classics

Six Feet Under 2000 Graveyard Classics
Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède récréatif, et enregistrent un album de reprises. Graveyard Classics exhume des titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège et au blasphème en découvrant T.N.T ou Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de Son of a bitch, Blackout (avec la participation de John Bush), Purple haze ou In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée, mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.

The Art Of Dying

Death Angel 2004 The Art Of Dying
Petits protégés de Kirk Hammet qui a produit leur démo Kill As One, présentés comme des surdoués précoces lorsqu’ils ont sorti The Ultra-Violence (1987), les californiens n’auront pas embrassé le succès qu’ils méritaient. Quatorze ans après un accident de bus qui a mis à mal leur ascension au firmament du Thrash Metal, Death Angel nous revient avec The Art Of Dying. C’est la quasi-totalité de la formation d’origine (seul le guitariste Gus Pepa manquant à l’appel) qui enregistre ce quatrième album studio, reprenant l’histoire là où elle s’était brutalement interrompue avec Act III. Synthèse de toutes leurs influences, varié dans les tempi, The Art Of Dying est construit comme une invitation au voyage. De l’énergique Thrown to the wolves en ouverture, à l’audacieux Word to the wise en clôture, Rob Cavestany démontre qu’il est un guitariste incroyable, sachant conjuguer technique et feeling, et Marc Osegueda un fabuleux chanteur de Thrash.

Mirror

Mirror 2015 Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée à ce que les spécialistes éclairés appellent la New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de Mercyful Fate et d’un Iron Maiden première époque. L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik lorgne vers Black Sabbath avec son riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour amateur de Heavy traditionnel comme moi.

(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.

Live Killers

Queen 1979 Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse Queen au rang de plus ‘’grand groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums studio.  Les brûlots We will rock you (version rapide) et Tie your mother down y côtoient des titres plus progressifs comme Brighton rock (pénible à écouter de par la longueur du solo de Brian May) ou Death on two legs, sans oublier les incontournables Bohemian rhapsody et We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable, Live Killers reste le témoignage d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.

Restless And Wild

Accept 1982 Restless And Wild
1982 c’est l’année où l’Allemagne nous offre, avec deux de ses représentants les plus emblématiques, deux albums essentiels : Blackout (Scorpions) et Restless And Wild. Si Scorpions est déjà bien établi sur la scène internationale, Accept commence à tutoyer le succès avec Breaker (1981) et la tournée qui s’en suivit, assurant la première partie de Judas Priest. Avec ce quatrième opus, Udo Dirckschneider et consort rentrent de plein pied dans l’histoire du Heavy Metal. Passé l’intro qui fit polémique en son temps (*), Fast as a shark ouvre le bal sur un tempo frénétique et Princess of the dawn le clôture avec brio. Entre ces deux chefs d’œuvre, des titres efficaces, Restless and wild, Ahead of the pack, Flash rockin man, côtoient des morceaux plus dispensables (Get ready, Demon’s night), mais qu’importe. Accept marque définitivement l’histoire.

(*) Ein Heller und ein Batzen est une vieille chanson du folklore populaire allemand.

Accept 1982 Restless And Wild
Pochette alternative

Made In Japan

Deep Purple 1972 Made In Japan
A la fin des années 60 et au début des 70, trois formations britanniques s’accaparent l’attention des fans de rock lourd : Led Zeppelin, Black Sabbath et Deep Purple. En l’an de grâce 1972, le ‘’Pourpre Profond’’ domine de la tête et des épaules ses deux rivaux, sortant coup sur coup deux albums de légende : Machine Head et Made In Japan. Ce dernier reste l’un des meilleurs enregistrements en public de l’histoire du rock, garantie sans retouche. Ritchie Blackmore y excelle de virtuosité et de précision. Child in time, et le duel mémorable guitare/voix de Strange kind of women mettent en exergue un Ian Gillan au sommet de son art. Ian Paice y va de son petit solo de batterie, et Jon Lord martyrise comme jamais son orgue Hammond sur Space Truckin. Le succès phénoménal de Made In Japan, lancera la grande mode des ‘’double live’’ enregistrés au Japon.

Deep Purple 1972 Made In Japan
Pochette alternative (originale de l'édition de 1972)


Junk

Blue Cheer 2025 Junk
Blue Cheer ne parle peut-être plus à grand monde, pourtant le trio est à l'origine de ce que l'on appelle communément (péjorativement ?) Metal. Catalogué groupe le plus bruyant de la planète en son temps, il se démarque de ses contemporains, drainant une réputation de bagarreur par opposition au mouvement ‘’Flower power’’ et son discours ‘’Peace and love’’. Porté par les Hells Angels, incarnant un côté ‘’bad boys’’, Blue Cheer pratiquait un Blues suramplifié, violent dans l’attitude, et vocalement agressif. Junk est l’œuvre posthume d’une formation dont le fondateur, Dickie Peterson, nous a quitté en Octobre 2009. Easy rider, unique inédit, ouvre une compilation de reprises, honorant Grand Funk Railroad, The Doors, Jimi Hendrix, Janis Joplin et The Rolling Stones. Une version demo de No relief (2007) et Summertime blues, enregistré lors de leur dernier concert, clôturent cet hommage dont le point d’orgue est un Sympathy for the devil d’enthologie.

 

Good God Baad Man

Corrosion Of Conformity 2026 Good God Baad Man
Il aura fallu huit ans d’attente avant que Woody Weatherman et Pepper Keenan nous gratifient de ce Good God/Baad Man. Doté d’une production ‘’vintage’’, qui sied parfaitement au style, Corrosion Of Conformity passe en revue toutes les facettes de ses influences, allant du Hardcore de ses origines, au Rock Sudiste et au Heavy Metal. Le riff de Gimme some moore n’est pas sans rappeler Fuel (Metallica), tandis que l’ombre de Black Sabbath plane sur Run for your life, et celle de Soundgarden sur Lose yourself. L’ensemble est magnifié par le travail ‘’groovy‘’ et tout en finesse de Stanton Moore, dont le jeu de batterie est particulièrement mis en avant. On voyage de Lynyrd Skynyrd (Baad man), à Led Zeppelin (Mandra sonos) ou ZZ Top (Handcuff county), pour finir avec une touche Gospel sur Forever amplifiedGood God/Baad Man meilleur album de cette première moitié de 2026? Je le pense!

... And You?

Manitoba's Wild Kingdom 1990 ...And You
26 mars 2026 : Another one bites the dust (*). Le Temps poursuit son œuvre, inexorablement, effaçant petit à petit toutes ces figures, célèbres ou plus obscures, qui ont rythmé notre passage ici-bas. Ross ‘’The Boss’’ Friedman, guitariste et membre fondateur de Manowar, vient de nous quitter. Il serait injuste de cantonner sa carrière à celle de simple bretteur du quartette New Yorkais. Pionnier du punk américain avec The Dictators, il participera à d’autres projets, dont Shakin Street. En 1989, il retourne à ses premiers amours, rejoignant ses anciens comparses punks pour enregistrer …And You? , unique témoignage discographique de Manitoba’s Wild Kingdom. The party starts now annonce la couleur d’un Rock qualifié de High Energy. Epaulé par Handsome Dick Manitoba (Richard Blum), pendant punk de Dee Snider, Ross nous gratifie de quelques fulgurances, aux antipodes du True Metal prôné par Manowar. R.I.P.

(*) Encore un qui mord la poussière.

Permission To Land

The Darkness 2003 Permission To Land
Tel un ‘’O.M.N.I.‘‘ (*) traversant la galaxie Néo Metal et la nébuleuse Metalcore des années 2000, Permission To Land atterri au milieu de nulle part, sans crier gare. Fondé par les frères Hawkins, The Darkness distille un Hard Rock jovial et sautillant qui contraste allègrement avec l’ambiance introspective et dépressive initiée par le Grunge, véhiculée ensuite par des formations comme Korn ou Slipknot. Anachronique de par sa musique et son image kitsch, le quatuor est la synthèse d’un AC/DC croisant le fer avec Queen. La qualité des compositions met tout le monde d’accord. Le succès fulgurant, propulse les Anglais sur le devant de la scène internationale. The Darkness remet le sens de la fête et le Hard Rock/Glam au gout du jour avec un talent certain, sans se prendre au sérieux, mais, foudroyé par cette soudaine notoriété, la chute fut tout aussi brutale.

(*) OMNI = Objet Musical Non Identifié.

Are You Experienced

En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension. Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de Chas Chandler et enregistre Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui, son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son impact reste présent dans le Metal des années 80/90. Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres), reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisée par Jimi, s’amuse parfois à jouer quelques notes de Third stone from the sun ou Red house comme intermède solo lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et Joe Satriani s’attaqueront à Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales, Radio Moscow et son Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le Hard Rock commence ici !

Jimi Hendrix 1967 Are You Experienced
Pochette alternative de la réédition de 1997

None Shall Defy

Infernal Majesty 1987 None Shal Defy
Derrière la naïveté d’une pochette, dont le monstre ferait rigoler un gamin de 4 ans, et un look faisant penser à un groupe de Glam qui aurait copulé avec Kerry King un soir de pleine lune, se cache une formation à l'imagerie sataniste dont la musique est tournée vers l’ocultisme. Sorti en 1987, None Shall Defy est à la croisée des chemins d'un Thrash Metal en pleine mutation, et les balbutiements du Death Metal. Quand Anthrax se la joue ‘’fun’’ façon skateboard/bermuda à fleurs et Slayer essaie de battre le mur du son en ‘’riffant’’ toujours plus vite, Infernal Majesty, originaire de Toronto, préfère les ambiances alambiquées et malsaines, propres aux films d'épouvante (Night of the living dead). Malgré une production en demi-teinte mais proposant des morceaux aux tempi variés (None shall defy), agrémentée de passages techniques et mélodiques (R.I.P.), ce disque fait partie des trésors oubliés du Thrash Metal.

Titres recommandés:

   S.O.S.
   None shall defy
   Skeletons in the closet

Eat 'Em And Smile

David Lee Roth 1986 Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez Van Halen. Le divorce est prononcé entre David Lee Roth et une formation au sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album 1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de Crazy From The Eat (et la reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public : Billy Sheehan, bassiste de Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa, Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son talent Yankee rose et Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste (Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave', alliés à la virtuosité des intervenants, Eat ‘Em And Smile surclasse allègrement le 5150 de Van Halen. Pari osé, pari gagné!

Van Halen

Van Halen 1978 Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.

Holy Diver

Dio 1983 Holy Diver
1983 est une année charnière en matière de Metal. L’apparition du Speed d’un côté, avec les ardents énervés de Metallica et Slayer (le terme Thrash Metal arrivera plus tard), et l’émergence du Glam, avec Mötley Crüe et son Shout At The Devil, vont bouleverser quelque peu notre paysage musical. Face à cette meute de jeunes loups affamés, certaines institutions commencent à vaciller. Black Sabbath, monument en péril depuis le départ d’Ozzy Osbourne, doit son salut provisoire à Ronald James Padavona, chanteur américain officiant précédemment dans Rainbow. L’idylle avec Tony Iomi ne durera que le temps de trois albums, avant que le vocaliste ne claque la porte pour s’émanciper sous le patronyme de Dio. A la croisée des chemins entre les deux formations sus-citées,  Holy Diver,  restera comme un chef d’œuvre de Heavy Metal, porté par un chanteur hors norme et un talentueux jeune guitariste, en la personne de Vivian Campbell.
 

Panzer Surprise!

Ultra Vomit 2017 Panzer Surprise
Ultra Vomit fait partie des formations hexagonales qui ont contribué à populariser la musique Metal dans un pays où Rap et Pop règnent en maîtres. S’appuyant sur des thématiques absurdes et universelles, les Nantais sont arrivés avec l’album Panzer Surprise!, à toucher un public plus large que ce que le Grindcore de leurs débuts aurait pu laisser envisager. Doté d’une énergie communicative, les musiciens s’attaquent avec brio et maîtrise à tout ce que le Metal peut compter comme styles : du Hard Rock d’AC/DC (Jésus), au Death Metal d’Entombed (Entooned), en passant par le Metal Industriel de Rammstein (Kammthaar) et le Groove Metal de Pantera (Pink Pantera). Les références sont nombreuses, y compris dans les textes, avec des clins d’œil à Maïté (La bouillie), au cinéma (E-Tron), à la bière (Keken).  Doté d’une production et d’un son énormes, Panzer Surprise! sera certifié disque d’or, chose assez rare pour être soulignée.


Ultra Vomit 2017 Panzer Surprise 
Pochette alternative de la réédition de 2020 agrémentée d'un DVD bonus


Baron Al Rojo Vivo

Baron Rojo 1984 Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de feeling, et interprétant grand nombre de classiques : Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu à la dynamique. Dommage!

Unrest In The West

Black Sabbitch 2025 Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie), Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.