Let There Be Rock – The Movie – Live In Paris

AC/DC 1997 Let There Be Rock – The Movie – Live In Paris
Let There Be Rock – The Movie – Live In Paris est la bande-son originale du film enregistré au Pavillon de Paris en 1979, sorti en salles en 1980. Ce document historique est l’ultime témoignage de Bon Scott, qui disparaîtra quelques semaines plus tard. Le chanteur y apparaît au sommet de sa forme et AC/DC au sommet de son art. C’est l’occasion de découvrir en live Walk all over you et Shot down in flames interprétés par leur chanteur originel, alors que l’album Highway To Hell est sorti quelques mois avant. La section basse/batterie de Cliff Williams et Phil Rudd balance son groove compulsif, portée par la rythmique métronomique et contagieuse de Malcolm. De son côté, Angus se dépouille enchaînant les solos endiablés, au point de finir en coulisses sous masque à oxygène. Paru dans le coffret Bonfire, ce live brut et authentique est la suite indispensable de If You Want Blood.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Fishdick Zwei – The Dick Is Rising Again

Acid Drinkers 2010 Fishdick Zwei – The Dick Is Rising Again
Formé à Poznań en 1986, Acid Drinkers est une véritable institution en Pologne. Avec une musique proche de S.O.D., le groupe jouit d’une solide notoriété lui permettant de remporter à 4 reprises le prix Fryderyk, équivalent de nos Victoires de la musique. Après s’être prêté au jeu de l'album de reprises avec Fishdick (1994), nos joyeux trublions réitèrent l’expérience 16 ans plus tard avec Fishdick Zwei – The Dick Is Rising Again. Irrévérencieuse dans son approche, la bande à Titus fait preuve d’une maîtrise technique irréprochable, notamment sur l’iconique Nothing else matters, empreint de sonorités Klezmer. Bien plus joyeuses sont les reprises de Hit the Road Jack (Ray Charles) ou Hot Stuff (Donna Summer). Le groupe ratisse large, Frank Sinatra, Rolling Stones, Kiss, Thin Lizzy ou encore Slayer... Point d’orgue pour nous petits Français, une version de Et si tu n'existais pas de Joe Dassin qui aurait mérité beaucoup plus d’impertinence.
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Black Metal

Venom 1982 Black Metal
Le 1er octobre 2026, Conrad « Cronos » Lant s'en est allé, léguant à la postérité le nom mythique de son groupe, Venom, et la naissance d'un genre : le Black Metal. Si Black Sabbath a enfanté le Heavy Metal, Venom a bâti les fondations du Metal extrême, influençant de nombreux groupes encore aujourd'hui. Onze mois après le sulfureux Welcome To Hell, le trio récidive, peaufinant son imagerie satanique non dénuée d’un certain sens de l’humour et sans jamais se prendre au sérieux. Moins percutant que son prédécesseur, l’album est encore vilipendé par la presse spécialisée et raillé pour ses carences techniques, aux antipodes de la virtuosité des émergents Iron Maiden ou Def Leppard. Pourtant, plus de quarante ans après, des titres comme Black metal, Countess Bathory, Witching hour ou le très Rock 'N' Roll Teacher’s pet résonnent comme des classiques, encensés par ceux-là mêmes qui les avaient autrefois décriés.
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Reign In Blood

Salyer 1986 Reign In Blood
Mars 1986, Metallica met tout le monde d’accord avec Master Of Puppets, pièce maîtresse d’un Thrash Metal en pleine expansion. Septembre 1986, Peace Sells… de Megadeth, se place en concurrent sérieux pour l’accès au trône des rois du genre. Octobre 1986, Reign In Blood renverse la table et écrase tout sur son passage. La musique est d’une violence et d’une rapidité jusque-là inégalées. Le chant de possédé de Tom Araya contribue à l’ambiance malsaine qui se dégage d’une œuvre qui sera sous le feu des critiques et des controverses à cause du titre Angel of death. En 10 morceaux et 28 minutes 55 secondes, Slayer plie le débat et redéfinit le style, prenant les rênes d’un Thrash Metal sans concession dont il sera le garant jusqu’à sa retraite de 2019. En 2026, 40 ans après sa sortie, Reign In Blood reste LA référence qui inspirera grand nombre de formations extrêmes.
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Badmotorfinger

Soundgarden 1991 Badmotorfinger
Badmotorfinger, troisième album de Soundgarden, a le tort de sortir quelques semaines après Ten de Pearl Jam et Nevermind de Nirvana. Bien que faisant référence au même style musical, le Grunge, et issues du même creuset culturel, Seattle, ces trois œuvres majeures du Metal Alternatif (comme on les qualifiait aussi) n’ont pas grand-chose en commun. Plus faciles à promouvoir avec des chansons plus accessibles au plus grand nombre, Pearl Jam et Nirvana bénéficieront d’une attention toute particulière de la 'très désintéressée' et omnipotente chaîne musicale MTV. Soundgarden, aux racines plus ancrées dans le Metal avec des titres musicalement plus complexes, était plus laborieux à vendre dans une Amérique en plein changement culturel. Guidé par un Chris Cornell aux capacités vocales bien supérieures à ses deux homologues, et par le très sous-estimé mais génial guitariste Kim Thayil, Soundgarden devra attendre Superunknown, pour s'attirer les faveurs du grand public et des médias.
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Morbid Tales

Celtic Frost 1984 Morbid Tales
Des cendres incandescentes d’un Hellhammer honni par les critiques naquit Celtic Frost, pionnier indiscutable d’un Metal Extrême dont il allait devenir l’étendard. Loin de la technique supersonique d'un Slayer ou d'un Exodus, le trio Suisse, sans être composé de virtuoses, va compenser ses lacunes en jouant sur l'atmosphère répétitive et monolithique de ses riffs, couplée à l'apport de sonorités inattendues : des voix féminines (Return to the Eve), du violon ou encore des bruitages étouffants dignes de séries B (Danse macabre). Avec Into the crypts of rays, on s'approche de la fureur d'un Motörhead ou d'un Venom, mais avec une différence notable : l’alternance entre cavalcades ultra-rapides et séquences poisseuses, proches du Doom. L'esthétique et la vision artistique du groupe laisseront une trace indélébile, influençant grandement le Death Metal américain et la vague Black Metal norvégienne des années 90, qui s’inspirera notamment de leur look pour généraliser le ‘corpse paint’.
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Nevermind

Nirvana 1991 Nevermind
Raaah, le Grunge ! Censé balayer l'ordre établi, son âge d'or aura duré à peine plus longtemps que le passage d’une comète dans le ciel de Seattle. L’Amérique post-Reagan est en pleine tempête : récession, surendettement, crise du pétrole sur fond de guerre au Koweït... C’est dans ce contexte déprimant que débarque Nirvana. La jeunesse américaine désabusée se raccroche aussitôt à l’urgence et l’authenticité viscérale qui se dégagent de Nevermind. Smells like teen spirit devient l’hymne d'une génération ayant grandi devant MTV et qui ne se retrouve plus dans les artifices hypocrites véhiculés par le Hair Metal. Engoncé dans un jean troué et une chemise à carreaux sortie d’un surplus militaire, abrité derrière une section rythmique pachydermique et trois accords de guitare incisifs, Cobain balance sa hargne d’une voix geignarde, critiquant un système qui fera pourtant de Nirvana sa plus grande star... et de Kurt sa victime la plus célèbre.
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Live And Dangerous

Thin Lizzy 1978 Live And Dangerous
Trônant fièrement aux côtés de Made In Japan et If You Want Blood, Live and Dangerous s'impose sans peine au panthéon des albums live du hard rock, témoignage indispensable d’un Thin Lizzy qui n’aura pas su conquérir l’Amérique. Capturé entre Londres et Toronto, l’enregistrement met en valeur Scott Gorham et Brian Robertson, une paire de guitaristes érigeant l’art du 'double-lead' (guitares jumelles) au rang de religion, ouvrant la voie à toute une génération de groupes, d'Iron Maiden à Metallica. Épaulé par un Brian Downey à la frappe chirurgicale, Phil Lynott, en maître de cérémonie, irradie l’assistance de ses lignes de basse groovy (Dancing in the moonlight), captivant la foule par sa voix chaloupée teintée de mélancolie (Still in love with you). Jailbreak et The boys are back in town prennent ici une tout autre dimension que leur pendant studio, et si vous aviez des doutes, Massacre et Suicide vous achèveront.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Goliath

Exodus 2026 Goliath
Exodus c’est un peu comme une recette de cuisine : on part d’une base solide et, en fonction des assaisonnements et des humeurs, on obtient un résultat frisant la réussite gastronomique ou, au contraire, une bouffe insipide servie chez un restaurateur peu inspiré - pas vomitif mais pas transcendant pour les papilles non plus. A force de servir de second de cuisine au sein de la brigade Slayer post-Hanneman, Gary Holt, master chef d’Exodus, a su agrémenter quelques-uns de ses plats d’adjuvants empruntés dans la marmite d’à côté, sans pour autant convaincre. Remplacer un ingrédient aussi essentiel que Steve ‘Zetro’ Souza par le substitut Rob Dukes, retire un peu de piquant à l’ensemble. Sans être de la junk-food immangeable, il n’y a pas de quoi se taper le cul par terre une fois ingérées les 54 minutes de ce Goliath juste comestible, assez éloigné du dîner presque parfait.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Wheels Of Steel

Saxon 1980 Wheels Of Steel
Après un premier album timide, voire poussif, Saxon nous livre, avec Wheels Of Steel, une pièce angulaire de sa discographie, se forgeant une identité musicale qui inspirera toute une génération de groupes à venir. Certes, les protégés de Lemmy n'atteindront jamais la notoriété d’un Iron Maiden ni le succès commercial d’un Def Leppard, mais c'est oublier un peu vite qu'ils furent en leur temps et à leurs côtés, chefs de file de la N.W.O.B.H.M, partageant l’affiche du premier Monsters Of Rock (*) avec Scorpions, Judas Priest et Rainbow. En 2025, le quintette de Barnsley entame la tournée Castles And Eagles. Pour l’occasion, Wheels of Steel est interprété dans son intégralité, confirmant ainsi son importance dans la longue discographie du groupe. Riffs acérés, rythmiques plombées, hymnes fédérateurs : dès son second album, Saxon signe un classique du Heavy Metal.

(*) 1980 à Castle Donington, ancêtre des festivals 100% Hard Rock/Heavy Metal.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Heartbreak Station

Heartbreak Station est le chef-d’œuvre oublié d’une formation victime collatérale de la guerre culturelle que se livraient ‘thrashers’ et ‘glamers’. Trop maquillés et permanentés pour les premiers, trop ancrés dans le Hard Rock et le Blues pour les seconds (alors plus friands de Pop Métal sucrée), Cinderella aura lutté sans relâche pour faire reconnaître son identité artistique et tomber le masque du Hair Metal imposé par sa maison de disques. Pour couronner le tout, Heartbreak Station paraît quelques mois à peine avant l'explosion du Grunge. Sentant le vent tourner après avoir promu sans états d’âme des projets opportunistes uniquement intéressés par le profit (Tigertailz, Britny Fox, Vain…), labels et médias — connus pour leur amour de l’art et leur philanthropie légendaire — préfèrent s'engouffrer dans la brèche ouverte par Nevermind de Nirvana. Vous aimez le Hard Rock, le Blues, la musique et Aerosmith ? Vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Gronibard

Gronibard 2001 Gronibard
Avec Gronibard on touche à ce que tout audiophile adepte de Jazz ou de Classique déteste : le Grindcore, et on aborde également tout ce que Caroline De Haas et les féministes de #NousToutes détestent : l’outrance sexuelle et la liberté d’expression. La musique est violente empreinte de références pornographiques pas toujours subtiles au service de titres volontairement vulgaires et grotesques. Intégristes de tous poils et de tous bords, coincés du cul et des oreilles, puritanistes atteints de frigidité précoce, je vous invite à écouter Gronibard, vous rendrez service à votre intellect sclérosé. Vous ne serez pas plus érudit pour autant mais, peut-être que sur un malentendu, l’humour potache, l’autodérision et le 'quarante-douzième' degré des Lillois vous auront déridé les fesses et décongestionné les neurones. Tout ceci n’est que parodie transgressive, et dans le monde tourmenté dans lequel nous vivons aujourd’hui c’est bougrement salvateur. Quand y'en a marre, y'a Gronibard.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Tokyo Tapes

Scorpions 1978 Tokyo Tapes
Bien que ses origines remontent à 1965, Scorpions, en cette fin des années 70, n’a pas encore le statut qu’il aura après la sortie de Blackout et plus encore de Love At First Sting. Référence en matière de Hard Rock dans son propre pays depuis le milieu de la décennie et l’arrivée du guitariste Ulrich ‘Uli Jon’ Roth, la formation Hanovrienne commence à peine à émerger en Europe, mais jouit d’un statut de superstar au pays du soleil levant. Profitant de l’accueil bouillant des fans japonais, et marchant dans les pas d’un rituel initié par Deep Purple avec Made In Japan, ils enregistrent Tokyo Tapes, témoignage testamentaire incandescent, sommet d’une première partie de carrière créative. Ulrich Roth quittera le groupe avant la sortie de ce double live, actant par la même la fin d’un cycle et l’ouverture d’une nouvelle ère plus métallique avec l’arrivée de Matthias Jabs en son sein.

Chateau-Chimères

Les groupes français, longtemps, ont été boudés par leurs propres compatriotes. Ce n’est que très récemment que l’on peut percevoir un regain d’attention du public et des médias pour la scène nationale. Le court passage (controversé) d’Ultra Vomit dans les jardins de l’Elysées en 2021, et la prestation de Gojira pour la cérémonie d’ouverture des J.O. 2024, ont permis de mettre un coup de projecteur sur un genre musical tant décrié. Tapi dans l’ombre, Malemort attendait son heure et votre support. Objet musical non identifié, les franciliens proposaient une musique innovante aux sonorités agrégeant tout ce que le Metal peut comporter comme styles. Le manque d’intérêt des promoteurs, malgré un passage remarqué au Hellfest 2018, a malheureusement eu raison de son existance. Château-Chimères, un des tout meilleurs albums de Metal hexagonal, restera l’ultime témoignage d’une formation atypique dont la démarche artistique avait l’audace de s’affranchir des codes en vigueur. R.I.P.

The Birthday Party

Motörhead 1990 The Birthday Party
No Sleep ‘Til Hammersmith mis à part, nous avons ici un des tout meilleurs live de Motörhead avec 25 & Alive Boneshaker. Bien que paru en 1990, l’enregistrement date du 26 Juin 1985, commémorant le dixième anniversaire de la bande à Lemmy. A l’origine sorti en 1986 au format VHS, l’album est malheureusement amputé de Stay clean et, plus incompréhensible, d’Overkill. L’ordre des morceaux se voit également bouleversé. Qu’est ce qui fait de ce live un incontournable ? Tout d’abord c’est le premier qui voit Motörhead se produire sous forme d’un quatuor : Lemmy, Phil Campbell, Michael « Würzel » Burston et Pete Gill (transfuge de Saxon). Ensuite, c'est l’occasion de découvrir Mean machine et Nothing up my sleeve, deux titres du futur Orgasmatron. Enfin, il se dégage de cette prestation une énergie communicative avec un Killed by death dantesque à vous filer la chair de poule. A posséder absolument.

Skull Pit

Skull Pit 2018 Skull Pit
Mem Von Stein (de son vrai nom Mehmet Zendut) : bassiste chanteur.
Membre fondateur du groupe de Thrash Metal allemand Exumer. 
Domicile : États Unis.

Tatsu Mikami: bassiste.
Membre fondateur du groupe de Doom japonais Church Of Misery. 
Domicile : Japon.

De prime abord, rien ne laissait présager que ces deux-là allaient un jour se rencontrer pour collaborer sur un projet qui n’a rien à voir avec leurs styles respectifs. Pourtant, c’est en échangeant durant des semaines, par internet interposé, qu’ils se découvrent des affinités musicales communes, et donnent naissance à Skull Pit. L'ombre de Motörhead plane sur la plupart des compositions à la production minimaliste. Year of the dog et son fumet bluesy,  The line aux relents Venom, Wolf spirit aux saveurs imprégnées Tank,  ne révolutionnent en rien le genre, mais deux gars qui reprennent All lessons de Rose Tattoo ne peuvent que trouver grâce à mes vieilles oreilles.

Live Without Lars

Metallica 2004 Live Without Lars
Live Without Lars est un ‘’bootleg’’ enregistré à Donington pendant la tournée Madly In Anger With The World. Sa particularité ? L’absence de Lars Ulrich, hospitalisé en Allemagne pour cause de grosse fatigue. Les 3 autres musiciens, se refusant d’annuler ce concert en tête d’affiche, proposent à Dave Lombardo et Joey Jordison de prendre la place derrière les fûts. Si Lombardo dynamite Battery et The four horsemen, c’est à Jordison que revient la lourde tâche d’assurer la quasi-totalité de la prestation. Celui qui a commencé sa carrière en jouant dans un ''tribute band'' dédié à Metallica, brille de mille feux en atomisant Creeping Death et le reste du répertoire, composé, ce soir-là, uniquement de titres antérieurs à Load. Flemming Larsen, technicien batterie de Lars, se chargera de Fade to black. Limité à 500 copies, avec un son acceptable, Live Without Lars est un témoignage indispensable pour tout fan de Metallica.

Titres recommandés:

   Battery (avec Dave Lombardo)
   Creeping death (avec Joey Jordison)
   Fade o black (avec Flemming Larsen)

Burning On The Wings Of Desire

Blood Of The sun 2012 Burning On The Wings Of Desire
Si l'on se fie aux critiques artistiques compétents et aux journalistes spécialisés, c’est Black Sabbath qui a donné naissance au Heavy Metal le vendredi 13 février en l'an de grâce 1970. Depuis, le style n’a cessé d’évoluer, ingérant divers courants musicaux regroupés aujourd’hui sous la bannière Metal : fin 90 début 2000 on parle de Nu Metal, début 2010 on le cuisine à la sauce core (Metalcore, Deathcore), Djent, Blackgaze ou Progressif. Blood Of The Sun, formé en 2002 par des musiciens appartenant à diverses formations, fait alors figure d'extra-terrestre. Lorgnant vers des compositions fortement connotées Deep Purple, Rainbow ou Uriah Heep, sans en atteindre la magie, les texans proposent une musique à contre-courant des modes établies. Burning On The Wings Of Desire perpétue un style que l'on peut qualifier de retour aux sources du Metal pour certains, ou de ringardise musicale pour les incultes. Il n’empêche, l’album est plutôt sympathique.

Burning The Witches

En 1984, nombreux sont ceux qui pensent que le Hard Rock ou le Heavy Metal est obligatoirement une affaire de testostérone. Même si dans la seconde moitié des seventies The Runaways commencent à inverser la tendance, la gent féminine est peu représentée dans un univers aux mentalités et clichés machistes. Quelques groupes arrivent heureusement à tirer leur épingle du jeu. En angleterre Girlschool assure sa crédibilité en assumant les premières parties de Motörhead, et Rock Goddess pointe le bout de son nez. A Düsseldorf, Warlock nous impose sa chanteuse Dorothée Pesch, qui deviendra au fil du temps, une icône incontestée et incontestable du Heavy teuton. A la croisée des chemins entre Accept et la NWOBHM, Burning The Witches souffre certes aujourd’hui d’une production faiblarde et de la naïveté inhérente à un premier album, mais je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Efficace et sans fioriture : Deutsche qualität !!! 
 

Get In Line

Atom Seed 1990 Get In Line
Au milieu des années 80, émerge un courant musical essentiellement américain, mélangeant le gros son du Heavy avec des styles aussi divers que le Rap, le Funk ou le Reggae. C’est la naissance du Metal Fusion. En 1991, alors que les Red Hot Chili Peppers et Rage Against The Machine cartonnent un peu partout dans le monde, Atom Seed, quatuor Londonien, essaie de se frotter au style en sortant Get In Line. Avec une rythmique portée essentiellement sur le funk, une production rêche mais claire, cet enregistrement restera l’unique témoignage (hormis quelques EP) d’un groupe né du mauvais côté de l’océan. Morceaux à écouter en priorité : le très funky Rebel, l’entêtant Shot down et son final basse/batterie, l’incontournable Better day, ballade au solo de guitare magique et tout en émotion. Si vous avez quelque chose entre les oreilles, que vous n’êtes pas allergique au chant façon Rap, jetez-vous sur ce disque.