Live And Dangerous

Thin Lizzy 1978 Live And Dangerous
Trônant fièrement aux côtés de Made In Japan et If You Want Blood, Live and Dangerous s'impose sans peine au panthéon des albums live du hard rock, témoignage indispensable d’un Thin Lizzy qui n’aura pas su conquérir l’Amérique. Capturé entre Londres et Toronto, l’enregistrement met en valeur Scott Gorham et Brian Robertson, une paire de guitaristes érigeant l’art du 'double-lead' (guitares jumelles) au rang de religion, ouvrant la voie à toute une génération de groupes, d'Iron Maiden à Metallica. Épaulé par un Brian Downey à la frappe chirurgicale, Phil Lynott, en maître de cérémonie, irradie l’assistance de ses lignes de basse groovy (Dancing in the moonlight), captivant la foule par sa voix chaloupée teintée de mélancolie (Still in love with you). Jailbreak et The boys are back in town prennent ici une tout autre dimension que leur pendant studio, et si vous aviez des doutes, Massacre et Suicide vous achèveront.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Goliath

Exodus 2026 Goliath
Exodus c’est un peu comme une recette de cuisine : on part d’une base solide et, en fonction des assaisonnements et des humeurs, on obtient un résultat frisant la réussite gastronomique ou, au contraire, une bouffe insipide servie chez un restaurateur peu inspiré - pas vomitif mais pas transcendant pour les papilles non plus. A force de servir de second de cuisine au sein de la brigade Slayer post-Hanneman, Gary Holt, master chef d’Exodus, a su agrémenter quelques-uns de ses plats d’adjuvants empruntés dans la popote d’à côté, sans pour autant convaincre. Remplacer un ingrédient aussi essentiel que Steve ‘Zetro’ Souza par le substitut Rob Dukes, retire un peu de piquant à l’ensemble. Sans être de la junk-food immangeable, il n’y a pas de quoi se taper le cul par terre une fois ingérées les 54 minutes de ce Goliath juste comestible, assez éloigné du dîner presque parfait.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Wheels Of Steel

Saxon 1980 Wheels Of Steel
Après un premier album timide, voire poussif, Saxon nous livre, avec Wheels Of Steel, une pièce angulaire de sa discographie, se forgeant une identité musicale qui inspirera toute une génération de groupes à venir. Certes, les protégés de Lemmy n'atteindront jamais la notoriété d’un Iron Maiden ni le succès commercial d’un Def Leppard, mais c'est oublier un peu vite qu'ils furent en leur temps et à leurs côtés, chefs de file de la N.W.O.B.H.M, partageant l’affiche du premier Monsters Of Rock (*) avec Scorpions, Judas Priest et Rainbow. En 2025, le quintette de Barnsley entame la tournée Castles And Eagles. Pour l’occasion, Wheels of Steel est interprété dans son intégralité, confirmant ainsi son importance dans la longue discographie du groupe. Riffs acérés, rythmiques plombées, hymnes fédérateurs : dès son second album, Saxon signe un classique du Heavy Metal.

(*) 1980 à Castle Donington, ancêtre des festivals 100% Hard Rock/Heavy Metal.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Heartbreak Station

Heartbreak Station est le chef-d’œuvre oublié d’une formation victime collatérale de la guerre culturelle que se livraient ‘thrashers’ et ‘glamers’. Trop maquillés et permanentés pour les premiers, trop ancrés dans le Hard Rock et le Blues pour les seconds (alors plus friands de Pop Métal sucrée), Cinderella aura lutté sans relâche pour faire reconnaître son identité artistique et tomber le masque du Hair Metal imposé par sa maison de disques. Pour couronner le tout, Heartbreak Station paraît quelques mois à peine avant l'explosion du Grunge. Sentant le vent tourner après avoir promu sans états d’âme des projets opportunistes uniquement intéressés par le profit (Tigertailz, Britny Fox, Vain…), labels et médias — connus pour leur amour de l’art et leur philanthropie légendaire — préfèrent s'engouffrer dans la brèche ouverte par Nevermind de Nirvana. Vous aimez le Hard Rock, le Blues, la musique et Aerosmith ? Vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Gronibard

Gronibard 2001 Gronibard
Avec Gronibard on touche à ce que tout audiophile adepte de Jazz ou de Classique déteste : le Grindcore, et on aborde également tout ce que Caroline De Haas et les féministes de #NousToutes détestent : l’outrance sexuelle et la liberté d’expression. La musique est violente empreinte de références pornographiques pas toujours subtiles au service de titres volontairement vulgaires et grotesques. Intégristes de tous poils et de tous bords, coincés du cul et des oreilles, puritanistes atteints de frigidité précoce, je vous invite à écouter Gronibard, vous rendrez service à votre intellect sclérosé. Vous ne serez pas plus érudit pour autant mais, peut-être que sur un malentendu, l’humour potache, l’autodérision et le 'quarante-douzième' degré des Lillois vous auront déridé les fesses et décongestionné les neurones. Tout ceci n’est que parodie transgressive, et dans le monde tourmenté dans lequel nous vivons aujourd’hui c’est bougrement salvateur. Quand y'en a marre, y'a Gronibard.
Rédaction 100% Intelligence Naturelle A.W.

Tokyo Tapes

Scorpions 1978 Tokyo Tapes
Bien que ses origines remontent à 1965, Scorpions, en cette fin des années 70, n’a pas encore le statut qu’il aura après la sortie de Blackout et plus encore de Love At First Sting. Référence en matière de Hard Rock dans son propre pays depuis le milieu de la décennie et l’arrivée du guitariste Ulrich ‘Uli Jon’ Roth, la formation Hanovrienne commence à peine à émerger en Europe, mais jouit d’un statut de superstar au pays du soleil levant. Profitant de l’accueil bouillant des fans japonais, et marchant dans les pas d’un rituel initié par Deep Purple avec Made In Japan, ils enregistrent Tokyo Tapes, témoignage testamentaire incandescent, sommet d’une première partie de carrière créative. Ulrich Roth quittera le groupe avant la sortie de ce double live, actant par la même la fin d’un cycle et l’ouverture d’une nouvelle ère plus métallique avec l’arrivée de Matthias Jabs en son sein.

Chateau-Chimères

Les groupes français, longtemps, ont été boudés par leurs propres compatriotes. Ce n’est que très récemment que l’on peut percevoir un regain d’attention du public et des médias pour la scène nationale. Le court passage (controversé) d’Ultra Vomit dans les jardins de l’Elysées en 2021, et la prestation de Gojira pour la cérémonie d’ouverture des J.O. 2024, ont permis de mettre un coup de projecteur sur un genre musical tant décrié. Tapi dans l’ombre, Malemort attendait son heure et votre support. Objet musical non identifié, les franciliens proposaient une musique innovante aux sonorités agrégeant tout ce que le Metal peut comporter comme styles. Le manque d’intérêt des promoteurs, malgré un passage remarqué au Hellfest 2018, a malheureusement eu raison de son existance. Château-Chimères, un des tout meilleurs albums de Metal hexagonal, restera l’ultime témoignage d’une formation atypique dont la démarche artistique avait l’audace de s’affranchir des codes en vigueur. R.I.P.

The Birthday Party

Motörhead 1990 The Birthday Party
No Sleep ‘Til Hammersmith mis à part, nous avons ici un des tout meilleurs live de Motörhead avec Nö Sleep At All. Bien que paru en 1990, l’enregistrement date du 26 Juin 1985, commémorant le dixième anniversaire de la bande à Lemmy. A l’origine sorti en 1986 au format VHS, l’album est malheureusement amputé de Stay clean et, plus incompréhensible, d’Overkill. L’ordre des morceaux se voit également bouleversé. Qu’est ce qui fait de ce live un incontournable ? Tout d’abord c’est le premier qui voit Motörhead se produire sous forme d’un quatuor : Lemmy, Phil Campbell, Michael « Würzel » Burston et Pete Gill (transfuge de Saxon). Ensuite, c'est l’occasion de découvrir Mean machine et Nothing up my sleeve, deux titres du futur Orgasmatron. Enfin, il se dégage de cette prestation une énergie communicative avec un Killed by death dantesque à vous filer la chair de poule. A posséder absolument.

Skull Pit

Skull Pit 2018 Skull Pit
Mem Von Stein (de son vrai nom Mehmet Zendut) : bassiste chanteur.
Membre fondateur du groupe de Thrash Metal allemand Exumer
Domicile : États Unis.

Tatsu Mikami: bassiste.
Membre fondateur du groupe de Doom japonais Church Of Misery
Domicile : Japon.

De prime abord, rien ne laissait présager que ces deux-là allaient un jour se rencontrer pour collaborer sur un projet qui n’a rien à voir avec leurs styles respectifs. Pourtant, c’est en échangeant durant des semaines, par internet interposé, qu’ils se découvrent des affinités musicales communes, et donnent naissance à Skull Pit. L'ombre de Motörhead plane sur la plupart des compositions à la production minimaliste. Year of the dog et son fumet bluesy,  The line aux relents Venom, Wolf spirit aux saveurs imprégnées Tank,  ne révolutionnent en rien le genre, mais deux gars qui reprennent All lessons de Rose Tattoo ne peuvent que trouver grâce à mes vieilles oreilles.

Live Without Lars

Metallica 2004 Live Without Lars
Live Without Lars est un ‘’bootleg’’ enregistré à Donington pendant la tournée Madly In Anger With The World. Sa particularité ? L’absence de Lars Ulrich, hospitalisé en Allemagne pour cause de grosse fatigue. Les 3 autres musiciens, se refusant d’annuler ce concert en tête d’affiche, proposent à Dave Lombardo et Joey Jordison de prendre la place derrière les fûts. Si Lombardo dynamite Battery et The four horsemen, c’est à Jordison que revient la lourde tâche d’assurer la quasi-totalité de la prestation. Celui qui a commencé sa carrière en jouant dans un ''tribute band'' dédié à Metallica, brille de mille feux en atomisant Creeping Death et le reste du répertoire, composé, ce soir-là, uniquement de titres antérieurs à Load. Flemming Larsen, technicien batterie de Lars, se chargera de Fade to black. Limité à 500 copies, avec un son acceptable, Live Without Lars est un témoignage indispensable pour tout fan de Metallica.

Titres recommandés:

   Battery (avec Dave Lombardo)
   Creeping death (avec Joey Jordison)
   Fade o black (avec Flemming Larsen)

Burning On The Wings Of Desire

Blood Of The sun 2012 Burning On The Wings Of Desire
Si l'on se fie aux critiques artistiques compétents et aux journalistes spécialisés, c’est Black Sabbath qui a donné naissance au Heavy Metal le vendredi 13 février en l'an de grâce 1970. Depuis, le style n’a cessé d’évoluer, ingérant divers courants musicaux regroupés aujourd’hui sous la bannière Metal : fin 90 début 2000 on parle de Nu Metal, début 2010 on le cuisine à la sauce core (Metalcore, Deathcore), Djent, Blackgaze ou Progressif. Blood Of The Sun, formé en 2002 par des musiciens appartenant à diverses formations, fait alors figure d'extra-terrestre. Lorgnant vers des compositions fortement connotées Deep PurpleRainbow ou Uriah Heep, sans en atteindre la magie, les texans proposent une musique à contre-courant des modes établies. Burning On The Wings Of Desire perpétue un style que l'on peut qualifier de retour aux sources du Metal pour certains, ou de ringardise musicale pour les incultes. Il n’empêche, l’album est plutôt sympathique.

Burning The Witches

En 1984, nombreux sont ceux qui pensent que le Hard Rock ou le Heavy Metal est obligatoirement une affaire de testostérone. Même si dans la seconde moitié des seventies The Runaways commencent à inverser la tendance, la gent féminine est peu représentée dans un univers aux mentalités et clichés machistes. Quelques groupes arrivent heureusement à tirer leur épingle du jeu. En angleterre Girlschool assure sa crédibilité en assumant les premières parties de Motörhead, et Rock Goddess pointe le bout de son nez. A Düsseldorf, Warlock nous impose sa chanteuse Dorothée Pesch, qui deviendra au fil du temps, une icône incontestée et incontestable du Heavy teuton. A la croisée des chemins entre Accept et la NWOBHM, Burning The Witches souffre certes aujourd’hui d’une production faiblarde et de la naïveté inhérente à un premier album, mais je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Efficace et sans fioriture : Deutsche qualität !!! 
 

Get In Line

Atom Seed 1990 Get In Line
Au milieu des années 80, émerge un courant musical essentiellement américain, mélangeant le gros son du Heavy avec des styles aussi divers que le Rap, le Funk ou le Reggae. C’est la naissance du Metal Fusion. En 1991, alors que les Red Hot Chili Peppers et Rage Against The Machine cartonnent un peu partout dans le monde, Atom Seed, quatuor Londonien, essaie de se frotter au style en sortant Get In Line. Avec une rythmique portée essentiellement sur le funk, une production rêche mais claire, cet enregistrement restera l’unique témoignage (hormis quelques EP) d’un groupe né du mauvais côté de l’océan. Morceaux à écouter en priorité : le très funky Rebel, l’entêtant Shot down et son final basse/batterie, l’incontournable Better day, ballade au solo de guitare magique et tout en émotion. Si vous avez quelque chose entre les oreilles, que vous n’êtes pas allergique au chant façon Rap, jetez-vous sur ce disque.

Caivano

Caivano 2023 Caivano
Les premières traces musicales de Phil Caivano remontent à 1990 avec Blitzspeer. La formation New Yorkaise sortira 2 albums honorables avant de disparaitre. Compositeur multi instrumentiste et producteur, Phil participe à différents projets avec, entre autres, Murphy’s Law, Hatebreed, Agnostic Front ou les filles de L7. En 1998 il rejoint Monster Magnet qu’il quittera en 2005 pour mieux revenir trois ans plus tard. Apres vingt-deux ans de bons et loyaux services aux cotés de Dave Wyndorf, il s’octroie une petite escapade solo. Épaulé à la batterie par son comparse Bob Pantella (Monster Magnet, The Atomic Bitchwax), il cumule les postes de bassiste et de chanteur en plus de s'occuper de la guitare et de la production. Le résultat ? Dix titres d’un bon Hard Rock vintage et direct flirtant avec Hawkwind, Motörhead et… Monster Magnet.

It's Alive

Ils ont vu le jour à New York en 1974, et sont considérés comme étant le premier groupe de Punk Rock. Lemmy a écrit une chanson pour leur rendre hommage et Motörhead a repris Rockaway beach. Leur influence dépasse largement le cadre du Hard Rock ou du Heavy Metal, puisque même U2 écrira The miracle (of Joey Ramone) en hommage à Jeffrey Ross Hyman, chanteur des Ramones. It’s Alive, enregistré au Rainbow Theater de Londres, capture l’énergie brute communicative d’un groupe à son apogée. On est loin des standards du moment. La musique est minimaliste, rapide, exempte de solo. Les morceaux n’excèdent pas les 3 minutes, aux antipodes des longues improvisations ennuyeuses d’un Led Zeppelin ou d’un Deep Purple. Les 28 titres s’enchainent à une vitesse incroyable sous l’impulsion du batteur Tommy Ramone, et la précision métronomique de Johnny Ramone (guitare). C’est simple, efficace et jovial. Hey! Ho! Let’s go!

Graveyard Classics

Six Feet Under 2000 Graveyard Classics
Figure emblématique du Death Metal, Chris Barnes fait office d’éminence en matière de growl caverneux (chant guttural). Membre fondateur de Cannibal Corpse (1988 à 1995), il demeure le seul membre permanent de Six Feet Under, projet qui a vu passer Allen West (Obituary) et Terry Butler (Massacre et Death). Après trois disques studio, les floridiens s’accordent un intermède récréatif, et enregistrent un album de reprises. Graveyard Classics exhume des titres plus ou moins connus, couvrant une période allant des années 60 (Stepping stone) au milieu des années 80. Les puristes indécrottables crieront au sacrilège et au blasphème en découvrant T.N.T ou Smoke on the water, passés au hachoir Death Metal. D’autres apprécieront la relecture de Son of a bitch, Blackout (avec la participation de John Bush), Purple haze ou In league with satan. Le chant monolithique de Barnes peut s’avérer lassant sur la durée, mais l’ensemble reste sympathique et rigolo.

The Art Of Dying

Death Angel 2004 The Art Of Dying
Petits protégés de Kirk Hammet qui a produit leur démo Kill As One, présentés comme des surdoués précoces lorsqu’ils ont sorti The Ultra-Violence (1987), les californiens n’auront pas embrassé le succès qu’ils méritaient. Quatorze ans après un accident de bus qui a mis à mal leur ascension au firmament du Thrash Metal, Death Angel nous revient avec The Art Of Dying. C’est la quasi-totalité de la formation d’origine (seul le guitariste Gus Pepa manquant à l’appel) qui enregistre ce quatrième album studio, reprenant l’histoire là où elle s’était brutalement interrompue avec Act III. Synthèse de toutes leurs influences, varié dans les tempi, The Art Of Dying est construit comme une invitation au voyage. De l’énergique Thrown to the wolves en ouverture, à l’audacieux Word to the wise en clôture, Rob Cavestany démontre qu’il est un guitariste incroyable, sachant conjuguer technique et feeling, et Marc Osegueda un fabuleux chanteur de Thrash.

Mirror

Mirror 2015 Mirror
Chypre est bien plus connue des milliardaires pour ses avantages fiscaux, et des touristes, pour ses plages dorées et ses randonnées pleine nature, que pour ses groupes de Metal. Pourtant, ‘’L’Île de l’Amour’’ (*) héberge Mirror, formation aux racines encrées dans le Heavy des années 80, affiliée à ce que les spécialistes éclairés appellent la New Wave Of True Heavy Metal. La structure des morceaux alambiquée et les duels de six cordes à la Hank Shermann/Michael Denner, les cavalcades de guitare basse à la Steve Harris (Galleon, Elysian), placent Mirror au carrefour de Mercyful Fate et d’un Iron Maiden première époque. L’ensemble n’est pas vraiment original, (Madness and magik lorgne vers Black Sabbath avec son riff pompé sur Country girl) mais les titres proposés sont de qualités. Un album sympathique pour amateur de Heavy traditionnel comme moi.

(*) Chypre est aussi appelé ainsi en hommage à la déesse grecque Aphrodite.

Live Killers

Queen 1979 Live Killers
En 1985, le concert du Live Aid propulse Queen au rang de plus ‘’grand groupe du monde’’, en en faisant par la même, une icône planétaire de la pop culture. Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les londoniens ont eu des débuts difficiles. Live Killers, premier enregistrement public et passage obligatoire pour tout groupe de rock qui se respecte, ne sortira qu’après la parution de sept albums studio.  Les brûlots We will rock you (version rapide) et Tie your mother down y côtoient des titres plus progressifs comme Brighton rock (pénible à écouter de par la longueur du solo de Brian May) ou Death on two legs, sans oublier les incontournables Bohemian rhapsody et We are the champions. Critiquable sur bien des aspects, sans être indispensable, Live Killers reste le témoignage d’une formation de Hard Rock caméléon au sommet de son art, avant qu’elle ne prenne un virage Pop/Funk/Disco/Dance.

Restless And Wild

Accept 1982 Restless And Wild
1982 c’est l’année où l’Allemagne nous offre, avec deux de ses représentants les plus emblématiques, deux albums essentiels : Blackout (Scorpions) et Restless And Wild. Si Scorpions est déjà bien établi sur la scène internationale, Accept commence à tutoyer le succès avec Breaker (1981) et la tournée qui s’en suivit, assurant la première partie de Judas Priest. Avec ce quatrième opus, Udo Dirckschneider et consort rentrent de plein pied dans l’histoire du Heavy Metal. Passé l’intro qui fit polémique en son temps (*), Fast as a shark ouvre le bal sur un tempo frénétique et Princess of the dawn le clôture avec brio. Entre ces deux chefs d’œuvre, des titres efficaces, Restless and wild, Ahead of the pack, Flash rockin man, côtoient des morceaux plus dispensables (Get ready, Demon’s night), mais qu’importe. Accept marque définitivement l’histoire.

(*) Ein Heller und ein Batzen est une vieille chanson du folklore populaire allemand.

Accept 1982 Restless And Wild
Pochette alternative