En 1966, la carrière de James Marshall Hendrix est en pleine ascension.
Le jeune guitariste noir débarque à Londres sous l’égide de
Chas Chandler et enregistre
Are You Experienced. Mélangeant rock dur, Blues et psychédélisme, le gaucher à la
stratocaster révolutionne à jamais l’histoire du Rock. Si, aujourd’hui,
son influence est moins revendiquée par la jeune génération de musiciens, son
impact reste présent dans le Metal des années 80/90.
Coroner, Six Feet Under, Ministry (et bien d’autres),
reprendront Puple haze. Kirk Hammet, adepte de la Wah-Wah popularisé par Jimi,
s’amuse parfois à jouer quelques notes de
Third stone from the sun ou
Red house comme intermède solo
lors des concerts de Metallica. Yngwie Malmsteen, Steve Vai et
Joe Satriani s’attaqueront à
Foxy Lady. Au début des années 2000, à contre-courant des tendances musicales,
Radio Moscow et son
Stoner psychédélique, perpétue l’héritage du Voodoo Chile. Le
Hard Rock commence ici !
None Shall Defy
Derrière la naïveté d’une pochette, dont le monstre ferait rigoler un gamin de
4 ans, et un look faisant penser à un groupe de Glam qui aurait copulé
avec Kerry King un soir de pleine lune, se cache une formation à
l'imagerie sataniste dont la musique est tournée vers l’ocultisme. Sorti en
1987, None Shall Defy est à la
croisée des chemins d'un Thrash Metal en pleine mutation, et les
balbutiements du Death Metal. Quand
Anthrax se la joue ‘’fun’’ façon
skateboard/bermuda à fleurs et
Slayer essaie de battre le mur du
son en ‘’riffant’’ toujours plus vite,
Infernal Majesty, originaire de Toronto, préfère les ambiances alambiquées et malsaines,
propres aux films d'épouvante (Night of the living dead). Malgré une production en demi-teinte mais proposant des morceaux aux tempi
variés (None shall defy), agrémentée de passages techniques et mélodiques (R.I.P.), ce disque fait partie des trésors oubliés du Thrash Metal.
Titres recommandés:
S.O.S.
None shall defy
Skeletons in the closet
Eat 'Em And Smile
Guerres d’égo, divergences artistiques, en 1985 rien ne va plus chez
Van Halen. Le divorce est prononcé entre
David Lee Roth et une formation au
sommet de sa gloire (succès interplanétaire de l’album
1984). L’emblématique chanteur, fort de l’accueil triomphal de
Crazy From The Eat (et la
reprise de Just a gigolo), recrute des musiciens quasi inconnus du grand public :
Billy Sheehan, bassiste de
Talas, Steve Vai, ex guitariste de Frank Zappa,
Gregg Bissonette, batteur de studio. Tout ce beau monde enregistre
Eat ‘Em And Smile, un incontournable du Big Rock U.S. Vai éclabousse de son
talent Yankee rose et
Tobacco road, et Sheehan prouve qu’il n’a rien à envier à son compère six-cordiste
(Shy boy, Elephant gun). L’énergie, l’humour, le côté festif, si chers à 'Diamond Dave',
alliés à la virtuosité des intervenants,
Eat ‘Em And Smile surclasse
allègrement le 5150 de
Van Halen. Pari osé, pari gagné!
Van Halen
Dans les années 60, James Marshall Hendrix, fait entrer la guitare dans une autre dimension, à coup de fuzz et de wah-wah, suscitant des vocations chez plusieurs générations d’apprentis hard rockers. Onze ans après ses premiers pas discographiques, un nouveau séisme vient secouer durablement la planète rock : la première production de Van Halen. Prenez un guitariste virtuose, une section rythmique pachydermique, un chanteur exubérant capable de chanter le blues sur Ice cream man, ou se la jouer soul/crooner sur Little dreamer, et vous obtenez une succession de classiques enregistrés en à peine trois semaine, sous la direction de Ted Templeman. Dès le second morceau, le bien nommé Eruption, on a compris qu’Eddie vient de marquer durablement d’une empreinte indélébile le milieu de la guitare, en en redéfinissant les règles. Pour couronner le tout, le quatuor se réapproprie You really got me qui atomise la version originale de The Kinks.
Holy Diver
1983 est une année charnière en matière de Metal.
L’apparition du Speed d’un côté, avec les ardents énervés de
Metallica et Slayer
(le terme Thrash Metal arrivera plus tard), et l’émergence du
Glam, avec Mötley Crüe et
son Shout At The Devil, vont bouleverser quelque peu notre paysage musical. Face à cette meute de
jeunes loups affamés, certaines institutions commencent à vaciller.
Black Sabbath, monument en péril depuis le départ d’Ozzy Osbourne, doit son salut
provisoire à Ronald James Padavona, chanteur américain officiant
précédemment dans Rainbow. L’idylle avec Tony Iomi ne durera que le temps de trois albums,
avant que le vocaliste ne claque la porte pour s’émanciper sous le patronyme
de Dio. A la croisée des chemins entre les deux formations
sus-citées, Holy Diver, restera comme un chef d’œuvre de Heavy Metal, porté par un
chanteur hors norme et un talentueux jeune guitariste, en la personne de
Vivian Campbell.
Panzer Surprise!
Ultra Vomit fait partie des
formations hexagonales qui ont contribué à populariser la musique
Metal dans un pays où Rap et Pop règnent en maîtres.
S’appuyant sur des thématiques absurdes et universelles, les Nantais sont
arrivés avec l’album
Panzer Surprise!, à toucher un public plus large que ce que le Grindcore de leurs
débuts aurait pu laisser envisager. Doté d’une énergie communicative, les
musiciens s’attaquent avec brio et maîtrise à tout ce que le Metal peut
compter comme styles : du Hard Rock d’AC/DC
(Jésus), au Death Metal d’Entombed (Entooned), en passant par le Metal Industriel de
Rammstein (Kammthaar) et le Groove Metal de
Pantera (Pink Pantera). Les références sont nombreuses, y compris dans les textes, avec des clins
d’œil à Maïté (La bouillie), au cinéma (E-Tron), à la bière (Keken). Doté d’une production et d’un son énormes,
Panzer Surprise! sera certifié disque d’or, chose assez rare pour être soulignée.
Pochette alternative de la réédition de 2020 agrémentée d'un DVD bonus
Baron Al Rojo Vivo
Barón Rojo fait partie des
légendes du Hard Rock espagnol. Formé en 1980 par les frères Armando et
Carlos de Castro, ce sera le premier groupe ibérique à connaitre le succès
hors de ses frontières (le quatuor se produira au prestigieux festival de
Reading en 1982). Pièce angulaire de leur discographie, souvent oublié des
spécialistes, Baron Al Rojo Vivo, enregistré lors d’une série de deux concerts dans leur fief madrilène, est
à classer parmi les meilleurs live de la décennie. La formation y est au sommet
de son art et de sa popularité, délivrant une prestation énergique, bourré de
feeling, et interprétant grand nombre de classiques :
Las flores del mal, Concierto para ellos, Résistiré, le tonitruant
Los rockeros van al infierno, point d’orgue de leur prestation devant un public surchauffé. Seul bémol de
cet album incontournable, le blanc qui sépare chaque morceau, nuit quelque peu
à la dynamique. Dommage!
Unrest In The West
Depuis de nombreuses années déjà, les ‘’tribute bands’’ fleurissent. On ne
compte plus les concerts hommage aux formations disparues, mais aussi plus
curieusement, à d’autres bien vivantes comme AC/DC ou Metallica. Certains de
ces groupes décrochent des premières parties sur la tournée de têtes d’affiche
renommées, comme les filles de The Iron Maidens, qui ont accompagné Accept sur
leur virée européenne de 2023. Formé en 2012 par Angie Scarpa (batterie),
Black Sabbitch écume les scènes du monde entier et rencontre un certain
succès en s’attaquant au répertoire de… Black Sabbath. S’attirant les faveurs
des critiques, et devant l’insistance des fans, le quatuor 100% féminin se
décide à sortir Unrest In The West. Capté dans leur fief de Los Angeles, le
quatuor ne joue pas la carte de la facilité, en reprenant avec panache des titres
pas forcément connus du grand public. C’est bien fait, avec feeling, et la magie opère.
Mekong Delta
Mekong Delta voit le jour en 1985
en Allemagne, sous l’impulsion de Ralph Hubert, producteur et fondateur du
label Aaarrg Records. Son ambition est de composer une musique
avant-gardiste, rapide, qui surpasse techniquement ce que les autres groupes
de l’époque peuvent proposer. Il s’entoure de musiciens qui partagent sa
vision. Le premier album, sobrement intitulé
Mekong Delta, sort en 1987. Complexes dans leur structure, avec des changements de
rythmes incessants et l’utilisation d’accords dissonants, les morceaux
s’enchaînent avec une rigueur froide et calculée. La musique, estampillée
Techno-Thrash, suscite l’admiration des uns, tandis que d’autres la
juge trop élitiste et destinée exclusivement à un public de musiciens avertis. Le morceau
The hut of Baba Yaga sera utilisé
pour la B.O. du film Docteur M de Claude Chabrol. Une réédition de 2007
comprend trois titres bonus issus du EP
Toccata, dont une reprise de
Balck Betty (Lead Belly),
popularisée par Ram Jam.
Load
Si Load avait été composé par toute autre formation que Metallica, nul doute qu’il eut été mieux accueilli. Fan du groupe depuis le début,
j’ose faire partie de ceux qui défendent le successeur d’un
Black Album que je déteste. En
s’écartant définitivement de la scène Thrash, les ‘’Four Horsemen’’ produisent
ici leur disque le plus téméraire, synthèse de leurs influences diverses. Papa
Het n’a jamais caché son goût pour la musique Country ou le Rock Sudiste que
l’on retrouve notamment sur
Mama said. Kirk Hammett n’hésite pas à enfiler un bottleneck sur
Bleeding me ou
The outlaw thorn. Des énergiques Ain’t my bitch
et Wasting my hate, en passant par le groovy 2x4, Metallica se renouvelle et se
met en danger. Amputé de deux ou trois titres plus dispensables, avec un James
Hetfield au top de sa maitrise vocale, ce sixième album aurait pu devenir une
référence de musique Hard/Heavy.
Blood Of The Nations
La carrière d’Accept, chef de file du Metal teutonique, a toujours été émaillée de profondes turbulences qui ont abouti à plusieurs séparations et autant de reformations. En 2009, Udo Dirkshneider, son emblématique chanteur, préférera privilégier sa carrière solo plutôt que de repartager la scène avec un Wolf Hoffmann dont il ne peut plus encadrer le portrait en peinture. Qu’à cela ne tienne, le (désormais) grand chauve, accompagné de Peter Baltes et d’Herman Frank (ces trois-là et Udo, ont quand même écrit ensemble Restless And Wild, manifeste absolu en matière de Heavy Metal), recrute Marc Tornillo, ex T.T. Quick (formation culte américaine passée aux oubliettes). Le résultat de cette collaboration, Blood Of The Nations, marque le grand retour d’Accept sur le devant de la scène, dans son style caractéristique du début des années 80. La voix éraillée de Tornillo fait merveille arrivant à nous faire oublier avec persuasion son omnipotent prédécesseur.
No Life 'Til Leather (A Tribute To Metallica's Kill 'Em All)
S’attaquer au monument qu’est Kill ‘Em All n’est pas chose aisée, tant ce disque a pu marquer toute une génération de ‘’Metalheads’’. Le résultat s’avère décevant malgré la présence de formations émérites qui ont grandement influencé Lars & Co. Tailgunner ouvre les hostilités de manière acceptable avec un Hit the lights bien envoyé, mais le chant soporifique de Ricky Warwick (The Almighty) sur The four horsemen fait retomber instantanément la pression. Que font les suédois de Soen (Motorbreath) sur cette galette? Jump in the fire est interterprété par les innatendus vétérans de Tygers Of Pan Tang, qui s'en sortent avec honneur. (Anesthesia) Pulling teeth, est quant à lui, défiguré par l’ambition de David Ellefson. Vouloir rendre hommage au génie de Cliff Burton est une chose, en avoir le talent en est une autre. La démonstration est indigeste et dénuée de toute d'émotion. Un massacre! Motörhead, dont j'attendais mieux, interprète un Whiplash moyen (j’ai préféré leur reprise d’Enter sandman). Difficile ensuite aux pionniers de la N.W.O.B.H.M. de relancer la machine. Ils assurent le job, mais sans sensibilité particulière. Saxon avec Phantom lord et Diamond Head avec No remorse rendent une copie trop convenue. J’aurais aimé un Testament plus ambitieux sur Seek and destroy. Heureusement le salut vient de la folie de Raven, qui clôture magistralement ce disque moyen, avec un Metal Militia faisant honneur à la fougue juvénile d’un album vieux de 42 ans.
Danger De Vie
Quand sort ce deuxième 33 tours de
Killers, Bruno Dolheguy a dû faire face à la fronde de ses quatre partenaires de
jeu, partis former Titan. Enregistré avant leur départ, aléas du « music business » ou stratégie
commerciale délibérée, l’album sortira paradoxalement quelques semaines après
celui de ses ex-comparses, sur le même label (Sydney Productions), et
souffrant des mêmes carences sonores. L’hymne
Heavy metal kids ouvre le bal de
fort belle manière suivi de
L’assassin, morceau à tiroirs à la mélodie imparable, pièce maitresse de
Danger De Vie. S’en suivent l’énergique Bouffon, le dispensable instrumental
Parabellum et le speedé
Maitre du métal. Cédant à la mode du moment on retrouve l’incontournable et réussie balade
Délire de mort. L’album s’achève sur le vindicatif
Minorité et le très surprenant et
décalé A la santé de Bon (hommage
à Bon Scott). Si je devais résumer le match : Killers 1 Titan 0.
Liberté Egalité Fraternité Metallica!
Le 13 novembre 2015 à 21h40 la salle de spectacle du Bataclan subit « l’enfer
des hommes pour leur amour des dieux ». Personne n’oubliera ! Pourquoi je
commence cette chronique par ces mots ? Tout simplement parce que
Metallica, de sa propre initiative et sur son propre label, décide de sortir le 16
avril 2016 cet enregistrement public, dont le bénéfice des ventes sera versé
aux familles des victimes de cette funeste soirée. Le concert capté sur cette
galette a été enregistré le 11 juin 2003, dans la petite salle de spectacle
susnommée, lors de la tournée promotionnelle de
St Anger. Ce jour là, le groupe délivrera trois prestations, dans trois salles
différentes de la capitale. Les privilégiés présents lors de cet évènement ont
eu droit à un condensé de Heavy Metal rageur et sans fioriture, les
"Four Horsemen" prouvant par-là même
qu’ils restent les maitres incontestés du genre.
Publié le 13 novembre 2021 à 21:40
Titres recommandés:
No remorse
Frantic
Seek & destroy
Finisterra
Formé en 1988 sous le nom de
Transylvania (hommage à
Iron Maiden), le groupe adopte son patronyme en 1989. Intégrant des instruments comme
le violon et la flute, les madrilènes n’hésitent pas à inclure dans leurs
morceaux inspirés par la
"Vierge De Fer", des éléments de musique classique, celtique et folk. Ajouter à cela le
chant en Espagnol, et vous obtenez un mélange détonnant susceptible de faire
fuir les néo-métalleux. Pourtant, la langue de Cervantès se marie très bien
avec le Heavy Metal riche et varié de
Mägo De Oz. S’il fallait encore prouver au grand public ignorant tout du Metal, que
la diversité stylistique de ce genre musical tant décrié, dépasse de loin
les stéréotypes qui lui sont affublés,
Finisterra reste une belle
entrée en matière. Cerise sur le gâteau, les heureux possesseurs de la
version vinyle peuvent mieux se délecter d’une pochette à l’humour décalé,
bourrée de grivoiseries.
Hilljack
Après avoir fait partie de
Salty Dog de 1986 à 1991 puis de
Dangerous Toys (1994-1995) Michael
Hannon (basse/chant) s’en va former
Hilljack avec Keith Pickens
(batterie) et Chuck Wolfe (guitare). Le trio sortira son unique album éponyme
en 1997. Le contenu musical proposé, est un hard rock tonique et crasseux, de
celui qui se joue dans les bars poisseux et enfumés, ambiance bourbon et
p'tites pépées. Plus rugueux que les formations susnommées, porté par la voix
éraillée de Michael, les titres s’enchainent dans un condensé de rock saturé
et bluesy. Pas original pour deux sous mais bougrement efficace. Les bases
sonores du futur
American Dog (Steve Theado
remplaçant Wolfe à la guitare) sont là. Trois morceaux présents ici,
Too damn sober, Just an alcoholic et
I’ll drink to that seront repris
plus tard sur le Six Pack d’American Dog. Si vous aimez Nashville Pussy, Hilljack est fait pour vous.
Titres recommandés:
Dogs of war
Out of the sun
Peer Günt
Le pays du père Noël n’est pas le plus réputé en matière de Metal, mais il sait nous distiller quelques groupes de qualité aux influences disparates : Children Of Bodom, Apocalyptica, Amorphis, Waltari ou Impaled Nazarene, le spectre stylistique est large. Peer Günt, trio fondé en 1976 par l’indéboulonnable guitariste/chanteur Timo Nikki, se démarque de ses compatriotes. Ici point de Metal, mais un Hard Rock Boogie à la personnalité affirmée, sorte de Georges Thorogood énervé aux relents d’un Status Quo dopé aux amphétamines. Le bien nommé I don’t wanna be a rock ‘n’ roll star plante le décor. On comprend que les finlandais n'ont aucune chance de figurer au Rock And Roll Hall Of Fame. Fuck the jazz résume la mentalité de musiciens qui récitent leur partition, sans aucune autre prétention que de nous faire passer du bon temps. Vous reprendrez bien un peu de Hard through the night ?
Live At Hammersmith '79
En 1979, déjà auteur de cinq albums studio et d’un double live,
Ted Nugent joui d’une solide
renommée, jusqu’à obtenir le statut honorifique et médiatique de guitar hero.
Plus populaire aux U.S.A. qu’en Europe, il s’embarque dans une tournée sur le
vieux continent, donnant 79 concerts en 85 jours. La réputation scénique du
bonhomme l’ayant précédée, on ne l’appelle pas le Motor City Madman pour rien,
il joue à guichet fermé au très célèbre Hammersmith Odeon de Londres.
Les promoteurs sentant le bon coup, demandent à Gonzo d’ajouter une autre
date. Il refuse à cause d’un emploi du temps chargé, suggérant plutôt de faire
un deuxième set le même soir (il en fera trois). Ce
Live At Hammersmith ’79 est
l’enregistrement de cette soirée. Initialement diffusé à la radio, il se
trouve maintenant gravé pour la postérité, 18 ans plus tard. A classer entre
Double Live Gonzo et Intensities In 10 Cities.
Vicious Attack
Sorti deux ans après l'incontournable Kill ’Em All (oui je sais j’en fait
trop), Vicious Attack arrive trop tard pour devenir un classique du Speed Metal. Les groupes se la jouant Lucky Luke (*) du riff pullulent
aux quatre coins du monde, et, sortir du lot s’avère être une tâche ardue.
Abattoir
ne démérite pas pour autant. Ce premier opus a de quoi séduire avec des
titres rapides et agressifs à souhait (Scream from the grave, Don’walk alone), originaux (Vicious Attack), en passant par le
clin d’œil à Motörhead (reprise convaincante de
Ace of spades). Mais voilà, le train est passé, et ce n’est pas un
ennuyeux The Only Safe Place, leur second album, qui leur permettra
de raccrocher les wagons.
(*) Lucky Luke, cow-boy de BD réputé pour tirer plus vite que son ombre (c’est pour mieux expliquer ma métalphore même si elle ne fait rire que moi).
Titres recommandés:
The enemy
Ace of spades
Hard 'N' Heavy
Anvil c’est avant tout l’histoire
de 2 potes de lycée, Steve « Lips » Kudlow et Rob Reiner, qui décident de se
lancer dans la folle aventure du Rock ‘N’ Roll. Le groupe émerge à Toronto en
1979 sous le nom de Lips pour se
rebaptiser Anvil en 1981. Avec
Hard ‘N’ Heavy, le quatuor annonce d’emblée la couleur sur le contenu de cette
première production. De Hard il est question avec
At the apartment qui flirte avec
AC/DC sans pour autant plagier,
tandis que Ooh Baby et
Bondage auraient pu figurer sur un
disque de Ted Nugent. Quant au Heavy il est présent sur le reste de l’album avec notamment un
Bedroom game qui sort du lot, et
une bonne reprise de Paint it black. Souvent cité comme influence par
Metallica, Anthrax ou
Slash, les Canadiens ne verront jamais leur carrière vraiment décoller malgré des débuts prometteurs.
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